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perewenceslas
Description du blog :
Le Père Wenceslas, prêtre coopérateur de Gisors (Eure) est l'ancien curé de Kigali au Rwanda.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
17.09.2007
Dernière mise à jour :
05.10.2008
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b ACTUALITES

142-LES EVEQUES DU RWANDA AVANT 1994

Posté le 06.05.2008 par perewenceslas
Légende de la Photo des Evêques du Rwanda avant 1994 (presqu'au complet)

1 Mgr Thaddée Ntihinyurwa Evêque de Cyangugu (1994) aujourd’hui Archevêque de Kigali
2 Mgr Joseph Sibomana Evêque Kibungo (décédé mort naturelle)
3 Mgr Jean-Baptiste Morandini Nonce Apostolique du Rwanda en 1994
4 Mgr Thaddée Nsengiyumva Evêque de Kabgayi massacré par le FPR le 5/6/1994
5 Mgr André Perraudin Archevêque –Evêque émerite de Kabgayi (décédé mort naturelle)
6 Mgr Joseph Ruzindana Evêque de Byumba Massacré par FPR le 5/6/1994
7 Mgr Vincent Nsengiyumva Archevêque de Kigali Massacré par le FPR le 5/6/1994
8 Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi Evêque de Butare (décédé Mort Naturelle)
9 Mgr Wenceslas Karibushi Evêque de Nyundo (décédé mort naturelle)
10 Mgr Phocas Nikwigize Evêque de Ruhengeri Porté disparu – à la frontière Congo-wandaise – vu la dernière fois avec un soldat du FPR nommé Jef originaire de Goma au Congo
11 Mgr Augustin Misago Evêque de Gikongoro –accusé de génocide, emprisonné et acquitté par le Tribunal de Kigali.


Sur les 9 Evêques du Rwanda d'avant 1994, 3 seront massacrés par le FPR, 1 porté disparu, 1 sera emprisonné.


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143-KIGALI DEMANDE DES SANCTIONS CONTRE LES JUGES

Posté le 01.05.2008 par perewenceslas
LE MINISTRE RWANDAIS DEMANDE DES SANCTIONS CONTRE LES JUGES EUROPEENS

Kigali , 28 avril 2008 (FH) - Le ministre rwandais de la justice, Tharcisse Karugarama, a demandé que des sanctions soient prises contre les juges francais Jean Louis Bruguière et espagnol Fernando Merelles, a rapporté dimanche la radio nationale rwandaise .

« Ces juges répandent des faussetés sur le génocide des Tutsi du Rwanda et le font sciemment pour des intérets plutôt politiques . Nous demandons aux différents Etats de sanctionner de tels agissements» a dit M. Karugarama mercredi dernier lors d’une conférence qui s'est tenue à Dublin en Irlande .
Selon la radio, le ministre rwandais de la justice a demandé aux gouvernements représentés lors de cette conférance de ne pas accorder de crédit aux propos de ces juges et de prendre des mesures contre tous ceux qui soutiennent et propagent l’idéologie du génocide. Il a exprimé la gratitude du Rwanda envers certains Etats, comme la Belgique, la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique, les Pays-Bas, la Finlande, la Nouvelle Zélande et la France, qui ont contribué à l’ arrestation des présumés auteurs du génocide de 1994.

Karugarama est également revenu sur la réforme judiciaire au Rwanda en la présentant comme un mécanisme nécessaire à l’ accélération des procès liés au génocide et comme une pierre angulaire à la restauration de l’ unité et la réconciliation nationale.

Les 9 mandats d’arrêts du juge français Bruguière et les 40 du juge espagnol Fernando, émis respectivement les 17 novembre 2006 et 6 fevrier 2008, concernent des membres du front patriotique rwandais (FPR) proches du Président Paul Kagame accusés de complicité dans la mort de l’ex-Président Juvénal Habyarimana pour les premiers et de génocide et de crimes contre l’humanité pour les autres.

