Créer un blog Présentation

Nom du blog :
perewenceslas
Description du blog :
Le Père Wenceslas, prêtre coopérateur de Gisors (Eure) est l'ancien curé de Kigali au Rwanda.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
17.09.2007
Dernière mise à jour :
09.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· a COMITE DE VIGILANCE POUR LA PRESOMPTION D'INNOCENCE ET UN JUGEMENT EN FRANCE DU PERE WENCESLAS (100)
· b ACTUALITES (880)
· COMMUNIQUES DU CLIIR (35)
· d ARCHIVES (104)
· PROMESSE DE DONS (241)
· VICTIMES DE L'EGLISE DU RWANDA (6)

Navigation

Accueil
Livre d'or perewenceslas
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Père Wenceslas
· 22 L'ESPAGNE POURSUIT 40 MILITAIRES RWANDAIS
· 46 ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION
· 05 LA MISSION CACHEE DU GENERAL DALLAIRE
· 04 SIMULACRE DE PROCES GACACA DE L'ABBE NDAGIJMANA
· 39 Hubert Vedrine agressé en pleine rue
· 36 EXTRADITION D'ISSAC KAMALI
· 27 LE RWANDA REFUSE UN VISA A UN JOURNALISTE
· 34 FLORENCE HARTMANN EX PORTE PAROLE DU TPIR
· 37 LE RWANDA NUMERO 1

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

La situation du Rwanda impose la publication du ra
29.07.2008
document important
06.04.2008
Mon ami Pere Pinard
02.04.2008
Pierre Péan a dit ce que je savais
21.03.2008
Justice Espagnole et Kagame
16.02.2008
genocide
14.02.2008
Coupable
14.02.2008
victime et coupable
14.02.2008
contact avec l'asbl Avica
12.02.2008
Temoin
24.01.2008
encouragement
10.01.2008
Meilleurs voeux
07.01.2008
Bonne Année
31.12.2007
MEILLEURS VOEUX
29.12.2007
Joyeux Noël
24.12.2007
une honte
23.12.2007
conseils pour vos commentaires
15.12.2007
CELUI QUI AVALE LES VIPERES...
13.12.2007
Cessez donc Mr Kamiranzovu
11.12.2007
Kamiranzovu et ses infos sont de retour.
10.12.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· verrithe
· reponsealettreouvertearpac
· lailasamburu
· simonedebeauvoire
· theangelsarewithyoucata
· stcypnews
· acaventure
· socrazy
· leyx
· rienvaplus

b ACTUALITES

68 RECONCILIATION AVEC LE RWANDA FAIT DES VAGUES

Posté le 01.02.2008 par perewenceslas
La réconciliation avec le Rwanda fait des vagues à Paris


Alain Barluet
Bernard Kouchner avec Paul Kagame, président du Rwanda. Le ministre a déclaré que la France avait «certainement commisune faute politique» pendant le génocide de 1994. Crédits photo : AP
Les propos tenus par Bernard Kouchner lors de sa visite à Kigali, qui allaient dans le sens d'une repentance, suscitent des réactions indignées en France.
Le drame du Rwanda est un passé qui ne passe pas. Les réactions déclenchées par les propos de Bernard Kouchner, samedi dernier à Kigali, suffiraient largement à s'en convaincre. Venu ouvrir la voie à une reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda, rompues depuis plus d'un an, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que la France avait «certainement commis une faute politique» dans ce pays pendant le génocide de 1994.
En privé, le terme a fait bondir plusieurs responsables politiques de l'époque, même si, publiquement, personne ne souhaite jeter de l'huile sur le feu concernant une affaire aussi tragique. Tout de même, Alain Juppé n'a pas hésité à envoyer une bonne volée de bois vert à son successeur au Quai d'Orsay en déclarant que «la diplomatie française ne devrait pas s'écarter de la voie de la vérité et de la dignité». Preuve de son indignation, l'ex-premier ministre a estimé nécessaire de reprendre le blog qu'il délaissait quelque peu ces derniers temps. «Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda, écrit Juppé, qui dirigeait la diplomatie française au moment du génocide. Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la “realpolitik”, il y a un fossé.» Et de poursuivre : «On nous dit qu'au Rwanda la France aurait commis une “faute politique”. C'est trop ou trop peu. De quelle faute s'agit-il ? Il faut l'expliquer !», s'emporte Alain Juppé. Il qualifie de «contre-vérités» les accusations selon lesquelles Paris aurait «pris systématiquement le parti d'un camp contre l'autre, des Hutus contre les Tutsis», «omis de dénoncer le génocide», ou encore «fait preuve de passivité».
Premier ministre à l'époque, Édouard Balladur n'a, pour le moins, guère apprécié les propos de Bernard Kouchner. «Il n'y a pas eu de faute politique de mon gouvernement», déclare au Figaro l'ancien chef du gouvernement, en soulignant avoir «interrompu les livraisons d'armes et retiré les soldats français présents au Rwanda dès (son) arrivée aux affaires».
Hubert Védrine, secrétaire général de l'Élysée en 1994, se dit «complètement d'accord» lui aussi avec Alain Juppé. «Au Rwanda, il n'y a pas eu de faute politique, il y a eu une faute d'évaluation technique. On a tenté d'éviter le retour des massacres grâce aux accords d'Arusha (signés en août 1993 entre l'État rwandais et le Front patriotique de Paul Kagame, NDLR), mais on a sous-estimé les tentations des extrémistes des deux bords, contre lesquels il nous aurait fallu davantage de moyens de pression», explique Védrine.
Kouchner cadré par l'Élysée
«Je répondais à une question : est-ce une faute militaire ? J'ai dit : non, c'est politique», s'est justifié Bernard Kouchner, lundi soir, sur France Info. Il a également précisé qu'il ne visait «ni Alain Juppé, ni Édouard Balladur». Qui donc alors ? «L'affaire a au moins le mérite de braquer le projecteur sur des événements dans lesquels toutes les responsabilités ont loin d'avoir été établies, notamment celles de François Mitterrand», relève-t-on dans l'entourage de Kouchner, en évoquant le soutien apporté au régime de Juvénal Habyarimana face à ce que le président de la République de l'époque considérait comme un complot ougandais.
Avant de s'envoler pour Kigali, Bernard Kouchner avait été dûment «cadré» par l'Élysée. Pour Nicolas Sarkozy, la réconciliation avec trois pays africains, Côte d'Ivoire, Angola et Rwanda, figure au rang de priorité. La ligne a été formulée au sommet Europe-Afrique de Lisbonne, début décembre. «Certes, nous n'avons pas toujours su prévenir ou arrêter des drames innommables», déclarait alors le chef de l'État. «Je pense au Rwanda et à son génocide qui nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs», ajoutait-il dans son discours dont chaque mot était pesé.
Réfléchir aux responsabilités de chacun, mais pas de repentance ni de demande de pardon : une ligne que Bernard Kouchner affirme ne pas avoir outrepassée. L'émoi suscité par ses déclarations a toutefois contraint Nicolas Sarkozy à intervenir. Le président de la République a appelé Édouard Balladur et Alain Juppé pour les assurer qu'ils n'étaient nullement mis en cause par les paroles du bouillant docteur Kouchner.





