b ACTUALITES
Posté le 31.07.2008 par perewenceslas
A l’intérieur des prisons du Rwanda
Les prisons rwandaises connues abritent officiellement plus de
120.000 détenus (8 millions habitants). A cela il faut ajouter un nombre indéterminé de prisonniers dans les cachots éparpillés sur tout le territoire et gérés par les membres de la Local Defence ‘‘Abakada’’.
Les prisons rwandaises sont qualifiées par bon nombre d’observateurs, et à juste titre, de « prisons-mouroirs ». Le taux de mortalité et de morbidité y très est élevé. Selon les rapports du « Bureau de la démocratie, des droits humains et du travail » du Département d’État des États-Unis d’Amérique, des dizaines de milliers de détenus arbitrairement arrêtés et illégalement détenus dans les prisons rwandaises surchargées sont morts sans jugement dans les mains de l'État. Ce Département a recensé 860 décès en 1997, 3.300 décès en 1998, 1.148 décès en 1999, 1100 décès en 2000, 708 décès en 2001. Comme bon nombre de prisonniers n'étaient pas officiellement enregistrés, ces chiffres macabres ne révèlent que le bout de l'iceberg. Ceux qui ne meurent pas vivent dans conditions très inhumaines et subissent à la longue les effets débilitants du surchargement carcéral. Les témoignages de ceux qui ont pu sortir de cet enfer donnent de la chair de poule.
Des prisons surpeuplées
C’est une première dans l’histoire de la coopération mondiale mais le Rwanda a demandé des aides pour construire des prisons. Et il en a reçu. Pourtant, il a rejeté l’offre faite par des pays amis pour renforcer la justice rwandaise par des magistrats étrangers car il était estimé qu’il faudrait à la justice ordinaire plus d'un siècle pour juger tous les détenus.
Le régime du FPR est passé entre-temps à la vitesse supérieure et partout où il y avait de la place, il y a érigé des prisons. Des dépôts immenses des marchandises, des hangars des usines, tout cela sert de nouvelles prisons.
La surpopulation des prisons rwandaises s’explique par le fait que leur capacité d’accueil était de 18.000 places avant l’avènement du FPR au Rwanda en 1994. Aujourd’hui les mêmes infrastructures accueillent plus de 100.000 détenus.Image
La prison de Kigali a été construite en 1930 pour une capacité d’accueil de 480 personnes. Elle abrite aujourd’hui environs de 11.000 détenus. La majorité des prisonniers sont ainsi entassés dans la cour intérieure. Vu leur nombre élevé, une certaine synchronisation est respectée par les prisonniers dans leur vécu quotidien. Personne ne peut s’allonger : tout le monde est debout ou tout le monde est assis. Pour se tourner, c’est tout le monde en même temps et dans la même direction. Aucune autre alternative n’est possible. Dans ces conditions, c’est la loi de la nature qui s’applique : les plus faibles succombent après quelques mois; les plus résistants en gardent des séquelles irréversibles. Le témoignage de Mr F. sur ces conditions de détention est poignant. Il a passé 6 ans dans la prison de Kigali. Il marche grâce à une canne et fait des pas à la manière d’un astronaute dans l’apesanteur.
L’abbé K. a été appréhendé en 1998. Il a été enfermé dans un cachot exigu avec 16 personnes. Dix d’entre elles sont mortes de suffocation. Car, pour approcher le petit trou d’air, il fallait jouer les coudes. Grâce aux connaissances, il été emmené dans la prison de Gikondo. Présenté au Tribunal, il a été condamné à mort en Première Instance. Il a eu de la chance de bénéficier d’un avocat et a été acquitté en Appel. Il vit actuellement en Italie. Quand je l’ai rencontré, il m’a raconté son histoire pour me convaincre de prier Dieu car c'est grâce aux prières, m’a-t-il dit, qu’il a échappé à la mort du cachot et à la sentence du Tribunal.
Une organisation de type maffieux
Il existe une certaine catégorie de prisonniers triés sur le volet et recommandés aux responsables des prisons par des procureurs, des substituts ou des agents de la DMI. Ils reçoivent alors des pouvoirs et deviennent incontournables. Ils ont toute la latitude de sortir de la prison et d’y revenir à leur aise. Ils sont en contact permanent avec les gardiens de prison. Ils sont les maîtres des lieux la nuit quand le portail de la prison vient d’être fermé. Ce sont des sortes de ‘‘Caïds’’. A leur tête se trouve le KAPITA, le chef suprême.
Les ‘‘Caïds’’ sont omnipotents. Sans eux, aucune transaction entre la prison et l’extérieur n’est possible. Ainsi, un prisonnier qui a des biens ou qui a des membres de famille pouvant l’aider, passe par les caïds. Ils se chargent alors des contacts, recueillent l’argent et clôturent la transaction moyennant finances naturellement. Ils gagnent ainsi des sommes colossales car certains prisonniers vendent, à partir de la prison, leurs biens immeubles pour pouvoir survivre. Cet argent leur permet d’abord d’entretenir de bonnes relations avec le chef et ensuite de pouvoir s’acheter où s’allonger ou se faire livrer des repas pour compléter l’alimentation maigre et insuffisante de la prison. Les Caïds sont des véritables marchands de sommeils. Ils mettent main basse sur les rares ‘‘lits’’ qui sont en prison et les louent à prix d’or.
