Monsieur Paul Kagame
Président du Rwanda
Kigali, Rwanda
Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Entre deux assassinats
Me feriez-vous le grand honneur de m’ajouter à votre liste noire de négationnistes,
http://www.africatime.com/rwanda/nouvelle.asp?no_nouvelle=391016&no_categorie=
révisionnistes et racistes, aux côtés des Lugan, Palou-Loverdos, Péan, Philpot et Verlinden ? L’un de vos apôtres au Québec, Gil Courtemanche, m’a écrit dernièrement que j’étais l’un des visages du fascisme. Voilà qui devrait vous suffire pour acquiescer à ma demande.
http://syfia-grands-lacs.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=935
Je vous concède cependant que, pour ce qui est du révisionnisme, je ne vous arriverai jamais à la cheville. Depuis que vous avez commencé à vous emparer du pouvoir par la force, avec l’aide de vos amis américains, vous avez réussi à gommer des pans entiers de l’histoire rwandaise, à un point tel que, dans les manuels d’histoire désormais prescrits aux écoles secondaires de votre pays, l’histoire du Rwanda commence en 1994.
http://syfia-grands-lacs.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=935
Grâce à vous, en Occident, la plupart des gens qui ont déjà entendu parler du Rwanda n’en ont retenu qu’un mot ressassé par les médias depuis des années : génocide. Le drame rwandais se résume à cent jours en 1994. Rien avant et rien après. Selon la version officielle de l’histoire, le diable s’est mis à sévir tout à coup, puis vous, le sauveur, êtes arrivé.
Quel virtuose vous êtes !
Vos qualités de grand maitre de la désinformation n’ont d’égal que vos talents de belligérant. À la tête de quelques divisions de l’armée ougandaise composées de soldats professionnels ougandais, étrangement surnommées « Armée patriotique rwandaise » (APR) et associées à l’organisation politique qu’est le « Front patriotique rwandais » (FPR), vous avez merveilleusement commencé à appliquer les leçons apprises dans un collège militaire américain. Vous avez réussi à envahir une partie du Rwanda en 1990, à en massacrer la population, et à exclure totalement les ONG et les médias des zones dont vous vous étiez emparé. Seuls vos conseillers stratégiques américains faisant la navette avec leur ambassade à Kigali y avaient accès.
Des centaines de milliers de Hutus expulsés par l’APR/FPR de la zone sous votre emprise se sont ainsi retrouvés dans des camps de réfugiés intérieurs au Rwanda. L’idéologie génocidaire que vous aimez brandir n’est-elle pas avant tout la frustration et la colère d’un peuple assiégé et massacré ? Permettez-moi de faire un parallèle avec le Canada.
Qu’aurait fait le Canada avec les Canadiens d’origine japonaise si…
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Canada a interné la quasi-totalité des Canadiens d’origine japonaise. Il a fallu au Canada plus d’un demi-siècle pour présenter des excuses aux civils canadiens innocents qui avaient été ainsi malmenés. Pourtant, aucune armée japonaise n’avait envahi le pays.
Au Rwanda, en 1990, une puissante armée partie d’Ouganda et équipée du matériel le plus moderne est entrée sur le territoire avec la complicité des États-Unis. Cette guerre n’a pas été déclenchée pour mettre fin à des tueries. Le Rwanda n’avait rien d’une dictature sanguinaire. Une université avait même été fondée à Butare par un Québécois, le père Georges-Henri Lévesque. Cependant, le Rwanda avait le défaut d’être un pays francophone,
http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2000/01.20/levesque.html
ce qui nuisait considérablement aux visées des États-Unis dans la région.
À la tête des troupes de l’APR/FPR, vous avez envahi le Rwanda en 1990, massacrant des civils et terrorisant la population en général. Que serait-il arrivé au Canada en pareil cas ? Que se serait-il produit si les Japonais avaient envahi la Colombie-Britannique et si leur armée, en route vers Ottawa, avait massacré ou expulsé une partie de la population de l’Ouest canadien ? Qu’aurait été la réaction des Canadiens si leurs concitoyens d’origine japonaise s’étaient employés à cacher des vivres et des médicaments pour aider l’armée japonaise dans sa marche ?