SRE/PB/GF
© Agence Hirondelle
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144-LE GENERAL GATSINZI TEMOIGNE

Posté le 01.05.2008 par perewenceslas
Général Marcel Gatsinzi, ministre de la défense lors de sa confession devant le tribunal gacaca de Butare.

Ancien G3 à l'Etat-major de l'armée rwandaise, il était commandant de l'ESO (Ecole des sous-officiers) de Butare et commandant de place au moment où le FPR a attaqué le Rwanda le premier octobre 1990.Après l'assassinat de son frère d'arme le général Déogratias Nsabimana le 6 avril 1994 dans l'avion présidentiel, il fut nommé chef d'Etat-major des FAR (Forces armées rwandaises) mais il ne restera à ce poste que dix jours.

Sa nomination fut contestée par les militaires qui étaient sur le terrain car ils le suspectaient d'être de connivence avec l'ennemi.Il fut remplacé par le général Augustin Bizimungu actuellement incarcéré à Arusha.A Butare il fut remplacé par le colonel Tharcisse Muvunyi également en détention à Arusha dans la prison du TPIR.Marcel Gatsinzi et co-signataire de la déclaration de Kigeme appellant à l'arrêt de la guerre.

Il a rallié l'armée du FPR avec le général Léonidas Rusatira actuellement en exil en Belgique.Il est le seul rescapé de la troupe de militaires ex-FAR qui ont été incorporés dans l'APR.Son prédécesseur au ministère de la défense le général Habyarimana est en exil en Suisse.Gatsinzi est considéré comme un Hutu de service sans réel pouvoir.

Il fut humilié lors de sa comparution devant le tribunal Gacaca de Butare.Sa défection signerait son arrêt de mort.Son épouse vit en exil en Bretagne en France.

20 mars 2008


www.irwanda1.com


145-UNE RWANDAISE RECHERCHEE PAR LA FRANCE

Posté le 26.04.2008 par perewenceslas
Allemagne : une Rwandaise de la délégation de Kagame recherchée par la France
RWANDA - 25 avril 2008 - AFP
Une Rwandaise de la délégation ayant accompagné mercredi et jeudi le président Paul Kagame en Allemagne fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par la France, a indiqué vendredi un porte-parole du gouvernement allemand, confirmant une information du quotidien Die Welt.

La responsable du protocole du chef de l'Etat rwandais, Rosa Kabuye, est recherchée pour sa participation présumée dans le crash de l'avion de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, abattu en avril 1994.

La mort de Habyarimana avait servi de prétexte pour les milices extrémistes hutues pour lancer le génocide contre les Tutsis et les Hutus modérés.

En novembre 2006, le juge français Jean-Louis Bruguière avait signé neuf mandats d'arrêt contre des proches du président Kagame qu'il soupçonne d'être impliqués dans le meurtre du président Habyarimana.

Lors d'un point-presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Martin Jäger, a confirmé que ce mandat d'arrêt était "connu" du gouvernement allemand avant la visite et avait été "un thème" abordé par Berlin lors des préparatifs du voyage avec la partie rwandaise.

Berlin avait même informé Kigali des réticences allemandes, a précisé le porte-parole.

M. Jäger a expliqué que rien n'avait pu être entrepris contre Mme Kabuye, une loi allemande restreignant la compétence de la justice allemande quand il s'agit de représentants d'autres Etats qui se trouvent en Allemagne à l'invitation du gouvernement allemand, ainsi que de leur délégation.

M. Kagame a rencontré mercredi et jeudi à Berlin la chancelière Angela Merkel, le président Horst Köhler, les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, Frank-Walter Steinmeier et Heidemarie Wieczorek-Zeul.


146-KIGALI APPELLE AU SECOURS L'UNION AFRICAINE

Posté le 23.04.2008 par perewenceslas
Kigali saisit l’UA à propos des accusations espagnoles contre des officiers rwandais



APA - Kigali (Rwanda) Le gouvernement de Kigali a décidé de saisir l’Union africaine (UA) au sujet de l’affaire des 40 officiers rwandais accusés par un juge espagnol de ‘’génocide, de crimes contre l’humanité et de terrorisme’’, a appris APA lundi de source officielle.