Pour que ce réseau maffieux continue à fonctionner, le KAPITA doit verser régulièrement une partie de ces recettes non seulement aux responsables de la prison mais également aux procureurs et autres substituts car c’est dans des parquets que tout se traite : ces magistrats signent des convocations bidons, ce qui permet à tel ou tel prisonnier de sortir et de rencontrer soit sa femme, soit un ami ou un autre membre de la famille et surtout d’avoir quelques heures de répit à l’extérieur de l’enfer carcéral.
Des tortures d’un autre genre
Les bastonnades sont monnaie courantes les prisons du Rwanda. Ils sont pratiqués par des militaires qui gardent les prisons. Nuitamment, un prisonnier ciblé pour diverses raisons est extrait de la prison et battu pendant plusieurs heures. C’est durant ces séances de passage à tabac que des gens plaident coupables pour sauver leurs vies ou acceptent d’aller témoigner contre une autre personne que IBUKA ou la DMI veut faire condamner. De tels témoins se produisent régulièrement dans les tribunaux rwandais et au TPIR à Arusha. Une dame vivant en Belgique m’a raconté comment son frère a été appréhendé depuis 1994. Il a été longtemps sans dossier et dernièrement il lui a envoyé le message suivant : « C’est fini pour moi, il faut m’oublier, je vais finir ma vie en prison. J’ai été battu à mort et finalement j’ai accepté de signer que j’ai tué 20 personnes ».
Périodiquement, les militaires ferment des vannes des tuyaux d’eau menant à la prison. Pendant 2 à 3 jours, la prison est sans eau. Les toilettes se remplissent, les excréments de ces milliers de personnes débordent dans la cour où sont entassés les prisonniers. Ils se vautrent dans ce mélange merdeux. Mon interlocuteur m’a dit que malgré cela, il mangeait quand même. Les plus fragiles tombent malades et souvent la mort suit.
Le Rwanda est pauvre. Il ne peut pas nourrir ces milliers de personnes en détention. Les membres de leurs familles leur viennent au secours. Ils leur apportent à manger. Toute la nourriture est versée dans un grand tonneau rouillé. Avec un long bâton, un militaire la tourne sens dessus dessous ‘‘à la recherche de grenades’’ ou autre matériel prohibé. Un de mes interlocuteurs m’a dit avoir appris que ce bâton serait imbibé d’une solution de plomb et qu’à la longue ce produit serait hautement cancérigène.
A la prison de Rilima au sud de Kigali, un ancien cadre de l’administration publique qui y était m’a raconté comment des gens subissaient des sévices sexuels. Une brique était attachée à une ficelle en nylon et suspendue sur les testicules d’un homme les bras attachés derrière le dos. La souffrance était atroce. Une autre forme de torture consiste à creuser un trou dans un « umutanga », une sorte de courge sauvage. Celui-ci produit un suc acide. Le prisonnier est invité à y enfoncer son sexe. Les dégâts sont immédiats. La Croix Internationale a été témoin de ces pratiques et en aurait parlé au Président Paul Kagame, selon mon interlocuteur.
Un ancien prisonnier de Gisovu, à Kibuye, m’a dit qu’en 1999 il y a eu un fléau de typhus à la prison. Plus de trois cent personnes en sont mortes. Le Gouvernement n’a parlé que de 40 morts.
Dans la prison de Gitarama, certains prisonniers ont été amputés des membres inférieurs. Ayant leurs pieds trempés dans des flaques d’eau salée pendant des mois voire des années, les détenus pourrissaient sur les pieds. Les membres inférieurs gangrénés, leur amputation est le seul moyen de sauver la victime.
Celui qui ne meurt pas en prison ne sait plus marcher une fois libéré. Il doit se servir des béquilles. Les libérations périodiques médiatisées à outrance sont faites pour donner de la place aux nouveaux prisonniers. Les personnes libérées sont souvent au bord de la mort et certaines sortent des fois de la prison sur des brancards.
Des supplices dans des prisons non connues
Dans les camps militaires, des containers y sont déposés et accueillent régulièrement des prisonniers. Faites dans des tôles avec une épaisseur dense, ces caisses métalliques sont régulièrement déplacées avec leurs contenus au gré des tortionnaires de la DMI. Fermées hermétiquement avec de petits trous d’aération, la chaleur y est intense. Pour alléger leur souffrance, les prisonniers sont tous à poils, hommes et femmes. Ils font leurs besoins sur place. Les femmes sont les premières à être atteintes car leurs cycles menstruels dans des conditions hygiéniques déplorables en rajoutent et des infections ne tardent pas à se manifester. Un témoignage recueilli à ce sujet fait état de la mort de la femme du Professeur Runyinya Barabwiliza et de celle de Gatorano Gad dans ces fameux containers sous les yeux impuissants de leurs maris.