De telles circonstances ne se sont jamais présentées au Canada, mais si l’on se fie à la réaction des autorités canadiennes pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elles n’ont pas hésité à interner massivement des innocents, on peut facilement imaginer que la réaction contre les Canadiens d’origine japonaise aurait été beaucoup plus violente dans un scénario semblable à celui du Rwanda.
L’idéologie du génocide, comme vous dites, n’a rien d’une idéologie et tout de la fureur induite par une guerre d’agression impitoyable. Le génocide a eu lieu, mais il n’était pas le résultat d’un sombre complot à teneur idéologique. Le génocide rwandais n’a rien à voir avec le sort réservé aux Juifs par les nazis.
La phase finale de la prise du pouvoir
En 1993, après trois années de carnage, vous avez négocié un semblant de cessez-le-feu à Arusha, le temps de faire entrer jusqu’au coeur de Kigali les armes lourdes dont vous aviez besoin pour l’assaut final.
Le 6 avril 1994, vous fichant éperdument du sort des Tutsis de l’intérieur, vous avez fait abattre, avec un missile acheté à l’URSS par l’Ouganda, l’avion transportant Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, qui étaient alors respectivement présidents du Rwanda et du Burundi. L’attentat ayant déclenché les massacres que l’on qualifiera plus tard de génocide, comme vous le prévoyiez, vous vous êtes mis à arroser copieusement Kigali au moyen des lance-roquettes multiples que vous aviez stockés sur place en contravention de l’accord de paix d’Arusha.
Pendant le génocide des Tutsis déclenché par vos bons offices, votre APR/FPR a poursuivi ses massacres, les mettant systématiquement sur le compte des génocidaires hutus. Vos soldats ont exterminé des Hutus, des opposants gênants ainsi que des étrangers. Comment se fait-il qu’on ne parle pas de génocide pour qualifier les actes de l’APR/FPR ? Il faudrait peut-être poser la question à vos Blancs menteurs.
Parmi les victimes de l’APR/FPR en 1994 se trouvent le père Claude Simard, qui avait osé se plaindre des exécutions sommaires pratiquées par l’APR/FPR, ainsi que la famille de Corneille Nyungura. Le père de Corneille, un Tutsi ambitieux, avait fondé un parti d’opposition au Rwanda. C’était un adversaire politique du président Habyarimana, mais il avait le défaut, aux yeux de l’APR/FPR, d’avoir trop d’accointances hutues et de s’être lui-même fait hutu, ce qu’une simple formalité administrative permettait. Les soldats de l’APR/FPR sont entrés un jour chez lui pour lui trouer la peau. Corneille a eu la vie sauve en se cachant dans la maison et a pu s’échapper. Il est devenu la grande vedette québécoise que l’on connait aujourd’hui.
À entendre vos défenseurs au Québec, comme le bon père Callixte Kabayiza, les centaines de milliers de réfugiés intérieurs et les civils assassinés par l’APR/FPR n’auraient été rien d’autre que des « dommages collatéraux » de la guerre. Sauf votre respect, permettez-moi de souligner que c’est l’une des manifestations les plus flagrantes de la culture du mensonge que vous répandez et à laquelle vos défenseurs adhèrent aveuglément.
Les massacres se poursuivent
Une fois bien installé au pouvoir à Kigali, vous avez envoyé vos troupes pourchasser les réfugiés qui avaient fui au Congo. Vous avez assassiné encore une fois des observateurs étrangers gênants pour libérer les zones où votre armée devait passer sans se faire voir.
http://www.monuc.org/news.aspx?newsID=16965
Vous avez pilonné impitoyablement des camps de réfugiés à l’arme lourde. Des centaines de milliers de réfugiés sont morts aussi de la faim et du choléra. Plus tard, vous avez créé de nouveaux réfugiés, cette fois congolais, qui ont dû fuir la terreur amenée dans votre pays par l’APR/FPR, qui prétend encore aujourd’hui y faire la chasse aux génocidaires. Votre homme de main au Congo, Laurent Nkunda,
http://www.monuc.org/news.aspx?newsID=16965
parachève votre œuvre là-bas. Il a fondé au Kivu, une province du Congo près du Rwanda, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui se pose en défenseur de la minorité tutsie congolaise, mais qui n’est rien d’autre que votre cheval de Troie au Kivu.