“Nous avons porté notre dossier devant les ministres de le Justice de l’UA, à cause de cette arrogance et des abus qui caractérisent certains puissances occidentales qui sont de mèche avec des gens qui nient le génocide. Les ministres ont pris une décision”, a déclaré lundi à Kigali, le ministre rwandais de la Justice, par ailleurs Procureur général, Tharcisse Karugamara.

Il s’était rendu récemment rendu à Addis-Abeba, siège de l’UA, pour fournir des explications sur ce dossier devant ses collèges africains en conclave dans la capitale éthiopienne.

A travers sa visite, Karugamara avait également cherché à rallier à sa cause les dirigeants africains, dans ce qu’il considère comme ‘’une agression extérieure néocoloniale contre des pays africains’’.

En début d’année, le Juge Fernando Andreu de Tribunal National d’Espagne avait accusé 40 officiers rwandais de ‘’génocide, de crimes contre l’humanité et de terrorisme’’. Le Président Paul Kagame a également été mis en cause, mais ne peut être poursuivi à cause de son immunité présidentielle.

Plusieurs responsables rwandais, dont le Président Kagame et certains dirigeants de l’opposition ont vivement condamné les accusations du juge espagnol qu’ils considèrent comme un ‘’canular sans base juridique’’.

Cette action espagnole, basée sur ‘’la juridiction universelle’’ dont se prévalent certains juges occidentaux, fait suite à une action similaire initiée en 2006 par le juge français, Jean Louis Bruguière.

Dans une déclaration faite à l’issue de leur rencontre qui a eu lieu au cours du week-end à Addis-Abeba, les ministres africains de la Justice et des Procureurs généraux ont fustigé ces accusations et celles servies à d’autres dirigeants africains, soulignant qu’il s’agit là ‘’d’atteinte à la souveraineté des Etats’’.

"Les violations qui sont faites sur le principe de la juridiction universelle par certains Etats non africains, est un affront à la souveraineté des Etats », souligne le projet de déclaration signé par les ministres africains de la justice.

En conséquence, ils ont demandé à la Commission de l’UA d’étudier le dossier et de leur faire des recommandations qui seront examinées lors de la prochaine session.



SN/daj/fss/of/ APA

21-04-2008


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TPIR/RWANDA - L’ETAT DE DROIT SE TRANSFERE-T-IL COMME DES ACCUSES ? (GUICHAOUA)

Arusha, 21 avril 2008 (FH) - « L’équité et le respect des droits civils et politiques, les saines pratiques ne se décrètent pas, ne se négocient pas, ni ne se transfèrent » écrit André Guichaoua, témoin-expert au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dans une critique sévère de la justice rwandaise.

Dans ce texte paru fin janvier dans la presse française, le sociologue français, spécialiste du Rwanda, pourtant collaborateur habituel du bureau du procureur, énonce ses réserves sur les requêtes de transfert d’accusés déposées auprès de plusieurs chambres par le procureur. Le premier débat portant sur le transfert de Yussuf Munyakazi, un ex-homme d’affaires, aura lieu jeudi au TPIR.

« En revendiquant le transfert au Rwanda des archives du tribunal et des accusés encore non jugés ou non arrêtés (…) les actuelles autorités rwandaises entendent s’approprier le travail et la légitimité du TPIR alors qu’elles figuraient elles même parmi les cibles de la politique pénale de poursuite» écrit Guichaoua évoquant l’absence de toute poursuite à l’égard du FPR.

« Jusqu’où le TPIR peut il accepter de se soumettre à l’obligation de réalisme politique que l’actuel régime rwandais impose à tous les interlocuteurs internationaux au nom de leur défection devant les massacres et le génocide de 1994 ? » poursuit il.

Une telle attitude équivaudrait, selon lui, «aux mêmes erreurs du passé lorsque de tels satisfecits officiels étaient accordés aux régimes précédents ».