Des containers qui autrefois servaient à stocker le charbon au marché de Gikondo, un des quartiers de la capitale Kigali, ont servi à enfermer des gens à l’arrivée du FPR au pouvoir. Une brigade de gendarmerie a été installée sur les lieux pour la circonstance.
Dans le camp militaire de Kami, dans les environs de Kigali, il existe des tranchées appelées ‘‘INDAKI’’ ou ‘‘GO DOWN’’. C’est là où auraient péri notamment le Colonel Cyiza Augustin et le Député Léonard Hitimana. Voici comment un témoin oculaire a décrit la prison de Kami : « Dans le courant du mois de janvier ou février 1995, je me suis rendu au Camp Kami avec un ami, un chauffeur d’un major de la DMI. Lorsque je suis arrivé au camp Kami, j’ai vu que l’on avait creusé des tranchées et des personnes détenues se trouvaient à l’intérieur de ces tranchées. Elles étaient, les jambes liées, et les poignets étaient entravés par des cordes, attachées à des petits piquets. Les militaires boutaient le feu à des jerricans de 20 litres et laissaient fondre les résidus sur les corps des personnes entravées dans les tranchées ».
En avril 2001, le Capitaine Georges Rwakampala du FPR a fui le Rwanda. Le Sergent M., chargé de son escorte, a été arrêté par la DMI pour n'avoir pas pu prévenir au sujet de l'évasion de son supérieur. Il fut emprisonné dans les tranchées du camp militaire de Kami. Son témoignage confirme l'existence de ces souterrains de la mort.
©Gaspard Musabyimana, le 25 septembre 2007
http://www.musabyimana.be
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Posté le 31.07.2008 par perewenceslas
Un "présumé" criminel au service de l'ONU ?
L’affaire ‘‘Général Karenzi-Karake’’ : un nouveau test pour la crédibilité de l’ONU
Le Général Emmanuel Karenzi-Karake est actuellement commandant en second de la Force hybride des Nations-Unies et de l’Union africaine (UNAMID) déployée dans la région du Darfour au Soudan.
Avant d’atteindre ces sommets, cet officier rwandais a fait un long parcours qui l’a amené de son Ouganda natal au Rwanda de ses ancêtres. Il fut incorporé dans la rébellion de Yoweri Museveni, l’actuel Président ougandais, au début des années 80.
Après la prise du pouvoir en Ouganda en janvier 1986, Karenzi-Karake servit dans la nouvelle armée (National Resistance Army : NRA) comme un des proches subordonnés d’un certain… Paul Kagame, alors redoutable chef des renseignements militaires en Ouganda. Lorsqu’une partie de l’armée ougandaise envahit le Rwanda le 1 octobre 1990, Karenzi-Karake, comme Lieutenant, était du nombre.
Un peu plus tard quand Paul Kagame reprendra le commandement des troupes d’invasion baptisées pour la circonstance « Rwanda Patriotic Army : RPA/APR » et que les premières négociations avec le gouvernement rwandais aboutiront à l’installation d’un groupe d’observateurs militaires pour superviser le cessez-le- feu, Karenzi-Karake sera nommé pour conduire le groupe désigné par Paul Kagame et envoyé au Rwanda pour représenter l’APR. C’était en 1991.
Depuis lors, il ne quittera plus le pays. Au contraire, il y tissera des liens complexes et multiformes jusqu’à devenir un acteur majeur sur l’échiquier politique où s’affrontaient les politiciens rwandais dans le cadre d’un multipartisme mal compris. Un des artisans de la victoire totale (militaire et politique) des anciens soldats de Yoweri Museveni qui avaient pris le pari de conquérir le Rwanda, c’est tout naturellement qu’il se retrouva chef des renseignements militaires dans la nouvelle armée dirigée par son mentor Paul Kagame. Il a gravi tous les échelons de la hiérarchie militaire et a occupé des postes importants de commandement ou d’Etat-major que ce soit au Rwanda même ou dans des pays voisins, notamment en République Démocratique du Congo dans les la cadre des expéditions de ces « Soldats Sans Frontières » made in Uganda. En 2008, soit exactement 18 ans après son aventure rwandaise, l’histoire le rattrape et le Général Emmanuel Karenzi-Karake est inculpé par un juge espagnol pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide, … ».
D’après l’ordonnance du Juge Fernando Andreu Merelles, Karenzi-Karake aurait fait assassiner des personnalités politiques au Rwanda entre 1992 et 1994, aurait fait exécuter des témoins gênants, surtout des ressortissants étrangers lors de la compagne lancée par les conquérants après 1994. Il aurait supervisé le génocide perpétré contre les réfugiés hutu en RDC et contre des citoyens congolais assimilés aux Hutu entre 1996 et 2002, quand il était chef des opérations du corps expéditionnaire envoyé dans l’ex-Zaïre dès 1996.
Peu après son inculpation, le Général Karenzi-Karake fut quand même proposé pour un poste de commandant en second de la Force de maintien de la paix au Darfour. Le Secrétaire général de l’ONU de l’ONU approuva cette proposition et nomma à ce poste un criminel de guerre présumé, ce qui est quand même un comble d’ironie pour une organisation censée promouvoir la paix entre les nations.