Certains réfugiés congolais se sont retrouvés au Québec. Ils en ont vraiment ras le bol d’entendre vos défenseurs dire que vous êtes l’homme qui a « mis fin au génocide rwandais ». Pour eux, vous ressemblez plutôt à l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité.
En tout, la guerre que vous avez transportée au Congo depuis 1994 a fait quatre-millions de morts. Si l’on ajoute à ce bilan le million de morts du Rwanda, on arrive au total de cinq-millions de morts, sans compter les blessés et les réfugiés encore vivants. Mes amis congolais et rwandais n’ont-ils pas un peu raison de se plaindre de vous ?
La culture du mensonge
Si je m’intéresse au Rwanda, c’est que la culture du mensonge dont vous êtes si profondément imprégné n’est pas du tout l’apanage d’une ethnie rwandaise. Elle existe aussi dans mon pays, où elle est florissante. C’est cette culture qui a permis, par exemple, aux Trudeau, Chrétien et Harper de maintenir la nation québécoise sous l’emprise du pouvoir fédéral, notamment en 1970, en 1980, en 1982, en 1990, en 1995 et encore aujourd’hui. Vous connaissez Jean Chrétien, n’est-ce pas ? C’est lui qui vous a dit, en 1997, qu’il ne vous tiendrait pas rigueur de l’assassinat de son ancien camarade de classe, le père Guy Pinard.
Guy Pinard en savait trop, n’est-ce pas ? Il venait de découvrir un charnier laissé par l’APR/FPR. Alors, le 2 février 1997, sur l’ordre de votre chef du renseignement militaire, Karake Karenzi, qui semble être une personne tout à fait fréquentable aux yeux du ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, l’un de vos sbires a assassiné le père Pinard pendant qu’il célébrait la messe. Le père Pinard venait de donner la communion à votre homme. Celui-ci a alors dégainé son arme et a tué froidement le pauvre père.
À titre de Québécois, membre d’une nation colonisée, asservie et dominée d’abord par la force, et ensuite par le mensonge, j’éprouve naturellement de la sympathie pour ceux qui, ailleurs dans le monde, ont subi des atrocités et qui subissent aujourd’hui le mensonge.
Dans le cas du Rwanda et du Congo, ma sympathie est d’autant plus grande que les souffrances des Rwandais et des Congolais tirent leur origine de drames récents beaucoup plus meurtriers que ceux que les ancêtres des Québécois ont connus. En 1837, les Britanniques ont massacré sans pitié les patriotes québécois et terrorisé la population pour maintenir leur régime féroce d’exploitation coloniale, mais les Québécois d’aujourd’hui n’ont pas subi eux-mêmes une violence comparable, et encore moins la violence qu’ont subie les Rwandais et les Congolais.
Agents, défenseurs et portevoix
Au cours des derniers jours, vos défenseurs au Québec ont redoublé d’ardeur pour cultiver le mensonge conformément à vos consignes. On retrouve vos défenseurs principalement à La Presse, à Radio-Canada, au sein des associations sélectives regroupant certaines victimes du drame rwandais ainsi que dans certains milieux universitaires. Leur stratégie est simple : bâillonner les chercheurs de vérité.
Il est intéressant de constater qu’en plus d’abriter vos défenseurs, La Presse et Radio-Canada sont les deux principaux organes de propagande des adeptes de la culture du mensonge qui visent à asservir la nation québécoise. Le mensonge se porte presque aussi bien au Québec qu’au Rwanda. Récemment, alors que les statistiques montraient tout le contraire, les éditorialistes de La Presse et les journalistes de Radio-Canada se sont efforcés de convaincre le public que le français, langue de la nation québécoise, faisait des progrès au Québec.
À Radio-Canada, on se contente d’entretenir la confusion au sujet du Rwanda. On emploie à toutes les sauces les mots « génocide » et « génocidaire ». Les journalistes sont en général des amateurs qui ne comprennent rien à rien, mais qui sont généreusement rémunérés avec des deniers publics pour ne pas chercher à savoir autre chose que l’information prédigérée fournie directement par d’autres organes de propagande cultivant le mensonge.