--

69 LA CONTRE VERITE DENONCEE PAR ALAIN JUPPE

Posté le 29.01.2008 par perewenceslas
Alain Juppé dénonce "la contre-vérité" de Kouchner

Par Alain Juppé
Maire de Bordeaux
Ancien Premier Ministre
Ancien Ministre des Affaires Etrangères

Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda. Le réalisme politique le commande. C'est l'intérêt de notre pays.
Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la "realpolitik", il y a un fossé.

On nous dit qu'au Rwanda, la France aurait commis une "faute politique".
C'est trop ou trop peu. De quelle faute s'agit-il? Il faut l'expliquer!

Aurions-nous, par exemple, pris systématiquement le parti d'un camp contre l'autre, des Hutus contre les Tutsis?
C'est une contre-vérité.
Pendant la période où j'ai conduit la diplomatie française (d'avril 1993 à mai 1995), nous avons fait tous les efforts possibles pour aider à la réconciliation des Rwandais. Ces efforts ont abouti aux accords d'Arusha II signés le 4 août 1993, qui ont enclenché un processus de transition vers l'union de toutes les parties (hélas! avorté après l'assassinat des Présidents rwandais et burundais en avril 1994).
En son temps, le Président du FPR (Front Patriotique Rwandais), M. Kagamé, avait officiellment adressé ses remerciements à la France pour la contribution qu'elle avait apportée à la conclusion de ces accords.

Aurions-nous "omis" de dénoncer le génocide dont les extrémistes Hutus se sont rendus coupables à partir d'avril 1994?
C'est une contre-vérité.
J'ai moi-même prononcé le mot de génocide le 15 mai 1994 au Conseil des Ministres de l'Union Européenne, et le 18 mai à la tribune de l'Assemblée Nationale française. Mes déclarations sont publiques.

Aurions-nous fait preuve de passivité alors que la communauté internationale aurait agi?
C'est une contre-vérité.
C'est même exactement l'inverse qui s'est passé: face à l'incapacité du Conseil de Sécurité des Nations Unies à déployer sur le terrain la force internationale que son secrétaire général, M. Boutros-Ghali, appelait des ses voeux, mais que bloquaient plusieurs grandes puissances, la France a pris l'initiative. Le chef du gouvernement français, M.Balladur, que j'accompagnais, s'est rendu personnellement à New-York pour obtenir mandat du Conseil de mettre sur pied une opération humanitaire internationale sous commandement français.
Ce fut l'opération Turquoise qui a parfaitement accompli la mission qui lui avait été assignée, dans les conditions de temps et de lieu prévues. La présence de l'armée française a permis de sauver des dizaines de milliers de vie et d'arrêter le flux de plusieurs millions de personnes qui fuyaient vers le Zaïre voisin (devenu République Démocratique du Congo). Son intervention est à l'honneur de la France.
Dès lors, de quelle faute nous parle-t-on?

Nous assistons depuis plusieurs années à une tentative insidieuse de réécriture de l'histoire. Elle vise à transformer la France d'acteur engagé en complice du génocide. C'est une falsification inacceptable.
La diplomatie française ne devrait pas s'écarter de la voie de la vérité et de la dignité.

Alain Juppé

REPONSE DE BERNARD KOUCHNER

PARIS, 28 jan 2008 (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a assuré lundi soir qu'en parlant de "faute politique" de la France au Rwanda, il ne visait "ni Alain Juppé, ni Edouard Balladur", à l'époque respectivement ministre des Affaires étrangères et Premier ministre.

M. Kouchner répondait à Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, qui a mis en garde sur son blog contre "les amalgames de la repentance ou les compromissions de la +realpolitik+", après les déclarations du chef de la diplomatie française au Rwanda.

"Je n'ai présenté ni repentance ni demande de pardon", a dit M. Kouchner à la radio France Info. "Il s'agit de faire la vérité, d'établir la justice et de rétablir les relations diplomatiques avec un pays qui les a rompues", a-t-il plaidé. "Il ne s'agit de rien d'autre, ni d'attaque, ni de dénonciation. Qu'on ne se méprenne pas, qu'on ne me fasse pas de procès d'intention".

Interrogé par la presse, lors d'une visite samedi au Rwanda, sur le rôle de la France en 1994, M. Kouchner avait répondu: "C'était certainement une faute politique".

"Je ne visais ni Alain Juppé, ni Edouard Balladur, ni son gouvernement", a déclaré lundi soir M. Kouchner. "C'est moi qui ai convaincu, au nom d'Alain Juppé, (l'actuel président rwandais) Paul Kagame, qui à l'époque était dans le maquis, d'accepter l'opération Turquoise", a-t-il fait valoir.

"Je répondais à une question : Est-ce une faute militaire ? J'ai dit non, c'est politique", a expliqué M. Kouchner, en estimant qu'au Rwanda "l'erreur vient de loin : c'est un défaut d'analyse politique depuis les années 70 et particulièrement en 90".

Le Rwanda accuse la France d'avoir soutenu militairement, même après le début des massacres, le régime extrémiste hutu qui a planifié le génocide qui a fait 800.000 morts, selon l'ONU, parmi les Tutsis et Hutus modérés.

Kigali, qui a rompu les relations avec la France en novembre 2006, dénonce notamment le rôle de l'armée française au cours de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, accusant les soldats français d'avoir permis la fuite de génocidaires, ce que Paris a toujours nié.




70 Bernard Kouchner et le Rwanda

Posté le 28.01.2008 par perewenceslas
Bernard Kouchner et le Rwanda


Etonnante opinion que celle publiée sur l’avenir des relations franco-rwandaises par Bernard Kouchner dans Le Figaro du 26 janvier. Puisqu’il veut « respecter la vérité », essayons de la découvrir. Même si Kouchner dit ne pas savoir qui a commandité l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, il ne croit pas que Kagame « ait sciemment décidé d’allumer l’étincelle qui embraserait son pays ». On ne sait pas sur quoi cette croyance est basée, et dès lors quelle vérité est respectée.

Kouchner ne peut pas « cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur ». Il tombe ici dans le vieux piège qui veut que FPR = Tutsi. Or, ce n’est pas Kagame ni le FPR qui ont été victime du génocide, mais les Tutsi de l’intérieur. Si donc le FPR a commis l’attentat, sachant quelles en seraient les conséquences, ce ne sont pas les Tutsi qui ont été responsables de leur malheur, mais bien le FPR.

Bernard Kouchner avance ensuite un argument d’autorité qu’il a déjà utilisé par le passé : « il y était », et donc il sait. Que sait-il ? Qu’a-t-il vu pendant les quarante-huit heures passées à Kigali à la mi-mai 1994 ? Se rendait-il compte que pendant son séjour, au moment où il était « témoin » du génocide, le FPR commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à une échelle inouïe ?