La logique de l’ONU venait encore une fois suivre la ligne de conduite tracée par la seule puissance dominante du moment qui se trouve être le soutien aveugle et inconditionnel du régime totalitaire installé au Rwanda.
Les quelques indignations exprimées par des observateurs neutres et avisés n’ont pas retenus l’attention des décideurs de New-York face au diktat des Etats-Unis d’Amérique. C’est donc ainsi qu’un criminel de guerre présumé Karenzi-Karake s’est retrouvé responsable de la paix dans une région en guerre !
Malgré ce coup de force des milieux pro-FPR ayant conduit l’ONU à renier ses idéaux jusqu’à intégrer un criminel présumé dans les rangs de ses fonctionnaires, le malaise est resté perceptible dans les couloirs du Palais de verre de New-York. C’est ainsi que l’affaire Karenzi-Karake vient de rebondir à l’occasion du renouvellement de son mandat. Cette fois-ci, tous les diplomates de bonne foi estiment que l’ONU ne devrait pas continuer à employer un criminel de guerre présumé et cela en contradiction avec la Charte des Nations-Unies. C’est alors que Paul Kagame brandit son arme « secrète » et préférée et qui s’est toujours révélée efficace : le chantage.
En effet pour défendre son homme de main du temps où il était le chef des renseignements militaires en Ouganda, Paul Kagame se devait d’y mettre tout son poids. On se rappellera que le service qu’il dirigeait en Ouganda et qui lui a valu le surnom de « Pilato » (Ponce Pilate), fut chargé de réduire en silence par tous les moyens, les Ougandais qui ne se soumettaient pas au nouveau régime de Museveni et à son armée commandée par des ressortissants rwandais.
Soutenu en cela par son parrain US, Paul Kagame menace de retirer son contingent du Darfour si le mandat de Karenzi-Karake n’est pas renouvelé.
Nous osons affirmer que malgré son arrogance et un semblant d’assurance dans la gestion de ce dossier, que Paul Kagame est placé devant un dilemme : d’une part si le contrat de Karenzi-Karake n’est pas renouvelé et s'il retire comme il menace tout le contingent du Darfour, il court les risque de provoquer un mécontentement généralisée au sein de son armée qui pourrait aller jusqu’aux mutineries dans certaines unités. D’autre part, s’il maintient le contingent rwandais au Darfour malgré le départ de Karenzi-Karake, il aura perdu la face aux yeux de la Communauté internationale, ce qui donnerait des idées à certains de ses partenaires dans la région des Grands lacs qui n’osaient pas lever le petit doigt à chacune de ses caprices de peur de s’attirer les foudres de Washington et de la même ONU.
Si le Secrétaire général de l’ONU osait résister aux pressions américaines et avait le courage de privilégier les idéaux de l’organisation dont il a la charge, il résilierait le contrat du criminel de guerre présumé Karenzi-Karenzi et les menaces du dictateur de Kigali n’auraient aucun impact sur le déroulement des missions de maintien de la paix au Darfour ou ailleurs. En effet, Paul Kagame a trouvé dans les missions de maintien de la paix l’occasion d’occuper son armée hypertrophiée et en même temps offrir aux favoris de son armée des vacances hautement rémunérées par l’ONU. Du coup tous les acteurs y ont pris goût et ne peuvent plus lâcher prise. C’est ainsi que Paul Kagame n’hésite pas à envoyer au Darfour des officiers mis depuis des années en retraite mais qui ont besoin e se refaire une santé financière. De plus, chaque soldat de l’armée de Kagame, pour autant qu’il soit classé du ‘‘bon’’ côté, ne rêve que d’être envoyé au Darfour d’où il reviendrait six mois plus tard avec une pécule largement supérieure à sa solde cumulée de toute sa carrière.
En retirant son contingent pour soutenir le seul officier Karenzi-Karake inculpé pour crimes de guerre, Paul Kagame risque de mécontenter une partie de son armée surtout ceux qui attendaient leur tour pour aller ramasser eux aussi la manne au Darfour.
Dans ces conditions, on voit mal de quelle marge de manœuvre dispose le dictateur de Kigali pour mettre sa menace à exécution. N’eût été le soutien aveugle des Etats-Unis à Kagame, le Secrétaire général de l’ONU serait bien inspiré et prendrait une décision allant dans le sens qui rencontre les idéaux de l’ONU et résilierait le contra du criminel de guerre présumé Emmanuel Karenzi-Karake.
Emmanuel Neretse Le 31/07/2008
http://www.musabyimana.be
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Selon la BBC Kinyarwanda le président Paul Kagame a donné sa conférence de presse hier le 31 juillet 2008 à Kigali.
Sur la question du Général Karenzi Karake commandant adjoint de la "Unamid" au Darfour, Paul Kagamé a demandé Conseil de Sécurité de choisir entre le maintien du Général Karenzi Karake (recherché pour génocide et crime contre l'humanité par la justice Espagnole) ou le retrait des troupes Rwandaise.
"On verra si les juges Bruguière et Fernando Andreu Merelles viendront assurer la sécurité au Darfour" a t il ajouté en substance.