Ainsi, un journaliste du site Web de Radio-Canada écrivait le 28 mars que des mandats d’arrêt internationaux concernant entre autres le meurtre du père Guy Pinard avaient été délivrés par l’Espagne deux semaines plus tôt. En fait, les mandats ont été délivrés le 6 février, et j’avais informé Radio-Canada à l’époque, qui n’avait pas cru bon d’en parler. Il est certain qu’il est plutôt gênant pour une boite à propagande disposant d’un budget de plus d’un milliard de dollars de devoir admettre qu’elle est en retard de deux mois dans les nouvelles concernant le meurtre d’un Québécois, mais le journaliste a quand même admis l’erreur en réponse au courriel que je lui ai envoyé. Puis, il a apporté la correction dans la page Web.
Malgré ce changement, l’article en question dans le site Web de Radio-Canada demeure un morceau d’anthologie
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/03/28/013-pretres-morts-rwanda.shtml
à la gloire de l’incohérence. Figurez-vous qu’on y dit en caractères gras que le Père Guy Pinard était un témoin gênant pour les génocidaires ! Si ce n’était pas si tragique, ce serait franchement drôle. Radio-Canada vous traite ainsi officiellement, vous et votre camarade Karenzi, de génocidaires. Quel revirement ! Radio-Canada vient de décréter la fin de la théorie du génocide unique des Tutsis. Désormais, le génocide des Hutus existe bel et bien, lui aussi. Vous m’en voyez comblé de joie pour mes amis rwandais et congolais qui souffrent en silence, meurtris par la perte de leurs proches, puis bâillonnés et affligés des accusations les plus ignobles. Mais, si j’étais vous, je m’empresserais de faire parvenir une note diplomatique de protestation à Maxime Bernier.
À La Presse, André Noël se fait régulièrement le portevoix du père Kabayiza
http://www.cyberpresse.ca/article/20080328/CPACTUALITES/803280636/1019/CPACTUALITES
et de son association, Page-Rwanda, qui jouent le rôle d’agents du FPR au Québec. Les articles de M. Noël sont souvent constitués essentiellement d’une série de citations reprenant les déclarations de ces agents. La stratégie entourant ces déclarations est simple : toute personne crédible osant vous pointer du doigt publiquement pour vos innombrables crimes, vous et vos camarades de l’APR/FPR, est immédiatement accablée d’accusations de négationnisme, de révisionnisme et de racisme.
La conférence du 29 mars au Gesù
la conférence du 29 mars peut être visionnée en ligne. Vous la trouverez à l’adresse suivante :
http://video.google.fr/videoplay?docid=5847671951466736255
Pourtant, il est difficile d’être plus négationniste que vos défenseurs et vos agents au Québec. J’ai eu l’occasion de les voir à l’oeuvre en personne lors de la conférence donnée samedi dernier, le 29 mars 2008, dans l’amphithéâtre du Gesù, à Montréal, par Robin Philpot, Pierre Péan et Jordi Palou-Loverdos, en présence du modérateur Normand Lester. Une bonne partie de vos agents avaient été dépêchés à la conférence dans un autocar affrété par l’ambassade du Rwanda à Ottawa.
Normand Lester a commencé la conférence en affirmant et en répétant plusieurs fois que personne ne niait que les Tutsis aient été victimes d’un génocide au Rwanda en 1994 et que le seul négationniste connu était l’ex-président Bill Clinton, qui, comme le prouve la documentation obtenue à ce sujet, a donné l’ordre à Madeleine Albright, en 1994, de tout faire pour qu’il ne soit pas question de génocide au Rwanda devant les Nations Unies. Clinton ne voulait pas que les États-Unis soient forcés d’intervenir au Rwanda.
En effet, il existe une loi aux États-Unis qui oblige ce pays à intervenir militairement en cas de génocide n’importe où dans le monde. La présence des États-Unis et de ses alliés aurait peut-être pu arrêter le génocide, mais Clinton a préféré vous laisser le champ libre. Les Tutsis massacrés n’étaient qu’une quantité négligeable. Les Français ont réussi à sauver bien des Rwandais d’une mort certaine, grâce à l’opération Turquoise, mais les Américains, les Canadiens et les Britanniques ont préféré détourner le regard pour que se consume le massacre devant les aider plus tard à dilapider les richesses minières du Congo.