« Construite dans la durée au travers d’expériences et d’épreuves qui la conforte, la confiance dans le système judiciaire rwandais doit en premier lieu être reconnue et partagée par la population rwandaise et ‘’l’opinion publique’’ internationale. Ce qui n’est manifestement pas le cas » conclut-il.

PB/AT

© Agence Hirondelle




147-LE RWANDA N'EST PAS SOUS JURIDICTION FRANCAISE

Posté le 19.04.2008 par perewenceslas
Paul Kagamé : "Le Rwanda n’est pas sous juridiction française"
RWANDA - 11 avril 2008 – WEB (Jeune Afrique)
Quatorze ans après le pire massacre collectif que l’Afrique ait connu, Paul Kagamé a remis le Rwanda sur les rails du progrès en appliquant une thérapie de choc : discipline de fer, développement à marche forcée et nationalisme ombrageux. Applaudi par les bailleurs de fonds anglo-saxons, il fait néanmoins l’objet d’enquêtes internationales. Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique (à paraître dans le n°2466), le chef de l’Etat rwandais s’est livré au jeu de la vérité.

Rompues en novembre 2006 (à la suite de mandats d'arrêt émis par la justice française contre des proches de Paul Kagamé), les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ne sont pas près d’être rétablies.

Le président rwandais estime que « le mal est profond et qu’il faudra du temps pour le résoudre ». Il trouve inacceptable que « la justice d’un pays comme la France, qui porte une responsabilité dans le génocide de 1994, se soit arrogée le droit d’inculper des leaders » de son pays. S’iI note les avancées réalisées par la France depuis quelques mois (« avec Nicolas Sarkozy, le Rwanda a enfin trouvé un interlocuteur ouvert »), il souligne toutefois que « le Rwanda n’est pas sous juridiction française. »

Résolument tourné vers le futur, Paul Kagamé entend néanmoins publier, dans le courant de cette année, le rapport de la commission Mucyo sur l’implication de l’armée française dans le génocide : « C’est notre histoire, et le seul moyen d’avancer est justement de solder ce passé une fois pour toutes », déclare-t-il. Quitte à relancer la polémique autour de l’opération Turquoise, qui « n’a en rien stoppé le massacre des Tutsis », rappelle-t-il.

Le président rwandais précise aussi que c’est le Front Patriotique Rwandais « qui a mis un terme au génocide pendant que toute la communauté internationale demeurait les bras croisés » et considère que les mandats d’arrêt lancés contre une quarantaine d’officiers rwandais s’apparente à de l’acharnement. « Cela relève de l’arrogance et du mépris absolu », dit-il. Mandats d’arrêt espagnol, procédures françaises… Pour Paul Kagamé, « tout cela est politique et n’a rien à voir avec la justice. »

« Nous ne sommes pas des criminels de guerre. Nous nous sommes battus pour la liberté et les droits de notre peuple. » Le chef de l’Etat rwandais réfute toute accusation de crimes attribués à son armée, que ce soit au Rwanda ou en République Démocratique du Congo. Au sujet de la RD Congo, il nie aussi toute implication auprès du général déchu Laurent Nkunda : « Je ne m’occupe ni de Nkunda, ni de son mouvement. Leur sort et leurs revendications sont des affaires congolo-congolaises », déclare-t-il.

Paul Kagamé revient également sur l’afflux de personnalités et investisseurs anglo-saxons au Rwanda : « Peut-être est-ce à cause de la façon avec laquelle nous sommes parvenus à surmonter la tragédie du génocide. Une récompense pour la qualité de notre gouvernance, pour le bas niveau de la corruption, pour la stabilité et la sécurité qui règnent ici », conclut-t-il.



148-ENTRETIEN avec l'avocat Jordi PALOU-LOVERDOS

Posté le 18.04.2008 par perewenceslas
La radio UKURI vous propose un entretien avec l'avocat espagnol Jordi Palou-Loverdos.
Il y précise que la justice espagnole ne va pas reculer dans le dossier des 40 accusés de KIGALI.

http://r94.org/files/ploverdos.mp3

149-REVISONNISTE, le Ministre Canadien BERNIER ?