Toujours dans le respect pour la vérité, Kouchner reconnaît que la France a commis des erreurs politiques, mais il affirme qu’il ne transigera pas sur la complicité de crimes et sur l’honneur de l’armée française. Or, une commission rwandaise « chargée d’enquêter sur le rôle de la France dans le génocide », dite « commission Mucyo », a déposé son rapport chez Kagame il y a plusieurs mois. D’après son président, la commission disposerait « des preuves permettant de déférer de hauts responsables français devant la justice internationale ». Sans croire un instant dans l’honnêteté de la démarche rwandaise, il est permis de se poser la question de savoir ce qui arrivera, lorsque la vérité rwandaise s’avère être différente de celle de Kouchner.

Bernard Kouchner affirme enfin que la normalisation des relations avec le Rwanda est une nécessité, et qu’elle est même conforme au droit international. Il est vrai que l’absence de relations diplomatiques doit être une exception, mais Kouchner semble oublier que c’est le Rwanda qui les a rompues, après qu’un juge d’instruction français ait simplement fait son devoir.

Plutôt que par le respect de la vérité, Bernard Kouchner semble être inspiré par la « Realpolitik », et notamment –il le dit lui-même- le rôle « incontournable » du Rwanda en République démocratique du Congo, pays qu’il a occupé et pillé et où cinq millions de personnes ont péri à cause des guerres imposées par des voisins. Le régime de Kigali a l’habitude de raisonner en termes de puissance et de faiblesse. Il considérera la démarche de Bernard Kouchner comme un signe de faiblesse qu’il exploitera dès que l’occasion se présente. Lorsque ce moment viendra, il sera très difficile d’entretenir des relations normales telles que le chef de la diplomatie française se les imagine.


Filip Reyntjens

Professeur à l’Université d’Anvers

71 LETTRE OUVERTE A BERNARD KOUCHNER

Posté le 25.01.2008 par perewenceslas
Lettre ouverte à Bernard Kouchner

F E I D A R
Fédération Internationale des Associations Rwandaises
Email : feidar.contact@yahoo.fr
___________________________________________________________________________

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MONSIEUR BERNARD KOUCHNER
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES
REPUBLIQUE FRANCAISE
PARIS - FRANCE
Objet : Votre visite au Rwanda

Excellence Monsieur le Ministre,
A deux jours de votre visite au Rwanda, la Fédération Internationale des Associations Rwandaises, en sigle FEIDAR, vous présente ses compliments et a l’honneur d’attirer votre attention sur les points suivants :
La Fédération Internationale des Associations Rwandaises (FEIDAR) prend bonne note de la volonté souveraine du gouvernement français de renouer les relations diplomatiques avec le Rwanda.
La FEIDAR qui a toujours milité pour une réconciliation authentique au Rwanda basée sur le principe d’égalité de traitement, de vérité et de justice équitable et impartiale, vous informe cependant que votre visite à Kigali et votre rencontre prévue avec Paul Kagame est perçue par les membres de nos associations et par le peuple rwandais en général comme une prime à l’impunité accordée à un chef d’Etat dont les Responsabilités dans le génocide rwandais sont avérées.
La FEIDAR rappelle en effet que l’initiative de la rupture de ces relations a été prise en novembre 2006 par le gouvernement de Paul Kagame à la suite de la publication du rapport Bruguière, juge antiterroriste français, mettant directement en cause le président rwandais pour sa responsabilité dans l’assassinat, le 6 avril 1994, de trois citoyens français morts dans l’avion présidentiel rwandais abattu sur ordre du général Paul Kagame. Le juge Bruguière a à ce propos émis des mandats d'arrêt contre neuf proches du président Kagame et demandé au Tribunal Pénal International pour le Rwanda d’engager des poursuites contre le président rwandais. Et vous ne pouvez l’ignorer.
Il est essentiel de rappeler à votre bonne attention que l’enquête du juge Bruguière faisait suite à une plainte des familles des troismembres d’équipage français assassinés sur ordre du général Paul Kagame le soir du 6 avril 1994. Toute remise en cause
extrajudiciaire du rapport Bruguière doit donc être considérée comme une atteinte grave au principe d’indépendance de la Justice française et un refus de rendre justice aux familles françaises éprouvées par l’attentat du 6 avril 1994.
La FEIDAR saisit cette opportunité pour rappeler que ce fut au cours de ce même attentat terroriste que le président rwandais Juvénal Habyarimana trouva la mort, en compagnie de son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et de plusieurs officiels rwandais et burundais. L’assassinat du président Juvénal Habyarimana fut, on le sait, l’élément déclencheur du génocide rwandais ayant fait plus d’un million de victimes parmi la population tutsi et hutu, sans parler des massacres qui ont précédé et suivi, tant au Rwanda qu’au Zaïre/RDC.

Monsieur le Ministre,
Dans plusieurs de vos déclarations, vous avez décrit le président Paul Kagame comme le représentant du Bien contre le Mal et ceci a choqué au plus haut point les rescapés des massacres perpétrés par l’actuel président rwandais.
Paul Kagame n’est pas le représentant des rescapés du génocide contrairement à ce qu’il prétend. Il n’est pas non plus le héros que certaines chancelleries voudraient qu’il soit.
Il est l’un des principaux responsables de la mort de millions de rwandais, tutsi, hutu, twa et de citoyens congolais massacrés sauvagement au Rwanda et en République Démocratique du Congo depuis le déclenchement de la guerre en 1990.
La FEIDAR qui prend acte de la normalisation des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France considère cependant que ce processus ne doit se faire ni au dépens de la Justice française, ni à celui des droits de l’homme dont la France est un des pionniers.
S’agissant de la Justice au Rwanda, la FEIDAR qui a toujours contribué à la promotion du dialogue, de la réconciliation et de la paix au Rwanda, constate que le gouvernement rwandais multiplie les actes d’intimidation et de harcèlement qui se traduisent aujourd’hui par des listes fantaisistes de soi-disant génocidaires et par la recrudescence de demandes d’extradition à l’encontre de plusieurs de nos compatriotes résidant en France notamment.
Cela peut paraître normal pour un pays comme le Rwanda qui a subi dans sa chair les pires crimes contre l’humanité !
Il importe cependant que, lors de votre visite au Rwanda, vous ayez à coeur d’attirer l’attention des responsables de ce pays sur les éléments suivants :
- La recherche de justice ne doit pas servir de prétexte pour traquer et persécuter les réfugiés et les opposants politiques au régime rwandais.
- Les nombreuses demandes d’extradition engagées à l’encontre d’exilés rwandais de par le monde, et qui se sont multipliées de façon étonnante ces derniers temps en France, sont très inquiétantes au vu du disfonctionnement avéré du système judiciaire rwandais (les tribunaux dits populaires GACACA en particulier) décrié de façon probante par toutes les organisations nationales et internationales des droits de l’homme telles
Amnesty International,
Human Rights Watch,
Reporters sans Frontières,
Association Internationale des juristes,
Association des Avocats de la Défense au Tribunal Pénal International pour le Rwanda,
AJIIR (Action pour une Justice Internationale Impartiale pour le Rwanda),
RIPRODHOR (Réseau International pour la Promotion et la défense des droits de l’homme au Rwanda,
CLIIR (Centre de lutte contre l’impunité et l’injustice au Rwanda).
Toutes ces organisations dénoncent la pratique de la torture, les disparitions, les morts en prison, et les persécutions de témoins à décharge. La justice rwandaise est ainsi devenue la justice du vainqueur qui ne respecte ni la dignité des prisonniers, ni leur droit à la défense, ni le principe fondamental de la présomption d’innocence, ni celui de l’égalité des justiciables.
En résumé, les organisations des droits de l’homme cités plus haut dénoncent une justice à la solde du régime du Front Patriotique Rwandais.
Tenant compte de ce qui précède, La FEIDAR estime qu’il ne serait, pour la France, ni opportun ni justifié de faire droit aux procédures de demandes d’extradition politique engagées par le gouvernement rwandais contre des réfugiés rwandais ou des français d’origine rwandaise « présumés génocidaires ». Le Gouvernement français ne devrait surtout pas se laisser tromper par la récente abolition de la peine de mort qui n’est qu’un appât destiné à amener le TPIR et les pays d’accueil des réfugiés rwandais à livrer ces derniers à une justice où les exécutions extrajudiciaires sont malheureusement la règle.
La FEIDAR soutient que toute personne accusée d’avoir pris part au génocide rwandais ou d’avoir commis ou participé à de crimes contre l’humanité et des crimes de guerre doit répondre de ses actes.
Elle considère néanmoins comme les organisations de défense des droits humains déjà citées que les conditions minimum de procès équitables ne sont pas garanties au Rwanda. Les personnes visées par les demandes d’extradition de Kigali devraient en conséquence êtrejugées en France conformément aux conventions internationales en la matière.
La FEIDAR exprime enfin l’espoir que la normalisation dite progressive entre le Rwanda et la France permette à celle-ci de retrouver sa place dans la Région des Grands Lacs pour imprimer sa marque au processus inéluctable de réconciliation nationale, par le biais du dialogue inter rwandais que nous appelons tous de nos vœux mais auquel le Gouvernement rwandais s’est toujours refusé.
La Fédération Internationale des Associations Rwandaises vous remercie de votre bienveillante attention et vous prie d’agréer,
Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de sa très haute considération.
Fait à Paris, le 24 janvier 2008
Pour la Fédération Internationale des Associations Rwandaises
Jean-Marie Vianney NDAGIJIMANA Président