Mais, revenons à la conférence. Après la déclaration sans ambigüité de Normand Lester, on se serait attendu à ce que l’auditoire soit rassuré quant aux intentions des conférenciers, qui avaient déjà fait l’objet dans le passé de nombreuses accusations de négationnisme, de révisionnisme et de racisme de la part de vos agents. Comme je l’ai dit au début de la présente lettre, les trois conférenciers sont sur votre liste noire. Mais, au contraire, vos agents et vos défenseurs ont d’entrée de jeu attaqué le modérateur sans relâche, comme une meute d’enragés, à coups d’invectives et de hurlements. Sauf à quelques rares occasions, qui n’ont heureusement pas eu de conséquences fâcheuses, le reste de l’auditoire est demeuré calme devant ces provocations d’une rare violence verbale.
Dès le début, une femme blanche, à l’accent européen, a essayé d’enterrer le modérateur, Normand Lester, en l’accusant de tous les maux. Assise dans les premières rangées, elle gueulait sans cesse des insultes et s’efforçait ainsi de nuire au déroulement de la conférence. Elle s’est calmée un peu lorsqu’un agent du service d’ordre est venu lui dire que, si la conférence ne lui plaisait pas, elle pouvait toujours s’en aller.
Une autre femme de race blanche à l’accent européen, qui était assise plutôt à l’arrière, a également hurlé à plusieurs reprises diverses accusations, notamment lorsque le conférencier Pierre Péan a demandé à la salle d’observer un moment de silence à la mémoire des victimes du génocide et des autres massacres perpétrés depuis 1990 au Rwanda et dans la région des Grands Lacs africains. La femme a refusé d’observer le silence et, pendant que tout le monde se taisait, a accusé bien fort M. Péan d’instrumentaliser les émotions des gens.
Pendant la période de questions, à la fin de la conférence, une autre femme est allée raconter au micro que Normand Lester avait été congédié par Radio-Canada pour avoir tenu des propos haineux, ce qui est évidemment un mensonge pur et simple. Normand Lester a alors fait preuve du sang-froid et de la dignité remarquables qui l’ont caractérisé ainsi que les conférenciers tout au long de la conférence. Il a simplement demandé à la dame s’il s’agissait d’une question. Lorsqu’elle lui a répondu par la négative, il a répliqué : « Je vois. Vous avez dit ça pour me flétrir. » Puis, il a laissé la dame poser sa question.
Bref, après avoir menacé les propriétaires du Gesù et les Éditions des Intouchables, avant la conférence, vos agents et vos défenseurs se sont employés à bâillonner les conférenciers. Heureusement, ils n’ont pas réussi. Et heureusement aussi, la police de Montréal ayant dépêché sur place une vingtaine d’agents armés, aucune agression physique n’a eu lieu.
Le témoignage de Pierre Péan
Le bilan - Pierre Péan et Jordi Palou-Loverdos à CIBL
Partie 1
http://cibl1015.com/node/203561
Partie 2
http://cibl1015.com/node/203537
La conférence portant sur le thème de la « difficile recherche de la vérité » à propos du Rwanda, Pierre Péan a décrit l’enfer qu’il traverse depuis qu’il a entrepris de dénoncer vos crimes. Il fait l’objet de nombreuses poursuites pour diffamation et pour incitation au racisme qui lui ont été intentées grâce à votre efficace propagande et grâce à votre argent et à celui de vos défenseurs. Il n’a jamais été condamné et ne le sera jamais par un tribunal digne de ce nom, mais il ne fait aucun doute que le fardeau financier de sa défense lui est très lourd à porter. De plus, sa fille a dû faire ses études accompagnée d’un garde du corps. On a systématiquement sali sa réputation dans les journaux en le traitant de négationniste, révisionniste, raciste et xénophobe. Après avoir mené une brillante carrière de journaliste et d’écrivain, au cours de laquelle il a pourfendu la France pour ses entreprises coloniales et néocoloniales et révélé de nombreux scandales, notamment sur le passé de François Mitterrand, on a fait de lui un paria pour avoir osé dénoncer vos crimes.