Posté le 27.07.2008 par perewenceslas
Extrait du Rapport de Human rights watch juillet 2008
L'Eglise Catholique mal vue au Rwanda.
L’affaire du père Guy Theunis (pp65-66)
Bien qu’approuvé et mis en oeuvre par des fonctionnaires du ministère de la Justice,
l’incitation à accuser le Père Guy Theunis, un prêtre belge, militant pour les droits
humains et journaliste, semble être venue de personnes hostiles à l’Eglise catholique, dont certaines cherchaient à reprendre le contrôle de la revue Dialogue dont Theunis avait été autrefois rédacteur en chef. La revue, éditée au Rwanda avant 1994 et publiée maintenant en Belgique, publie souvent des articles critiques à l’égard du gouvernement rwandais actuel. Cette affaire montre comment un petit nombre de personnes puissantes peuvent apparemment jouer sur des émotions dominantes —dans ce cas l’hostilité envers l’église— pour atteindre leurs objectifs.
Elle montre aussi comment le bureau du procureur dans le système classique est lié
aux juridictions gacaca.
Le bureau du procureur a monté à la hâte un dossier contre Theunis, lorsque celui-ci
a transité à l’improviste par le Rwanda en venant du Congo et se rendant en Europe,
en septembre 2005. 183 Formant un contraste remarquable avec les dizaines de milliers de personnes se trouvant dans les prisons rwandaises dans l’attente d’être jugées, Theunis a été traduit devant une juridiction gacaca cinq jours après son
arrestation.
Theunis, prêtre depuis vingt ans au Rwanda, a contribué à mettre sur pied une des remières organisations de défense des droits humains au Rwanda en 1990, et il a 181 Entretien de Human Rights Watch, ancien haut fonctionnaire judiciaire, par téléphone, 6 Novembre 2007.
182 Parlement rwandais
« Rapport de la commission parlementaire ad hoc, créée le 20 janvier 2004 par le parlement, chambre des députés, pour analyser en profondeur les tueries perpétrées dans la province de Gikongoro, idéologie génocidaire et ceux qui la propagent partout au Rwanda », Juin 2004, pp. 8-9 (traduction non officielle).
183 Entretien de Human Rights Watch avec un ministre d’Etat, Kigali, 8 septembre 2005.
documenté des exactions aussi bien contre les Tutsi que contre les Hutu.
Evacué pendant le génocide, Theunis a travaillé pour maintenir les autres informés sur les exactions commises dans le pays. Affecté plus tard ailleurs en Afrique, il est retourné
brièvement au Rwanda en 2004. Aucune accusation n’a alors été portée contre lui.
Les autorités rwandaises n’ont pas non plus lancé d’accusations contre Theunis auprès des autorités judiciaires belges, avec qui elles discutaient fréquemment des
poursuites liées au génocide.
Au moment où Theunis faisait cette escale imprévue au Rwanda, un groupe basé à
Kigali et comprenant certains dirigeants importants du FPR, essayait de prendre le contrôle du titre et du compte bancaire de la revue Dialogue. Ayant eu connaissance
de la présence de Theunis à Kigali, un leader du groupe a cherché à rencontrer Theunis pour lui demander de l’aider à cet effet. Il a refusé, disant qu’il n’avait plus de connections avec la revue. Le lendemain, Theunis était arrêté sur mandat du bureau du procureur alors qu’il s’apprêtait à monter à bord d’un avion pour l’Europe.184 La personne qui lui avait demandé son aide le mardi l’accusait de génocide devant la gacaca le dimanche suivant.
A cette audience de gacaca, les restrictions habituellement sévères sur la participation d’étrangers et sur les enregistrements audio et vidéo ont toutes été levées, apparemment pour attirer une attention plus grande sur le procès. Environ 1700 personnes, dont certaines averties par des annonces répétées à la radio, ont assisté au procès.
Une vingtaine de témoins, dont plusieurs membres importants du FPR, ont dénoncé
Theunis pour avoir soutenu le génocide. Ils s’appuyaient sur une lecture malhonnête
et tendancieuse de certains de ses articles, ignorant, par exemple, la distinction
entre ses propos et ceux qu’il citait (et qu’il avait indiqués par des guillemets). Ses
efforts pour alerter les autres sur le génocide étaient dénaturés et présentés comme
des efforts pour décourager l’intervention internationale. Certains des témoins lisaient des déclarations toutes prêtes, ce qui est inhabituel dans les audiences gacaca où les participants parlent d’habitude spontanément.186 Un officier militaire supérieur qui se trouvait dans le public a déclaré à un chercheur de Human Rights Watch qu’il était
«content » de voir l’église humiliée par les actions en justice.
Les juges gacaca ont désigné Theunis comme un suspect de génocide de première
catégorie, et ils l’ont renvoyé à la prison de Kigali. Revenu sous la juridiction du procureur, Theunis a eu droit à l’assistance d’un avocat pendant qu’il était interrogé,
mais son droit à être rapidement et pleinement informé des charges pesant contre
lui n’a pas été respecté. C’est seulement au cours de son quatrième interrogatoire et
sur l’insistance de son avocat qu’on lui a communiqué les huit chefs d’accusation
pesant contre lui, dont complicité de génocide ainsi que révisionnisme et minimisation du génocide, accusations basées sur des déclarations qu’il aurait faites après 1994.