Copie à :
Son Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République Française
Palais de l’Elysée
55, Rue du faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
Son Excellence Monsieur François FILLON
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
75700 PARIS
- Pays membres de l’Union Européenne (tous)
- Pays membres du Conseil de Sécurité (tous)
- Organisations de défense des droits de l’homme (toutes)

72 LE RWANDA REFUSE UN VISA A UN JOURNALISTE

Posté le 23.01.2008 par perewenceslas
Le Rwanda refuse un visa à un journaliste

Le Rwanda a refusé un visa à un journaliste de la chaîne de télévision flamande VRT, Peter Verlinden, traditionnellement critique envers le régime du président Paul Kagame, qui devait accompagner le ministre belge de la Coopération au développement, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Malgré de longues tractations diplomatiques, Peter Verlinden a dû quitter à l'escale de Goma (est de la République démocratique du Congo) la délégation de Charles Michel qui s'est envolée en fin d'après-midi en direction de Kigali. Son équipe technique, composée d'un cameraman et d'un preneur de son, a en revanche été admise au Rwanda. Peter Verlinden n'a pas hésité à imputer à M. Kagame lui-même le refus de l'obtention d'un visa d'entrée, dans une déclaration à l'agence BELGA. Ce refus lui avait été signifié la semaine dernière par l'ambassade du Rwanda à Bruxelles - comme cela s'est déjà passé à deux reprises dans le passé. Mais cette fois, les autorités rwandaises l'ont maintenu, malgré de nombreux contacts entre les deux gouvernements, y compris à haut niveau, jusque dimanche après-midi. (TAS)
© Agence BELGA 20/01/2008 à 18:56

73 INTERPOL INSTRUMENTALISE PAR KIGALI

Posté le 23.01.2008 par perewenceslas
INTERPOL instrumentalisé par le régime de Kigali ?
(Musabyimana.be 17/01/2008)

Le régime du Général Paul Kagame vient de trouver un autre créneau pour traquer ses opposants qui ne sont pas à la portée de ses griffes. Il a réussi à instrumentaliser l'association internationale de coopération policière Interpol qui vient d’entrer avec force dans les arcanes du problème rwandais.
Cette organisation est connue pour son professionnalisme et son intégrité, ce qui lui donné une grande crédibilité au niveau mondial. Mais selon l’agence Hirondelle du 11 janvier 2008, INTERPOL vient de s’engager « à ne ménager aucun effort pour retrouver et amener devant la justice » les personnes en fuite et accusées d'avoir pris part au génocide rwandais. Cela fait suite à une visite qu’une équipe du secrétariat général de cette organisation a effectuée à Kigali en octobre 2007 et où elle a rencontré les autorités judiciaires rwandaises.
Tout a commencé en 2006 quand Interpol a mis sur son site Internet un lien provenant d’un site du Gouvernement rwandais et reprenant une liste de 93 accusés établis à l'étranger. Avaliser la liste du Gouvernement rwandais revenait à jeter en pâture les noms des personnes qui devraient normalement bénéficier du principe universel de la présomption d’innocence.
Le caractère fantaisiste et criminel des listes établies par le Gouvernement de Kigali n’a été cessé d’être dénoncé par des observateurs avertis. Elles condamnent avant jugement et constituent une arme politique redoutable et un raccourci pour le FPR de se débarrasser facilement de ses opposants politiques ou ceux dont ils soupçonnent de n’être pas d’accord avec sa politique. Elles font beaucoup de dégâts dans les rangs des rwandais, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur du pays.
Elles varient au gré des humeurs des dirigeants de Kigali. Ainsi depuis sa prise de pouvoir en juillet 1994, le FPR a publié plus de 5 listes : celle de 1994 comprenait 428 personnes, celle de 1996 en avait jusqu’à 1946 et 2898 personnes figuraient sur la liste publiée en 2001. En 2007, les Services de renseignements extérieurs avaient recensés jusqu’à 40.0000 « génocidaires » se trouvant à l’étranger..
S’agissant de la justice rwandaise, elle ne peut être non plus un interlocuteur valable pour une organisation soucieuse des Droits de l’homme comme INTERPOL. En effet, dans le dernier trimestre de 2007, les deux plus grandes organisations internationales de Défense des Droits de l’Homme que sont Amnesty International et Human Rights Watch, ont émis des communiqués, chacune de son côté, montrant qu’il n’y a pas de justice au Rwanda.
Le statut d’INTERPOL interdit à cette organisation toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant notamment un caractère politique ou militaire. Or, la problématique rwandaise est politique. Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) a été fondé pour juger tous ceux qui ont trempé dans des crimes horribles qui eu lieu au Rwanda en 1994. Des Hutu ont été appréhendés et jugés. Les enquêteurs du Tribunal, dont l’équipe de M. Hourigan, ont établi que les militaires du FPR se sont rendus coupables de crimes odieux durant la même période. Louise Arbor, alors Procureur du TPIR, a demandé de geler les enquêtes. Sa remplaçante, Carla Del Ponte, a rouvert le dossier. Elle s’est faite taper sur les doigts et a été dessaisie du dossier Rwanda pour ne s’occuper que de celui de la Yougoslavie. Dans un livre qui est sorti l’année passée, son porte-parole, Florence Hartmann, montre comment les grandes puissances anglosaxonnes ont assuré l’impunité au FPR. Les Etats-Unis ont signé pour ce faire un accord de protection mutuelle avec le Gouvernement de Paul Kagame notamment contre les poursuites éventuelles de la Cour Pénale Internationale. Florence Hartmann souligne comment Carla Del Ponte est partie le cœur gros par le fait qu’au TPIR à Arusha, des injonctions des grandes puissances anglosaxonnes ont fait en sorte que la politique prime sur la justice. INTERPOL serait-elle, elle aussi tombée sous la coupe de ces puissances ?
De toutes les façons, si INTERPOL veut préserver sa crédibilité, elle a tout intérêt à ouvrir les yeux et à mettre un bémol sur sa coopération avec la ‘‘justice rwandaise’’.
©Gaspard Musabyimana le 16 janvier 2008.( www.musabyimana.be)