Posté le 14.04.2008 par perewenceslas
REVISONNISTE, le Ministre Canadien Maxime BERNIER ?

Que l’ONU aille au fond des choses » est le souhait qu’a émis Maxime Bernier avant son départ pour la Birmanie, où il devait participer au sommet de l’OTAN. Le ministre des Affaires extérieures du Canada faisait allusion à l’affaire Karake Karenzi, l’actuel commandant adjoint de la Force de l’ONU et de l’Union africaine au Soudan. Celui-ci est présumé responsable du meurtre de Guy Pinard, un prêtre québécois assassiné au Rwanda, le 2 février 1997. Karenzi fait l’objet d’un mandat d’arrestation international émis par un tribunal espagnol.
Missionnaire d’Afrique (père blanc), Guy Pinard n’avait sans doute jamais imaginé pareil scénario pour sa mort. Le 2 février 1997, il célébrait l’Eucharistie dans sa paroisse à Kapanga, au nord-ouest du Rwanda, lorsque celui à qui il venait de donner l’hostie l’abattit devant tous les paroissiens. Plus de dix ans après, le Canada n’est pas toujours allé au fond des choses. Et la famille Pinard demeure sans nouvelle.
Situation qui ne surprend sûrement pas la famille Simard. Comme les Pinard, les Simard attendent toujours des nouvelles d’Ottawa sur l’enquête devant faire la lumière sur le meurtre de leur frère assassiné au Rwanda. Membre de l’ordre de Sainte-Croix, P. Claude Simard a été tué à coups de marteau dans la nuit du 17 au 18 octobre 1994 à Ruyenzi, au sud du Rwanda. Plus de treize ans après, le Canada n’est pas toujours allé au fond des choses.
Pourtant dans un rapport envoyé à l’ONU en fin octobre 1994, le général Guy Tousignant, commandant des forces de l’ONU au Rwanda et remplaçant du général Dallaire, a mentionné que les agents du Front patriotique rwandais (FPR) seraient impliqués dans l’assassinat du père Simard. En outre, le capitaine Tim Isberg des Forces de l’ONU au Rwanda, a établi dans son enquête que l’ordre de tuer le père Simard serait venu du haut niveau du FPR.
Si dormir au gaz semble être le propre du gouvernement canadien, ce n’est pas partout pareil. En tout cas pas en Espagne. Le Tribunal central d’instruction du Royaume d’Espagne a émis, le 6 février dernier, une quarantaine de mandats d’arrêt internationaux dont deux visent les présumés responsables des assassinats des prêtres québécois.
Me Jordi Palou-Loverdos est allé au fond des choses. L’enquête qu’il a menée impute la responsabilité du meurtre du père Pinard à Karake Karenzi, qui dirigeait à l’époque les services de renseignement militaire. Fred Ibingira, commandant du 157e bataillon de l’Armée patriotique rwandaise en 1994, est pointé pour sa responsabilité dans la mort du père Simard.
Mais que reprochait-on à nos deux ecclésiastiques ? Leur connaissance des profondeurs du Rwanda qui faisait d’eux des témoins gênants aux yeux du nouveau régime politique. Père Simard a eu la mauvaise idée de se rendre à Kigali pour se plaindre de multiples disparitions et assassinats qui survenaient dans sa commune. Il a été tué après son retour de la capitale rwandaise. Seth Sendashonga, ministre de l’Intérieur du gouvernement du FPR, qui avait reçu le père Simard à Kigali, a lui aussi été liquidé par un commando en mai 1998, à Nairobi. Quant au père Pinard, il n’avait pas compris que le FPR était hostile aux gueulards. En fin 1996 et début 1997, le FPR semait la terreur et la mort dans le nord-ouest du Rwanda. Notre père Pinard ne se gênait pas pour les dénoncer. Et il l’a chèrement payé.
Il était donc hors de question que le FPR épargne ceux qui pouvaient constituer un frein à l’exécution de la stratégie politique qu’il avait adoptée. Stratégie consistant à « calomnier l’Église Catholique qui prêche en faveur de l’égalité des hommes et qui a contribué à l’éducation des masses populaires ; liquider les prêtres Hutus ; terroriser les missionnaires et religieux catholiques pour qu’ils abandonnent le Rwanda et assassiner les vieux missionnaires qui connaissent l’histoire du Rwanda et ceux qu’ils considèrent comme responsable de la perte du pouvoir après des siècles de domination Tutsi ; menacer les troupes étrangères et manipuler la MINUAR. » (Pp 61-62 de l’ordonnance du tribunal central d’instruction du Royaume d’Espagne)
Qu’entend Maxime Bernier par « aller au fond des choses » ? S’il veut brasser les affaires afin de laisser jaillir la lumière sur les meurtres des prêtres québécois, il devra bien attacher sa tuque. Parce que plusieurs avant lui ont osé plonger au fond des choses et se sont vu affubler les qualificatifs de négationniste, révisionniste, raciste. De nos jours, il semble que l’histoire du Rwanda ne se lit qu’avec les seules lunettes obtenues auprès du vaillant homme fort qui a pacifié les collines rwandaises en 1994...