Quand il a été présenté devant la Haute Cour pour une audience sur sa proposition de transfert au système judiciaire belge, on lui a dit qu’il y avait dix chefs d’accusation, mais on ne lui a pas dit en quoi consistaient les deux accusations supplémentaires.
Theunis a passé deux mois et demi en prison avant d’être transféré en Belgique. A
son arrivée, il a été mis en liberté pendant que la police belge menait son enquête.
Plus de deux ans plus tard, le dossier est toujours ouvert, bien que des sources officielles proches de l’enquête aient dit que le dossier était « vide de toute preuve réelle ».
Posté le 27.07.2008 par perewenceslas
Le Rwanda menace de retirer ses casques bleus du Darfour, affirme le Washington Post
(VOA News 25/07/2008)
Le grand quotidien américain Washington Post rapporte que le Rwanda menace de retirer ses quelques 3.000 casques bleus du Darfour si le commandant-adjoint de la force hybride ONU-Union africaine au Darfour (MINUAD), le général Karaze Karenzi, est démis de ses fonctions. L’ONU aurait appelé Kigali à remplacer le général qui est accusé d’avoir commis des crimes de guerre au Rwanda durant les années 1990.
En février, un tribunal d'instruction espagnol a lancé des mandats d'arrestations internationaux à l'endroit d'anciens membres de l'Armée patriotique rwandaise (APR), dont Karenzi, qui est recherché pour génocide et terrorisme.
Selon le Washington Post, qui cite des sources au sein de l’ONU, le gouvernement rwandais a fait savoir que ces accusions sont dénuées de fondement.
L’émissaire du Rwanda à l’ONU, Joseph Nsengimana, a envoyé lundi un mémorandum à l’ONU dans lequel il a averti que les quelques 3.000 casques bleus rwandais seraient retirés du Darfour si l’ONU fait remplacer Karenzi.
La porte-parole des Nations Unies Michèle Montas a confirmé que M. Ban avait reçu ce mémorandum, auquel il n’a pas encore répondu. Jeudi, le département d’Etat américain a annoncé qu’il avait examiné le dossier de Karenzi et n’y avait pas trouve motif à l’exclure des opérations de maintien de la paix. Ce qui de toute façon, a estimé le département d’Etat, aurait un impact dévastateur sur la mission de la MINUAD.
24/07/2008
© Copyright VOA News
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Général Karenzi Karake le Rwanda menace de retirer ses Troupes au Darfour.
Selon l'ambassadeur du Rwanda à l'ONU Joseph Nsengimana entendu sur la BBC, Kigali menace de retirer son contingent 3000 hommes au Darfour si le Général Karenzi Karake Emmanuel n'est pas reconduit comme commandant adjoint de la MINUAD. En effet les ONG reclament la fin de son mandat parce que le Général Karenzi est recherché par la justice Espagnole pour des crimes contre l'humanité commis sur les populations civiles au Rwanda. Selon la justice Espagnole il est accusé entre autre dans le meutre du Prêtre Canadien Guy Pinard massacré en plein messe à Ruhengeri au nord du Rwanda. Néanmmoins les Etats Unis d'Amérique (USA) soutiennent le maintient du général Rwandais au sein des Forces hybrides "UA ONU" au Darfour, malgré des fortes accusations qui pèsent sur lui.
Posté le 24.07.2008 par perewenceslas
Les pauvres sont chassés dans la capitale Rwandaise, Kigali.
Les autorités Rwandaises ont détruit les habitations des pauvres du quartier Kiyovu. Des femmes et des enfants passent nuit dans les décombres de leurs maisons. Certains des ces pauvres auraient été arrêtés par la police Rwandaise.
Le journaliste de la Radio BBC kinyarwanda qui voulait en savoir plus de ces arrestations n' a pas été autorisé à parler avec la police
parce que cette Radio n'a pas droit de s'entretenir avec les responsables de la police Rwandaise.
source: Felin Gakwaya de la BBC Kinyarwanda
22 juillet 2008.
Posté le 19.07.2008 par perewenceslas
BELGIQUE/RWANDA -
LA BELGIQUE POURRAIT EXECUTER LES MANDATS ESPAGNOLS CONTRE LE FPR (MEIRE)
Bruxelles, 18 Juillet 2008 (FH) - Philippe Meire, le procureur fédéral belge reste déterminé à faire exécuter sur le sol belge, le cas échéant, les mandats d'arrêt européens espagnols qui visent des membres du Front patriotique rwandais (FPR), au pouvoir à Kigali.
«Soyons clairs : ces mandats seraient exécutés en dehors des personnes bénéficiant d'une immunité de juridiction », a-t-il déclaré dans son entretien à l'agence Hirondelle en faisant allusion à l'annulation par le Rwanda, en mai dernier, de la visite de la ministre des Affaires étrangères rwandaises après que les autorités belges lui eurent signalé la présence, qui n'avait pas été annoncée parmi la délégation, de Joseph Nzabamwita, n°2 de la sécurité extérieure recherché par la justice espagnole.