----------------------------------------------------------------


Kagame n'instrumentalise pas INTERPOL, c'est un instrument lui-même, au service d'intérêts étrangers

Lorsqu'on pose bien un problème, on a des chances de le résoudre. Lorsqu'on pose mal un problème, on a peu de chances de le résoudre. Il en est ainsi du problème de la justice internationale. En particulier du TPIR et d'INTERPOL.
On sait déjà avec certitude que le TPIR est au service d'une politique dictée par les USA et le Royaume-Uni. Ces deux Etats, usant de leur puissance conjuguée au Conseil de sécurité, ont fait du TPIR un instrument au service de leur politique dans la Région des Grands Lacs. Leur politique dans cette région est depuis longtemps d'armer, de financer et de protéger, par tous les moyens, leurs agents. Le régime FPR est un supplétif des USA et du Royaume-Uni dans leur offensive pour le contrôle de l'Afrique, en particulier, l'Afrique francophone. Florence Hartmann, l'ancienne attachée de presse de Carla Del Ponte, a expliqué dans son livre comment les USA, par la voix de Pierre Richard Prosper, notamment, a reçu les instructions des USA, en présence de leurs agents, des représentants du régime Kagame. Elle a refusé. Elle a été virée du TPIR, non pas par Kagame, mais par la coalition USA-UK, au Conseil de sécurité. Ce n'est pas Kagame, qui instrumentalise le TPIR, mais ses maîtres américains et britanniques.
Il en est de même d'INTERPOL. Interpol est dirigé par Jackie SELEB, ex-chef de la police sud-africaine, récemment limogé pour corruption, une police sud-africaine elle-même sous les ordres de Washington et de Londres. Les opérations quotidiennes d'Interpol sont dirigées par son secrétaire général, Ronald K. Noble. Sans surprise, c'est un Américain.
Interpol n'est pas une organisation professionnelle. Interpol est une institution internationale au service des 186 Etats qui composent son assemblée générale. Et parmi ces Etats figurent sans surprise également, les USA, le Royaume-Uni et ...le Rwanda, de Kagame. Ils l'utilisent dans leur agenda. Kagame n'instrumentalise pas Interpol. Il n'en a pas les moyens. Ce sont ses maîtres américains et britanniques qui instrumentalisent Interpol, comme l'ONU et le TPIR, au service de leurs desseins sur l'Afrique en général, et la Région des Grands Lacs en particulier.
C'est ainsi que William Swing s'en va et qu'il est remplacé à la tête de la MONUC, par un Britannique, Alan DOSS. Pour poursuivre la même politique en RDC et dans la région.
Il faut cesser d'être myope.
Kagame est lui-même l'instrument de la politique des USA et du Royaume-Uni en Afrique. C'est ce qui explique, qu'au delà de la Région des Grands Lacs Africains, stricto sensu, ce sont ses soldats qui ont été envoyés au Darfour et qu'un criminel notoire, Karenzi Karake, dont les crimes contre l'humanité sont bien documentés, notamment ceux commis en RDC, y compris par des agences de l'ONU, a été désigné pour seconder le commandant de la force hybride ONU-UA.
Quelle force Kagame a-t-il pour instrumentaliser le Conseil de sécurité, ou le Sécrétariat général de l'ONU? Aucune. Il est l'instrument de puissants membres du Conseil de sécurité, c'est tout. Tant que ses maîtres jugeront qu'il est encore utile, il emploieront leur puissance respective pour l'aider à faire son boulot. En l'occurrence, en échange de ses services, ils l'aident à protéger son régime, sans lequel, il ne pourrait plus exécuter les tâches qu'ils lui assignent.
De même, c'est toujours à cause de cette protection, que la France n'a pas envoyé de demande à Interpol, dont le siège se trouve pourtant en France même, à Lyon, pour qu'Interpol rédige une "RED NOTICE", qui permettrait de demander la coopération des 185 autres polices du monde, pour arrêter les 9 collaborateurs de Kagame visés par les mandats internationaux lancés par le juge Bruguière. La France n'a pas encore utilisé ses ressources à cette fin. Elle a ses raisons. Mais, il n'est pas inutile de dire qu'elle veut probablement éviter une confrontation avec les USA et le R-U qui pourraient s'y opposer, s'ils ne l'ont pas encore décidé alors que la France sait qu'ils sont malgré tout ses alliés en d'autres multiples circonstances. Elle ne pourrait le faire que si, probablement, les USA et le R-U avaient d'abord donné leur aval à l'opération, s'ils avaient laissé tomber leur actuel agent, Paul Kagame. Ce n'est pas encore le cas.
Non, Kagame n'instrumentalise pas INTERPOL. Pour employer ses propres mots, "he's nothing", il n'est rien sans ses maîtres américains et britanniques. Il le prouve, par ses incessants voyages aux USA et au R-U, pour divers prétextes, pour renouveler sa loyauté et montrer son assiduité, auprès de ses maîtres. Il est temps de voir les choses en face.

PS:

Qui est Ronald K. Noble?
Pour ceux qui lisent l'Anglais, voici sa biographie officielle:

Ronald K. Noble was elected Secretary General by the 69th INTERPOL General Assembly in Rhodes, Greece, in 2000, and was unanimously reelected to a second five-year term by the 74th INTERPOL General Assembly in Berlin, Germany, in 2005. He is also a tenured Professor of Law at New York University School of Law, on leave of absence while serving as INTERPOL’s Secretary General.
Mr Noble previously served as the United States Department of Treasury’s first Undersecretary for Enforcement (1993-1996), where he was in charge of some of the US’s then-largest law enforcement agencies, including the Secret Service, Customs Service, Bureau of Alcohol, Tobacco and Firearms, Federal Law Enforcement Training Center, Financial Crimes Enforcement Network, and Office of Foreign Assets Control. Prior to that, he served as an Assistant US Attorney and Deputy Assistant Attorney General in the US Department of Justice (1984-1989).
A former member of INTERPOL’s Executive Committee, Mr Noble was also President of the 26-nation Financial Action Task Force, the anti-money laundering organization established by the G7 in 1989. Mr Noble served as a Law C lerk for Judge A. Leon Higginbotham, Jr., of the US Court of Appeals for the Third Circuit, from 1982-1984, where he received the highest evaluation ever given to a Law Clerk by Judge Higginbotham.