150-UN FAUX TEMOIN CONFESSE AU TPIR

Posté le 12.04.2008 par perewenceslas
Un faux témoin devant le TPIR évoque des pressions Rwandaises pour mentir.

10.04.08

TPIR/KAREMERA - UN TEMOIN DECLARE AVOIR ACCUSE FAUSSEMENT UN EX-POLITICIEN
Arusha, 10 avril 2008 (FH) - Un témoin du procureur au procès Karemera devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a affirmé jeudi lors de son contre-interrogatoire qu'il avait accusé faussement un ancien politicien afin d'être libéré de sa prison au Rwanda.
En 2005 et 2006, le témoin protégé et surnommé BTH avait notamment affirmé que Joseph Nzirorera, ancien secrétaire général de l’ex-parti au pouvoir au Rwanda, avait ordonné, dès le 7 avril 1994, que des Tutsis de Ruhengeri (nord) soient massacrés.
BTH, qui était détenu au Rwanda, a été par la suite libéré et a fui son pays. C’est dans son exil qu’il a révélé avoir été forcé de témoigner contre certaines personnes accusées devant le TPIR dont Nzirorera. Le tribunal, prévenu de ce revirement, a ordonné qu'il soit entendu de nouveau.
Jeudi, il a affirmé que lui-même ainsi que d’autres personnes détenues au Rwanda avaient reçu l’ordre de porter de faux témoignages devant le TPIR. Afin de crédibiliser ses premiers témoignages il avait reconnu avoir tué 5 puis 6 tutsis ce qu'il a nié. "Je n'ai tué personne et d'ailleurs dans mes dossiers judiciaires je n'ai jamais été accusé de meurtre (...) tout cela était des inventions" a-t-il dit.
«Nous avions déjà passé une longue période en prison et lorsqu’on nous a demandé de donner ces témoignages mensongers nous pensions que c’était une voie de sortie qui nous était offerte », a-t-il expliqué. BTH a expliqué que de tels ordres devaient être exécutés d’autant plus qu’ils venaient des « autorités ».
L’avocat de Nzirorera, Me Peter Robinson (Etats-Unis), ayant relevé plusieurs contradictions dans ses deux précédentes dépositions, BTH a répondu : « il était facile de se contredire parce que nous racontions des mensonges et à certains moments il était difficile de se rappeler ce qu’on avait dit auparavant ». « Nous devions répéter un texte que nous avions appris et qui n’était pas la vérité », a-t-il poursuivi.
Nzirorera est jugé depuis septembre 2005 avec deux autres responsables du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), le parti de l’ex-chef de l’Etat rwandais Juvénal Habyarimana dont la mort, le 6 avril 1994, au cours d’un attentat aérien, a déclenché le génocide des Tutsis.
Les coaccusés de Nzororera sont Matthieu Ngirumpatse, le président du parti, et Edouard Karemera, un de ses vice-présidents.
BTH devrait également comparaître, à la demande de la défense, dans le procès de quatre anciens ministres et dans celui de quatre officiers dont deux anciens chefs d’état major. Jeudi matin le procureur, qui avait recueilli ses premières dépositions a attiré l'attention du témoin sur le risque d'être mis en accusation pour outrage à la cour aprés avoir reconnu des faux témoignages. Le témoin en a profité pour faire part de ses inquiétudes pour sa sécurité.
Alors que depuis le début des audiences en 1997 les accusations de faux témoignages se sont multipliées au TPIR, un premier témoin a été jugé et condamné pour cela à la fin de l'année dernière et vient d'être libéré aprés avoir effectué neuf mois de prison.
AT/PB/GF
© Agence Hirondelle