Nzabamwita fait partie de 40 personnalités rwandaises visées par des mandats d'arrêt délivrés le 6 février dernier par le juge Fernando Abreu Merelles. La justice espagnole accuse ces hauts dirigeants du Front patriotique rwandais (FPR) du régime de génocide, crimes contre l'humanité et terrorisme.
«Le Rwanda s'est ému lorsque nous l'avons prévenu que les mandats d'arrêts espagnols seraient exécutés à l'encontre d'un Rwandais accompagnant la délégation. Mais nous sommes tenus légalement vis-à-vis des Espagnols d'exécuter ces mandats », a-t-il justifié.
De même, « si une plainte recevable est déposée » à l'encontre du FPR devant les tribunaux belges, « elle fera l'objet d'enquêtes», a-t-il assuré, en commentaire des critiques récurrentes de partialité de la justice, devant laquelle comparaissent des représentants de l'extrémisme hutu ou des exécutants de la politique génocidaire, alors que le FPR à majorité tutsi, qui a pris le pouvoir en 1994 en stoppant les tueries, est également soupçonné de crimes d'envergure.
Il a rappelé qu'une plainte avait été déposée par l'ex-major Bernard Ntuyahaga (condamné en 2007 par la justice belge à 20 ans de prison pour son rôle dans le génocide) contre « le président Paul Kagame, et d'autres personnes ». « Des devoirs d'enquête ont été effectués, nous avons voulu en exécuter d'autres, notamment en Tanzanie, qui a bloqué les démarches. Puis ce dossier a fait l'objet d'un déssaisissement par la Cour de cassation en 2003 », rappelle le procureur.
«Deux autres plaintes concernant des faits commis par "l'autre camp" ont été classées sans suite, car les critères de compétence n'étaient pas réunis », précise-t-il, avant d'ajouter : « Mais, à l'heure actuelle, je n'ai pas connaissance de personnes ayant appartenu au FPR, ayant participé à des crimes de guerre ou contre l'humanité et qui seraient présentes sur le sol belge. »
BF/PB/GF
© Agence Hirondelle
Posté le 12.07.2008 par perewenceslas
LE FILM « D’ARUSHA A ARUSHA » PRIME LORS D’UN FESTIVAL
Arusha, 10 juillet 2008 (FH) - Le documentaire de Christophe Gargot, un cinéaste français, intitulé « D’Arusha à Arusha » qui expose les limites du travail du Tribunal pénal international pour le Rwanda, vient d’être primé au 19ème festival international du documentaire de Marseille.
Ce film a obtenu le prix George de Beauregard qui récompense la meilleure réalisation, la plus intéressante découverte et le producteur le plus ambitieux. Il devrait être présenté dans d’autres festivals et est attendu à Arusha lors de la rentrée prochaine.
Dans une interview accordée à l’ouverture du festival Christophe Gargot explique qu’il a voulu répondre à la question : « Qu’est ce que cette justice nous cache en se montrant ? ». Après avoir passé plusieurs semaines à Arusha il explique en faisant allusion aux caméras accrochés au plafond dans trois des quatre salles d’audience « au tribunal qui se regarde d’en haut je lui oppose des axes à la hauteur des regards».
L’autre partie de son travail a porté sur le regard des Rwandais sur le TPIR. «… les rwandais n’auront eu aucune relation avec ce tribunal ou seulement celle que le pouvoir souhaitait qu’ils aient », regrette Gargot pour qui : «comme le TPIR, les Rwandais évoluent dans un univers clos».
Une partie de son documentaire a été tournée au Rwanda sur les Gacacas. Selon Gargot, cette justice présentée comme semi traditionnelle « ne modifie en rien la relation à la justice… Elle favorise l’inéquitable et alimente les ressentiments, potentielle bombe à retardement»
Alors que le travail du tribunal s’achève il estime enfin que « le tribunal ne pourra donc jamais échapper à l’accusation d’avoir été inéquitable dans le traitement de l’histoire et d’avoir consacré au bout du compte, la victoire d’un camp».
PB/GF
© Agence Hirondelle
interview du réalisateur :
http://fid.blogspilotes.marseille-provence2013.fr/archives/37
Posté le 07.07.2008 par perewenceslas
Paul Kagame veut engager des poursuites judiciaires à l'encontre des ressortissants français dont l'actuel président de la République
L'actuel président rwandais, Paul Kagamé, a déclaré que le Rwanda pourrait engager des poursuites pour crime à l'encontre de certains ressortissants français eu égard à leur rôle présumé dans le génocide de 1994 au Rwanda.
Lundi dernier, en Egypte, Paul Kagamé a annoncé que la publication prochaine d'un rapport prouvant le rôle de la France officielle dans le génocide qui a conduit au massacre de plus d'un million d'Êtres humains allait donner le feu vert à des procédures à l'encontre de certains officiels.
« Le rapport identifie ceux qui ont encouragé les milices et nos juges vont probablement procéder à l'inculpation de certains d'entre eux », a déclaré Paul Kagamé à la télévision Bloomberg au cours d'une interview accordée à l'occasion d'un meeting de l'Union Africaine à Sharm-el-Sheikh en Egypte. Il n'a apparemment pas identifié ceux qui seront inculpés.
A l'occasion d'une conférence de presse tenue le mois dernier, le président rwandais avait déclaré que le gouvernement de Kigali était en train de finaliser le rapport établi par un panel de sept membres sous la direction de l'ancien ministre rwandais de la Justice, Jean de Dieu Mucyo. La publication de ce rapport est attendue courant juillet.
« Il ne saurait y avoir de justice distincte pour l'Europe et l'Afrique », a déclaré le président rwandais. S'il s'avérait qu'elles soient différentes, ce ne serait certainement pas en conséquence d'une extension du pouvoir juridictionnel européen à d'autres pays, particulièrement en Afrique. »
Les autorités rwandaises ont déjà donné leur feu vert à une note qui donnerait aux juges rwandais une compétence internationale, ce qui signifie qu'ils pourraient inculper des étrangers.
Le président français Nicolas Sarkozy - lui-même désigné par un témoin de haut rang à la commission d'enquête rwandaise comme ayant fait parti des acteurs du plan de financement du génocide - a cherché à normaliser les relations entre la France et le Rwanda. Le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, s'est, quant à lui, déjà rendu au Rwanda sans pour autant reconnaître la responsabilité de la France.
« Nous voulons tourner la page, nous voulons regarder vers l'avenir », avait déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue d'une rencontre avec son homologue rwandais à l'occasion du sommet Europe-Afrique de Lisbonne en décembre dernier. Le président français avait alors décrit cette rencontre comme étant « le point de départ de la normalisation » des liens entre les deux pays.
Au cours de l'enquête de la Commission rwandaise, de nombreux témoins triés sur le volet ont mis en avant l'aide apportée, sur les ordres de Paris - alors sous la présidence de feu François Mitterrand - par des officiers militaires supérieurs français à l'ancien gouvernement rwandais..
De 1993 à 1995, Nicolas Sarkozy était ministre du Budget dans le gouvernement d'Edouard Balladur. C'est au cours de cette période que plusieurs millions de francs français auraient, selon certaines sources, été utilisés pour acheter des armes au profit du gouvernement d'Habyarimana - qui plus tard seront mis au service de la machine génocidaire.
D'autres officiels français sont dans le collimateur de Kigali, dont l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ainsi que l'actuel ambassadeur français en Espagne, Bruno Delaye.
Source :Mujawamariya Belise" à
rwandanet@yahoogroups.com
3 juillet 2008
Posté le 25.06.2008 par perewenceslas
RWANDA/JUSTICE - PROCES D’OFFICIERS : KAGAME CRITIQUE LES PROPOS DE L’EVEQUE DE KIGALI
Arusha, 19 juin 2008 (FH) - Le président rwandais Paul Kagame a critiqué l’archevêque de Kigali, Mgr Thaddée Ntihunyurwa, selon lequel les quatre officiers poursuivis pour le meurtre d’hommes d’église en 1994 auraient dû être jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a rapporté jeudi le New Times, un quotidien progouvernemental rwandais.
La semaine dernière, le prélat a déclaré sur les ondes de la BBC craindre des ingérences du pouvoir dans cette affaire.
Kagame a déclaré lors d’une conférence de presse mercredi à Kigali qu’il avait été surpris d’entendre cette position de la part de Mgr Ntihinyurwa, qui lui-même a fait l’objet d’enquêtes sur son rôle « personnel » présumé dans le génocide, indique le quotidien.
L’actuel archevêque de Kigali était évêque de Cyangugu (sud) pendant le génocide de 1994.
« Le Pape a présenté des excuses aux Américains pour des crimes commis par des hommes d’église. J’attends le jour où ils feront la même chose pour le peuple du Rwanda », a déclaré le président rwandais.
Les officiers accusés du meurtre d’hommes d’église le 5 juin 1994 à Kabgayi (centre) sont le général Wilson Gumisiriza, le major Wilson Ukwishaka, ainsi que les capitaines John Butera et Dieudonné Rukeba.
Selon l'armée rwandaise, ils ont été arrêtés la semaine dernière au Rwanda à la suite d'enquêtes menées conjointement par le Parquet général du Rwanda et le bureau du procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Inculpés de crimes de guerre, les quatre officiers étaient alors membres de la branche armée du Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion actuellement au pouvoir à Kigali).
Parmi les ecclésiastiques tués figuraient l'archevêque de Kigali, Vincent Nsengiyumva, l'évêque de Byumba (nord) Joseph Ruzindana, et l'évêque de Kabgayi (centre) Thaddée Nsengiyumva, alors président de la Conférence des évêques catholiques du Rwanda.
ER/PB/GF
© Agence Hirondelle
Posté le 21.06.2008 par perewenceslas
Mgr Thadée Nsengiyumva, Evêque de Kabgayi et Président de la Conférence Episcopale du Rwanda en 1994, Mgr Joseph Ruzindana, Evêque de Byumba, Mgr Vincent Nsengiyumva, Ârchevêque de Kigali en 1994.