Qu'est qu'une "Red Notice"?

An Interpol Red Notice is not an international arrest warrant.
These Interpol 'Red Notices' represent only a tiny fraction of the number of red notices issued by Interpol.
The persons concerned are wanted by national jurisdictions (or the International Criminal Tribunals, where appropriate) and Interpol's role is to assist the national police forces in identifying or locating those persons with a view to their arrest and extradition.
These red notices allow the warrant to be circulated worldwide with the request that the wanted person be arrested with a view to extradition.
A distinction is drawn between two types of red notice: the first type is based on an arrest warrant and is issued for a person wanted for prosecution; the second type is based on a court decision for a person wanted to serve a sentence.
(par Jean Baptiste Mberabahizi, jbmbera@yahoo.fr)
© Copyright Musabyimana.be
Visiter le site de: Musabyimana.be


74 L'AFFAIRE PHILPOT

Posté le 23.01.2008 par perewenceslas
L'AFFAIRE PHILPOT
l'affaire Philpot" et le Rwanda
A l'attention du directeur de l'information:
La décision du conseil de presse dans "l'affaire Philpot" et le Rwanda réjouit l'auteur et son éditeur
MONTREAL, le 21 janv. /CNW Telbec/ - Les Editions des Intouchables et
l'écrivain Robin Philpot se réjouissent de la décision du conseil de presse
suite à la plainte de Bernard Desgagné contre la journaliste Julie
Miville-Deschêne et Radio-Canada au sujet de Robin Philpot, auteur de Ca ne
s'est pas passé comme ça à Kigali, publié en 2003 et candidat du Parti
québécois aux élections de mars 2007.
Sans blâmer Mme Miville-Deschêne et Radio-Canada, le conseil de presse
précise : "on constate que, si M. Philpot préfère parler de "catastrophe" ou
de "tragédie" dans son ouvrage plutôt que de "génocide", c'est parce qu'il
doute que les thèses officielles reflètent parfaitement la réalité et non
parce qu'il nie les crimes commis." Et le conseil ajoute plus tard au sujet
des viols en 1994, "le conseil de presse est d'avis que la mise en contexte
était suffisante pour que l'auditeur comprenne que M. Philpot ne niait pas les
crimes personnellement subis par cette victime de viol."

En somme, après une étude approfondie, le conseil de presse reconnaît que M.Philpot ne nie pas le génocide au Rwanda ni les viols mais qu'il cherche à présenter un portrait global de la tragédie

Cela étant, Robin Philpot considère toujours que la journaliste et
Radio-Canada, comme le journal La Presse, ont fait preuve de jaunisme dans
cette affaire pendant la campagne électorale de 2007. Par ailleurs, pour
rétablir les faits et poursuivre la recherche de la vérité, M. Philpot a
publié, en octobre 2007, un second livre sur le sujet intitulé : Rwanda:
crimes, mensonges et étouffement de la vérité (Intouchables, 2007).
L'éditeur et M. Philpot tiennent à féliciter Bernard Desgagné pour avoir
déposé une plainte comportant une excellente documentation.


Renseignements: Relations de presse: Judith Landry, (514) 303-7108,
judith@lesintouchables.com; Source: Editions des Intouchables, (514) 526-0770

source : http/:www.newswire.ca/fr/releases/archive/January2 008/21/c2712.html

75 VISITE DE BERNARD KOUCHNER A KIGALI

Posté le 23.01.2008 par perewenceslas
VISITE DE BERNARD KOUCHNER A KIGALI

Rwanda
Visite de Bernard Kouchner à Kigali
Le 23/01/2008 - Une première ! Alors que les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda sont rompues, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, fera un saut à Kigali, le 25 janvier, dans le cadre d'un voyage qui le conduira en République démocratique du Congo (RDC) et au Burkina Faso.

Le french doctor, qui était au Rwanda après le génocide, a toujours entretenu une relation étroite avec le président Paul Kagamé. En marge du sommet Union européenne/Afrique, Bernard Kouchner a ainsi été à l'origine de la brève rencontre, le 8 décembre à Lisbonne, entre les présidents Nicolas Sarkozy et Paul Kagamé, premier signe de la normalisation des relations entre les deux pays. A la sortie de cette rencontre, le ministre français des affaires étrangères avait donné une chaleureuse accolade au président rwandais.

Pour cette tournée africaine, Bernard Kouchner sera accompagné de confrères de France 2, du Monde et de Paris Match dont le nouveau slogan est "La vie est une histoire vraie". Bientôt la "vraie histoire" de la France au Rwanda et du Rwanda en France ?

Copyright 2008 - La Lettre du Continent - tous droits réservés

76 LA DELATION DANS LES GACACA

Posté le 16.01.2008 par perewenceslas
La délation dans les Gacaca
Parodie de justice à Butare :

Juridictions Gacaca et dérapages du Système judiciaire au Rwanda

Un nettoyage lent et progressif des intellectuels HUTU, organisé et exécuté avec la complicité des juridictions GACACA est en cours au Rwanda.

Les citoyens honnêtes observent impuissants des injustices, la panique et la psychose règnent dans le camp des HUTU, tous présumés comme ayant trempé dans le génocide de 1994. Aussi, certains rescapés du génocide qui connaissent bien ce qui s’est passé sont-ils désemparés de voir comment les innocents sont condamnés par les juges des GACACA, qui se basent sur leurs sentiments hostiles envers les HUTU et les faux témoignages orchestrés en avance pour prononcer des verdicts qui sont connus avant même que le procès se tiennent.

Le cas des employés ou ex-employés du Centre hospitalier universitaire de Butare (CHUB), ancien hôpital universitaire de Butare témoigne de la volonté du régime de Kagame Paul de décapiter les Hutu des intellectuels et leaders honnêtes. Nous disons bien honnêtes ici car certains HUTU qui ont des preuves d’avoir participé aux activités liées au génocide sont approchés et intégrés dans le système politique actuel comme paravent et marionnettes à l’unité et réconciliation du peuple rwandais. Les cas couramment cités sont connus de tout le monde.

Au CHUB, on plaisante que les procès d’aujourd’hui représentent le dessert des juges à Butare, au tribunal GACACA de Mamba et de Ngoma. Tous les mercredis sont des jours de GACACA, le travail est suspendu, le peuple est obligé d’assister aux procès et attend stupéfait les martyrs du jour. Martyrs, dit-on car il n’y a que les sentiments de haine qui dirigent le procès. Dès le mois de juillet 2007, le cas de l’hôpital a retenu l’attention de GACACA du tribunal de Butare, dirigé par le président Ndahumba Jean Baptiste.