M. Péan a donné une réponse des plus intéressantes à l’une des nombreuses questions agressives dont l’ont assailli vos agents et défenseurs à la fin de la conférence. À l’intention d’un homme agité qui l’accusait de ne rien connaitre du Rwanda pour ne s’y être jamais rendu, il a expliqué qu’à l’époque de l’URSS, il valait mieux ne pas s’y rendre pour savoir ce qui s’y passait, mais plutôt se fier aux transfuges qui réussissaient à échapper au régime et qui pouvaient parler librement des goulags.
Bref, la conférence a eu lieu. La vérité est lâchée. Elle est en liberté et elle va vous mordre. Je vous le dis avec toute l’irrévérence qui caractérise l’esprit égalitaire des Québécois : gare à vos fesses présidentielles !
Je reviens à ma demande initiale. Être ajouté à la liste noire des hommes courageux qui traquent sans relâche l’un des dictateurs les plus sanguinaires que la planète ait connus depuis Adolphe Hitler serait un immense honneur pour moi. J’attends impatiemment votre réponse, qui viendra peut-être par la voix de vos défenseurs à La Presse ou de votre grand ami Gil Courtemanche. Qu’ils me consacrent négationniste, révisionniste, raciste, xénophobe ou fasciste. Qu’ils jettent sur moi l’anathème. Que je devienne la bête noire des menteurs.
Vos commentaires:
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2 avril 2008
Paul Kagame, cerveau du génocide des tutsis de l’intérieur
(par Dr. Guillaume Murere, Gatineau-Québec)
La sortie du film ‘J’ai serré la main du diable’ mettant en scène la version du Sénateur Roméo Dallaire sur le génocide rwandais a ravivé les débats sur ce sujet. C’est tout à fait normal puisque, 13 ans après les événements, ce crime horrible n’est toujours pas résolu : la communauté internationale peine toujours à trouver les planificateurs de ce génocide.
Au départ, les médias ont imposé la version que le génocide rwandais a été planifié et exécuté par des hutus. Mais, contre toute attente, après des dépenses de plus d’un milliard de dollars et le concours des services de renseignements des grands pays de ce monde : États-Unis, Angleterre, Canada, Belgique, Israël …, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), n’a pas trouvé de preuves de planification de ce génocide, partialement dit ‘des tutsis’, par des hutus. (L’ethnie évoquée ici est celle à laquelle l’individu est réputé appartenir. Elle peut être différente de l’ethnie à laquelle l’individu s’identifie et de l’ethnie dans laquelle l’individu est classé par le détenteur du pouvoir).
Ce résultat était dès le départ tout à fait prévisible. En effet, le renseignement est la grande force de M. Kagame dont les agents avaient infiltré toutes les sphères de la société rwandaise. Si donc des preuves de planification du génocide rwandais par des hutus existaient, Kagame les auraient depuis longtemps mises à la disposition du TPIR et aurait ainsi planté le dernier clou dans le cercueil de ses adversaires. Et pourtant, malgré ce vide, tous les experts sont formels : les tueries aux Rwanda en 1994 étaient si systématiques qu’elles doivent avoir été planifiées. Qui en est alors le planificateur ? Qui en est le cerveau ? Puisque les recherches du côté hutu n’ont donné aucun résultat, ne serait-il pas logique de chercher dans l’autre camp, le Front Patriotique Rwandais (FPR) ? Voici quelques observations :
1. Kagame a attisé la haine contre ceux réputés tutsis par des massacres de masses et systématiques contre la population majoritairement hutue. En 2001, dans une lettre ouverte à Kagame, Alphonse Furuma, ancien cadre du FPR, a confirmé caractère délibéré de ces massacres en ces termes « Depuis le début des négociations des Accords de Paix d’Arusha, jusque fin 1996, vous (Kagame, ndlr) avez institué une politique délibérée d’extermination, par tous les moyens, de la population hutue des régions de l’Umutara, Kibungo et Bugesera ». Les crimes de l’armée de Kagame sont documentés de façon très détaillée par le Lieutenant Abdul Ruzibiza, ancien membre des escadrons de la mort de Kagame. (Voir son livre « Rwanda : histoire secrète », Éditions du Panama 2005). Comme cela arriverait dans toute société dans des circonstances similaires, ces massacres de masses et systématiques par les hommes de Kagame, réputés tutsis, contre la population majoritairement hutue, ont attisé la haine contre ceux réputés tutsis et affaibli les forces modérées, lesquelles étaient dominantes au début la guerre (Octobre 1990-Février 1993). Le fait de gens réputés tutsis commettant des massacres systématiques contre d’autres groupes de populations, n’est-ce pas la pire propagande haineuse contre ceux réputés tutsis ? Kagame, a pris de gros moyens pour détruire la paix sociale patiemment réalisée sous le régime de Habyarimana pendant 17 ans au cours desquels il n’y a pas eu de conflit à caractère ethnique.