151 CARLA DEL PONTE MUSELEE PAR LES AUTORITES SUIS

Posté le 10.04.2008 par perewenceslas
Carla del Ponte muselée par les autorités suisses

http://www.swissinfo.ch/fre/multimedia/video.html?siteSect=15045&ty=df&ne_id=8943482&type=real&bcst=y

Carla Del Ponte Muselée par la SUISSE


TPIR/RWANDA - CARLA DEL PONTE RAPPELEE A SES OBLIGATIONS DE RESERVE

Arusha, 8 avril 2008 (FH) - Le ministère suisse des Affaires étrangères a rappelé Carla Del Ponte, ancien procureur des tribunaux internationaux devenue ambassadeur en Argentine à ses obligations de réserve après la parution de son livre sur son expérience de procureur.

Selon le journal suisse La Liberté, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a interdit à Mme Del Ponte de présenter son livre qui est paru le 3 avril dernier à Milan aux éditions Feltrinelli.

Ce livre intitulé « la traque, moi et les criminels de guerre » met en cause les Etats-Unis pour leurs réticences, notamment, à laisser poursuivre le FPR au pouvoir au Rwanda.

« Il y a dans l’ouvrage des déclarations qui ne peuvent être faites en tant que représentante du gouvernement suisse» a affirmé M. Jean Philippe Jeannerat, porte parole du DFAE.

Ce livre qui évoqué également le cas de Jean Bosco Barayagwiza, relaché par le TPIR puis de nouveau mis en accusation après des manifestations à Kigali, a été publié en italien, une version en anglais est prévue pour janvier prochain.

PB
© Agence Hirondelle

**************************************


swissinfo.ch

La diplomatie suisse a interdit à Carla Del Ponte de présenter à Milan
son livre consacré à son expérience en tant que procureure du Tribunal
pénal international pour l'Ex-Yougoslavie. A Berne, on juge cette
promotion incompatible avec sa fonction d'ambassadrice.

Carla Del Ponte aurait dû présenter «La chasse, moi et les criminels
de guerre» dimanche dernier dans la capitale lombarde. Or, le
Ministère des Affaires étrangères a mis son veto, dans une lettre
adressée la veille à la nouvelle ambassadrice de Suisse en Argentine.
La missive se conclut par cette phrase: «Nous vous remercions pour un
retour rapide à Buenos Aires».

«Il y a dans l'ouvrage des déclarations qui ne peuvent être faites en
tant que représentante du gouvernement suisse», a indiqué lundi le
porte-parole du Ministère.

Le livre, qui paraît aux éditions Feltrinelli, a été écrit en
collaboration avec Chuck Sudetic, un reporter du New York Times. Il
évoque les obstacles auxquels Carla Del Ponte à dû faire face dans sa
traque des principaux responsables des crimes de guerres dans les
Balkans dans les années 90, mais également au Rwanda, où elle a aussi
été procureure.

Elle y accuse notamment les indépendantistes du Kosovo de s'être livré
à un trafic d'organes prélevés sur leurs prisonniers serbes. Et
affirme que l'actuel premier ministre de la province devenue
indépendante était au courant.
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