Les accusés qui comparaissent sont entre autres Dr Nsengiyumva Népo, Dr Habarugira Pascal, Dr Bigirimana Ignace, Dr Bruno Ngirabatware, etc. Beaucoup d’autres médecins ont été accusés, certains sont encore au travail, d’autres sont en exil. Le but est de tout faire pour éliminer le maximum du personnel médical dans le système de santé au Rwanda soit par l’emprisonnement, la terreur menant à l’exil et le renvoi. Le cas de renvoi a surtout visé les médecins de l’Hôpital Roi Fayçal de Kigali il y a quelques années dont Dr Habyarimana Jean Baptiste, Dr Nsengimana Vincent, Dr Barbara, etc.

Le nettoyage du système de santé des cadres HUTU est une action qui démarre après le génocide. Certains rescapés et le régime en place se vengent sur les gens de l’ethnie ayant participé au génocide et sur les autres qui étaient accusés d’avoir lié des amitiés avec les HUTU et que cela les aurait aidé à survivre. Parmi les victimes du CHUB, on cite Dr Gatera Geoffrey (mort en Prison), Dr Kageruka Martin (condamné à mort dans un procès scandaleux), Dr Twagirayezu Emmanuel (libéré après une longue période d’emprisonnement) .

Aujourd’hui, même les personnes haut placées n’hésitent pas à déclarer que « le cas de Butare est connu », on sait que ces médecins ne sont pas coupables de la plupart des actes dont on les accuse, mais ceux qui connaissent la vérité regardent sans pouvoir rien dire ni faire.

I. QUI FAIT QUOI dans cette mascarade de BUTARE (actuellement dénommé HUYE, Province du SUD) ?

Pour le cas du Centre hospitalier de Butare, un groupe de femmes (voir ci – dessous : Rose, Mélanie, Aloysie, Chantal, voir ci-dessous de 1 à 4), toutes rescapées du génocide de 1994, a été recruté surtout dès les années 1996/1997 par la Direction de l’Hôpital de l’Université. Ce sont des individus qui font partie d’un grand groupe qui s’affichent mais tous ceux qui les poussent ne sont pas bien connus à cause des subterfuges qu’ils utilisent. Ce groupe est actuellement composé de célèbres spécialistes du mensonge et qui s’exhibent dans les tribunaux même à Arusha et dont les plus connus sont :

Bulizihiza Rose, agent CHUB

Mukarubibi Mélanie , agent CHUB

Nyirankuliza Aloysie, agent CHUB

Mukarubayiza Chantal , agent CHUB

Kayitenkore Boniface, ex - agent CHUB

Mukamudodo Emertha, agent CHUB

Kamanzi Raphael, ex- agent du CHUB et actuellement travaillant au Centre Psychiatrique de Kabutare

Mukamusonera Devota

En dehors de l’hôpital, ce groupe inclut entre autres

Uwizeyimana Louise

Mukaneza Chantal

Mukagatare Immaculée

Kanayire Laurence

Bien qu’il soit difficile d’identifier beaucoup d’entre eux, ceux qui poussent et encadrent les faux témoins sont notamment:

Dr Nicodème Rukeribuga, Directeur du Centre Hospitalier de Butare

Gafazari Marie, agent du CHUB

Gatera Laurent, Homme d’affaires, Bar IGISAZA, Ville de Butare

Ngoga Martin, Procureur Général de la République

Mukamabano Cécile, veuve du Dr Mbarutso Etienne

Gumuyire Joseph, agent CHUB

Mbishibishi Léonie, juge au tribunal de Gacaca, cellule Mamba, Butare

II. Que ce qui justifie le silence des témoins à décharge ?

A la fin des scènes de chaque mercredi, jour de Gacaca dans la ville de Butare, des comportements bizarres, des murmures et commérages s’observent ou se font entendre de part et d’autres :

Ø Les faux témoins sont en fête

Ø Les juges et complices sont satisfaits

Ø Les accusés dans le désarroi

Ø Ceux qui connaissant la vérité mais qui n’osent dire un mot sont dans la révolte

Ø Les intellectuels hutus dans la panique.

Aux dires de ceux qui détiennent la vraie information sur le génocide et sur le comportement des accusés pendant cette période, les raisons de leur silence sont variées mais voici les plus couramment évoquées :

Pour les rescapés du génocide :

Perte de la qualité de membre du Fonds d’Assistance aux rescapés du génocide (FARG) : Mélanie Mukarubibi aurait déjà subi cette menace lorsqu’elle a essayé de décharger Mme Runuya Jeanne ; Uwitonze Marie, agent du CHUB aurait été menacée à cause de sa lenteur dans l’acceptation de faire de faux témoignages)

Perte de tous les droits liés à la possession de ladite carte : soins médicaux, scolarisation des enfants, logement, moyens de subsistance, …

Stigmatisation de la part de la communauté des rescapés

Menaces physiques de la part de ceux qui organisent des complots liés aux arrestations et aux procès

« Se faire voir pour rien » c'est-à-dire, s’afficher dans le public assistant aux tribunaux Gacaca alors que votre témoignage ou informations ne sera pas considérés

Avoir déjà accepté et consommé l’argent pour faire un faux témoignage et impossibilité de faire la marche en arrière (corruption des témoins à charge)

Perte d’emploi comme celles qui ont été engagées pour charger les employés du CHUB (Rose, Mélanie, Aloysie et Chantal)

Perte de sources de revenus : Gain de corruption, gains des missions à Arusha et dans d’autres pays étrangers comme le Canada, la Belgique, la France, …

Pour les autres :

Inutile de s’afficher pour donner un témoignage qui ne sera pas tenu en considération par les juges

Peur d’être assimilé aux auteurs du génocide

Peur d’être accusé d’opposant aux tribunaux Gacaca

Peur d’être indexé comme celui qui dénie le génocide

Peur de subir l’emprisonnement que subissent souvent ceux qui sont considérés comme « refus d’information » quand vous donnez une information de nature à contredire les témoins privilégiés (faux témoins cités ci –haut)

Perte d’emploi

III. Possibilité Stratégie de protection des témoins à décharger comme Arusha protège ses témoins?

A cause de ces raisons, la question de la protection des témoins à décharge au Rwanda devrait être examinée sérieusement. La plupart de personnes donnent leurs versions des faits mais à la condition de ne pas révéler leur identité à qui que ce soit. Or, ce genre de témoignage n’est pas recevable par le tribunal GACACA. Par exemple, beaucoup de gens peuvent démontrer dans les moindres détails que certains témoins n’ont jamais été dans les endroits comme l’hôpital de Butare où ils accusent les gens (cas de Rose Bulizihiza, cas de Nyirankuliza Aloysie, cas de Mukamudodo Emeritha), d’autres ne connaissaient pas les gens qu’ils accusent et parfois ils ne peuvent pas identifier clairement l’accusé qu’ils sont entrain de charger et d’autres encore reconnaissant qu’ils ont été corrompus pour faire un tel travail, etc.