2. Kagame a détruit la coalition entre les partis d’opposition de l’intérieur avec le FPR, laquelle coalition empêchait que la guerre ne dégénère en conflit ethnique. En 1992, les partis d’opposition intérieure : le MDR (majoritairement hutu), le PL (majoritairement tutsi) et PSD avaient formé une coalition avec le FPR (majoritairement tutsi). Avec cette coalition en place, le conflit était formellement une lutte non-ethnique pour le partage du pouvoir. Des négociations déjà engagées à Arusha en Tanzanie suscitaient beaucoup d’espoir de paix. Mais, pour Kagame que la réussite des négociations aurait empêché d’accéder au pouvoir sans partage, tous les prétextes étaient bons pour détruire cette coalition et ainsi faire échouer les négociations de paix. En date du 08 février 1993, prétextant que le massacre de Bagogwe, groupe réputé tutsi, avait été commis par les forces gouvernementales, Kagame ordonna une attaque massive dans la préfecture de Ruhengeri. Le bilan fut très lourd : plus 40,000 civils hutus furent massacrés par l’armée de Kagame. En conséquence, la pression sur les partis d’opposition intérieure devint intenable : Il n’était plus défendable de faire coalition avec un parti qui massacrait des civils innocents, massivement et au grand jour. La coalition des partis intérieurs avec le FPR éclata. De plus, chacun de ces partis éclata en deux factions, l’une dénommée « Hutu Power », pro-hutu, pro-gouvernemental et anti-FPR, l’autre pro-tutsi, pro-FPR et anti-gouvernemental. La confrontation sur base ethnique était désormais difficile à éviter, la moindre étincelle pouvait l’allumer.
3. Dans son témoignage (http://www.inshuti. org/ruzibiza. htm), Ruzibiza nous apprend que bien avant 1994 Kagame avait instruit ses infiltrés à l’intérieur du Rwanda, notamment au sein des « Interahamwe » (la milice réputée hutue qui participa au génocide de ceux réputés tutsis de l’intérieur), de massacrer les tutsis de l’intérieur pourvu que les crimes soient imputables à la partie gouvernementale. Voici, selon Ruzibiza, une partie de la liste de ceux que Kagame avait donné instruction d’éliminer : « Tout tutsi de l’intérieur (sacrifier les Tutsi de l’intérieur) ; les intellectuels tutsis réfractaires à l’idéologie du FPR, par exemple Lando qui l’a échappé plusieurs fois ; Les Tutsis habitant regroupés dans des endroits retirés ». Dans le même témoignage, Ruzibiza révèle que « c’était la stratégie habituelle de Kagame, pour justifier la reprise des hostilités, de démontrer que le gouvernement viole les droits de la personne en ordonnant l’assassinat de personnalités politiques de l’opposition ou de personnalités d’ethnie Tutsi. » Au passage « Lando » c’est M. Landoald Ndasingwa, intellectuel réputé tutsi et leader fondateur du Parti Libéral, qui était marié avec la canadienne Hélène Pinski. Le couple et leurs enfants Malaika et Patrick ont été massacrés très tôt le 07 avril 1994. Contrairement à la croyance populaire, le témoignage de Ruzibiza et bien d’autres faits indiquent plutôt que cette famille a été massacrée par des agents de Kagame qui voulait écarter toute opposition politique légitime après la guerre.
4. En date du 06 avril 1994, l’avion du président Juvénal Habyarimana fut abattu par missile. Comme on pouvait s’y attendre, cet acte terroriste déclencha un drame humain hors proportions : le génocide rwandais. L’enquête du juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière a conclu que ce crime terroriste a été commandité par M. Kagame. Or, suite à l’assassinat, en février 1994, de Gatabazi leader du parti PSD et Martin Bucyana, leader du parti CDR de la mouvance présidentielle, M. Habyarimana avait démontré qu’il était l’autorité ultime encore capable de maintenir l’ordre dans le pays en portant un coup d’arrêt aux troubles sociaux consécutifs à ces assassinats. André Guichaoua, professeur à l’Université de Paris, affirme que ces assassinats ont été également commandités par Kagame.
5. En avril 1994, alors que les tutsis de l’intérieur étaient en train d’être massacrés, Kagame et ses hommes se sont opposés à l’intervention des forces internationales. M. Charles Muligande, actuel ministre des affaires étrangères, faisait partie de la délégation qui fut dépêchée aux États-Unis pour demander l’appui de Washington à cette opposition. De plus, Ruzibiza révèle dans son témoignage que, durant le génocide, M. Kagame a ordonné à ses troupes régulières de ne pas porter secours aux tutsis de l’intérieur. Dans une lettre ouverte adressée à Kagame en 1999, Pierre Mugabe, ex-membres des services de renseignement de Kagame, a dénoncé l’assassinat, par les troupes de Kagame, des jeunes tutsis qui rejoignaient le FPR en provenance du Rwanda et du Burundi. Or, ces jeunes tutsis rejoignaient le FPR dans le but de revenir défendre leurs parents. Ces actions de Kagame paraissent tout à fait cohérentes : M. Kagame ne pouvait pas d’un côté instruire ses infiltrés au sein des Interahamwe d’activer les massacres de Tutsis de l’intérieur et de l’autre côté permettre aux jeunes tutsis du Rwanda de prendre de plus en plus de responsabilité s dans son armée et enfin permettre à ses troupes régulières de se porter au secours des tutsis de l’intérieur.
6. Parmi les fondateurs des Interahamwe, M. Anastase Gasana, aujourd’hui réfugié aux Etats-Unis, a été récompensé d’un poste de ministre alors que le nommé Désiré Murenzi a été placé à la tête d’une grande société pétrolière. Autre fait troublant, Robert Kajuga, président des Interahamwe, était le frère de l’homme d’affaire rwandais Husi (emporté par le génocide rwandais) qui, d’après plusieurs sources a financé les études de Janet, l’épouse de Kagame. Autant d’indices qui montrent que la milice Interahamwe était, du début à la fin, manipulée par les services secrets de Kagame.
Les observations précédentes démontrent bien que Kagame a tout fait pour que ceux réputés tutsis de l’intérieur soient exterminés. Il y a donc lieu de conclure, pour reprendre les mots de Kagame lui-même, prononcés lors du 10ème anniversaire du génocide rwandais, que :
‘Oui ! Le génocide rwandais a été prémédité, calculé et froidement exécuté’.
Mais à la lumière des faits, il faut désormais ajouter que le cerveau du génocide des tutsis de l’intérieur, c’est Kagame lui-même. Voilà la triste et terrible réalité que la communauté internationale, qui a donné carte blanche à Kagame, ne veut pas affronter.
Et pourtant, si les actes criminels ci-haut rapportés avaient été posés par un réputé hutu, il aurait depuis longtemps été condamné, et avec raison, par le monde entier d’avoir orchestré le ‘génocide des tutsis’. Mais au lieu de cela, Kagame, parce que réputé tutsi, se fait dérouler le tapis rouge partout en Europe et en Amérique. Disons-le, ce traitement différentiel des rwandais en fonction de l’ethnie, C’EST DU RACISME en contradiction flagrante avec les valeurs universelles de notre temps.
Guillaume Murere Ph. D.
e-mail : guillaume_murere@yahoo.caCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Gatineau, Québec, Canada
Octobre, 2007
2 avril 2008,
par Eche Nyota
Vous ditez la verite sur l’histoire d’un genocide.On nous a mentis longtemps jusqu’a c’est que on se demande comment quelque prepare un genocide apres avoir etre tuer ?La verite rien que la verite.