Un membre de la partie civile et témoins (Uwizeyimana Louise) exhibe une cicatrice comme preuve de blessure pendant le génocide (blessée par le Dr Gatera) alors qu’il y a ceux qui savent que cette blessure date de longtemps après le génocide à la suite d’une bagarre entre cette femme et une prostituée.

Beaucoup de personnes déclarent que l’un ou l’autre des personnes citées ci- haut les aurait approché pour les inviter à faire partie de témoins à charge mais qu’ils auraient refusé car, on leur demandait d’accuser les médecins et d’autres personnes pour des cas de victimes du génocide dont ils connaissaient la vérité des circonstances de leur mort ! Même parmi les faux témoins cités ci- haut, il y en a qui scandent qu’ils vont continuer à charger les innocents pourvu que le tribunal accepte leurs dires et qu’ils y gagnent leur subsistance.

Etant donné que la plupart de ceux qui chuchotent ces informations sont des rescapés du génocide, ils expriment aussi leur déception du fait que beaucoup d’éléments du système judiciaire et Gacaca sont corrompus et qu’il n’y voit personne ayant la volonté de faire appliquer une justice équitable.

Les tribunaux GACACA s’imposent en partie aujourd’hui comme un instrument juridique pour continuer les violences et exactions envers ceux que le régime en place veut exclure.

Un observateur indépendant ayant assisté aux procès GACACA de Butare

Septembre 2007
Ngarambe ka Ngango wa Nturo


http://www.musabyimana.be/

77 LE CYNISME DU FPR

Posté le 16.01.2008 par perewenceslas
Le cynisme du FPR
Les crimes commis par le Front Patriotique Rwandais (FPR) et son armée sont bien documentés. Mais la façon dont il tue ses victimes est moins connue. Seules quelques bribes ont filtré. Un pan de cette ‘‘méthodologie criminelle’’ a été dévoilé par le Lieutenant Abdul Ruzibiza, un officier de Renseignement du FPR, repenti.
Dans son témoignage du 14 mars 2004 (http://www.inshuti.org/ruzibiza.htm), complété par son livre : « Rwanda. Histoire secrète» (Paris, Éditions du Panama, 2005) Ruzibiza décrit comment les militaires du FPR tuaient des populations civiles dans les zones conquises entre 1990 et 1994. Il s’agit entre autres de : attacher les jambes de la victime, les bras sur le dos, tirer jusqu’à l’éclatement de la poitrine ; fracasser la tête de la victime avec une vieille houe; enfoncer des coups de poignards dans les côtes, donner des coups de pieds et de baïonnette dans le ventre ; suspendre le supplicié, renversé sur une poutre dressée horizontalement, jusqu’à ce que son sang gicle des oreilles, de la bouche et du nez ; brûler le corps avec le jus des bidons en plastic chauffés ; percer le sexe avec des épingles ; tuer les enfants en les prenant par les jambes pour briser leurs têtes sur le mur ; obliger l’enfant à avoir des relations sexuelles avec son père ou avec sa mère, obliger les frères et sœurs à avoir des relations sexuelles avant de les tuer ; enfoncer des morceaux de fer ou de bois dans le sexe des filles et des femmes violées. Bref, selon toujours Ruzibiza, les bourreaux prenaient du plaisir à contempler patiemment l’agonie de leurs victimes.
A ce tableau macabre, je vais y ajouter deux témoignages du même genre recueillis au début de cette année.
Il s’agit de l’assassinat de la famille Mwongereza en juin 1994 et de celui de JM qui venait de rentrer des camps de l’ex-Zaïre en 1996.
L’assassinat des membres de la famille Mwongereza est décrit par Edouard Kabagema dans son livre : « Carnage d’une nation. Génocide et Massacres au Rwanda 1994 » (Paris, Editions L’Harmattan 2001, pp.152-155). Mais d’autres éléments inédits arrivent au fur des années.
Homme d’affaires, Josias Mwongereza et toute sa famille de 48 personnes furent tués en Juin 1994 à Nyanza au Sud du pays. Les Hutu furent séparés des Tutsi. Parmi les victimes figurent entre autres son frère Jonathan Mukwikwi.
Jonathan Mukwikwi avait une femme prénommée Gloria, une Hutu aux traits tutsi. Elle a été de ce fait épargnée et est rentrée à Kigali avec sa mère. Elle avait un garçon de 5 ans, prénommé Carnot. Elle ne cessait de pleurer son mari. D’où le FPR se rendit compte que Gloria était une Hutu qui avait vu les tueries de Nyanza. Une délégation du FPR vint l’amadouer : « Nous sommes désolés de ce qui s’est passé ; pour te consoler, le Parti a jugé bon de te chercher un mari, un officier de haut rang ». Gloria refusa la proposition. Sa mère fut contactée pour qu’elle puisse convaincre sa fille mais Gloria resta intraitable. Un beau matin, des militaires de la DMI (Directorate Military Intelligence) vint la prendre. Ils préviennent sa mère : « Ta fille s’en va. Si elle ne revient pas, ce sera pour des raisons d’Etat ». Le petit Carnot fut également embarqué. Ils ne reviendront plus jamais.
Il est important de préciser que si la famille Mwongereza n’a pas fui devant l’avancée du FPR, un des membres de la famille, l’homme d’affaires Silas Majyambere, par le biais de son parti, l’UPR (Union du Peuple Rwandais), avait signé un accord de collaboration avec le FPR à Bruxelles (Belgique) en octobre 1990. Un autre jeune de la famille prénommé Aimable, s’était engagé dans le FPR et était venu dans la région en éclaireur. La famille Mwongereza avait donc toutes les raisons de ne pas s’inquiéter. Mais elle n’a pas compté avec le cynisme du FPR.
Quant à JM, il fut emprisonné à son retour au Rwanda en 1996. Sa femme est restée avec des enfants mais n’a cessé de recevoir des menaces de la DMI. Un soir, les militaires débarquent à la maison. Ils prennent les deux fils de JM. Ce sont des adolescents. Ils sont conduits dans une salle pour apprendre à tirer au pistolet car il faut défendre le pays, leur dit-on. On leur montre la gâchette. Le plus âgé est conduit dans une salle à côté. Les militaires lui disent de tirer. La cible c’est son père. Le garçon tire. Son père tombe. Les militaires font entrer le second enfant. Ils lui mettent le pistolet dans les mains, lui demandent d’appuyer sur la gâchette. Le garçon tire sur son père agonisant et l’achève. Les deux enfants sont reconduits à la maison.
Les menaces devenant insupportables, leur mère décide de s’enfuir avec ses enfants. Elle arrive en Belgique. Ses deux fils font des études universitaires. Mais le traumatisme les rattrape. L’aîné se suicide dans sa chambre. Son frère se donne lui aussi la mort par pendaison, quelques mois après.
©Gaspard Musabyimana, le 14 janvier 2008.

P.S : Si vous avez un témoignage similaire ou si voulez réagir à cet article, envoyer votre message sur notre contact ou par commentaires ou à l'auteur de ce texte =musabyimanag@yahoo.fr

http://www.musabyimana.be/
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus