Créer un blog Présentation

Nom du blog :
perewenceslas
Description du blog :
Le Père Wenceslas, prêtre coopérateur de Gisors (Eure) est l'ancien curé de Kigali au Rwanda.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
17.09.2007
Dernière mise à jour :
09.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· a COMITE DE VIGILANCE POUR LA PRESOMPTION D'INNOCENCE ET UN JUGEMENT EN FRANCE DU PERE WENCESLAS (100)
· b ACTUALITES (880)
· COMMUNIQUES DU CLIIR (35)
· d ARCHIVES (104)
· PROMESSE DE DONS (241)
· VICTIMES DE L'EGLISE DU RWANDA (6)

Navigation

Accueil
Livre d'or perewenceslas
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Père Wenceslas
· 22 L'ESPAGNE POURSUIT 40 MILITAIRES RWANDAIS
· 46 ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION
· 05 LA MISSION CACHEE DU GENERAL DALLAIRE
· 04 SIMULACRE DE PROCES GACACA DE L'ABBE NDAGIJMANA
· 39 Hubert Vedrine agressé en pleine rue
· 36 EXTRADITION D'ISSAC KAMALI
· 27 LE RWANDA REFUSE UN VISA A UN JOURNALISTE
· 34 FLORENCE HARTMANN EX PORTE PAROLE DU TPIR
· 37 LE RWANDA NUMERO 1

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

La situation du Rwanda impose la publication du ra
29.07.2008
document important
06.04.2008
Mon ami Pere Pinard
02.04.2008
Pierre Péan a dit ce que je savais
21.03.2008
Justice Espagnole et Kagame
16.02.2008
genocide
14.02.2008
Coupable
14.02.2008
victime et coupable
14.02.2008
contact avec l'asbl Avica
12.02.2008
Temoin
24.01.2008
encouragement
10.01.2008
Meilleurs voeux
07.01.2008
Bonne Année
31.12.2007
MEILLEURS VOEUX
29.12.2007
Joyeux Noël
24.12.2007
une honte
23.12.2007
conseils pour vos commentaires
15.12.2007
CELUI QUI AVALE LES VIPERES...
13.12.2007
Cessez donc Mr Kamiranzovu
11.12.2007
Kamiranzovu et ses infos sont de retour.
10.12.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· verrithe
· reponsealettreouvertearpac
· lailasamburu
· simonedebeauvoire
· theangelsarewithyoucata
· stcypnews
· acaventure
· socrazy
· leyx
· rienvaplus

29 EMPRISONNEMENT DE PERE ALOIS MURWANASHYAKA

29 EMPRISONNEMENT DE PERE ALOIS MURWANASHYAKA

Posté le 16.06.2008 par perewenceslas
Emprisonnement du Père Aloïs Murwanashyaka

CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE
ET L’INJUSTICE AU RWANDA (CLIIR)
Boulevard Léopold II, n°227 Bruxelles, le 3 juin 2008
1080 BRUXELLES
Tél/Fax : 32.81.60.11.13
GSM: 32.476.70.15.69
Mail : cliir2004@yahoo.fr

COMMUNIQUE n° 113/2008

Eglise-Rwanda : Défendre le droit de commémorer les siens et de s’informer.

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) demande au président rwandais, le général Paul KAGAME, d’autoriser la libération sans conditions de l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA. Le CLIIR demande également à la Conférence épiscopale des Evêques catholiques du Rwanda d’interpeller les hautes autorités rwandaises pour défendre le droit de s’informer et de commémorer toutes les victimes rwandaises sans discriminations ethniques ou autres. Revenons à l’emprisonnement arbitraire de l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA.

Les faits par ordre chronologique :

1) Mardi 20 mai 2008, sur base d’un mandat d’arrêt venu de Kigali, l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA est arrêté dans sa paroisse. C’est un prêtre catholique, âgé de 45 ans et originaire de RUKARA, dans l’ancienne préfecture de Kibungo. Il a été ordonné prêtre en 1995. Il est curé de la paroisse catholique de GASHIRU, dans l’ancienne commune de RUKIRA, près de Mulindi dans le diocèse de KIBUNGO. C’est dans la province de l’Est selon les nouvelles entités administratives instaurées au Rwanda.
Dès son arrestation, il aurait été soumis à un interrogatoire intensif par la police qui lui reprocherait d’être en contact avec les ennemis du pays et d’être en possession des documents qui incriminent le FPR tels que le rapport du juge français Jean Louis Bruguière, les communiqués du CLIIR de Matata Joseph et des documents sur de nombreux massacres commis au Rwanda.
Il aurait été soupçonné également d’être impliqué dans le dossier du juge espagnol qui a émis les 40 mandats d’arrêt internationaux contre des officiers supérieurs des Forces Rwandaises de Défense (FRD) (anciennement appelées Armée Patriotique Rwandaise (APR).

2) Jeudi 29 mai 2008, l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA a été déféré devant le tribunal de première instance de Nyakarambi (sis dans le bureau de l’ancienne commune de Rusumo). Il était assisté par Maître Blandine MUPFASONI, une jeune avocate chargée de le défendre par le diocèse de Kibungo. Voici le résumé des principales charges contre ce prêtre telles qu’elles ont été énumérées devant le tribunal :
- Discréditer le chef de l’Etat ;
- Porter atteinte à la sûreté de l’Etat ;
- Collaborer avec les groupes terroristes opérant à l’étranger (exemple : les FDLR de Monsieur Ignace Murwanashyaka) ;
- Banaliser le génocide, avoir l’idéologie génocidaire et dénigrer ;
- Etre en possession des publications du CLIIR de Joseph MATATA, un défenseur des droits humains manifestement considéré comme l’ennemi du pays par ceux qui l’interrogeaient. (Le juge l’a interrogé sur le réseau de ses collaborateurs internes, puisque son réseau extérieur est connu).
- Etre en possession (ou avoir fourni aux occidentaux) des documents qui relatent de nombreux lieux de massacres, le nombre de victimes et ceux qui les ont massacrées ;
- Etre en possession des documents qui relatent le début du génocide ;
- Etre en possession d’un journal qui reprend le rapport du juge Bruguière

3) Vendredi 30 mai 2008, le tribunal de Nyakarambi a décidé une détention préventive d’au moins 30 jours à la prison de Kibungo en attendant les résultats d’une enquête approfondie. Pour une raison inexpliquée, Maître Blandine MUPFASONI n’était pas présente au tribunal pour défendre son client.
Quant à la possession des documents sur le début du génocide, l’abbé Aloys MURWANASHYAKA a expliqué qu’ils font partie des recherches qu’il a menées en vue de rédiger sa « Thèse de Licence en Théologie pastorale de la mobilité humaine » en 2005 à Rome. Son travail de fin d’études s’intitule: « L’EGLISE APPELEE A ETRE SIGNE DE FRATERNITE AU RWANDA. Pour un témoignage chrétien de paix et d’unité. »
Pour ce qui est de l’accusation de discrimination ethnique, le tribunal n’a pas pu donner un seul exemple où l’abbé Aloys Murwanashyaka aurait discriminé ses fidèles.

D’après nos enquêtes, les véritables raisons de son emprisonnement arbitraires seraient les suivantes :
1) En avril 1994, 38 membres de la famille de l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA ont été massacrés en une seule journée. Ils s’étaient rassemblés à KARUBAMBA, dans l’ancienne commune de RUKARA chez ses parents. Son père KADIHIRA Pierre et sa mère Suzanne, alors âgés de plus de 70 ans, ont été massacrés avec leurs enfants et petits enfants en bas âge. Dans sa famille, ils ne sont plus que deux hommes : lui et son grand frère. Grièvement blessé lors de ces massacres, ce dernier est miraculeusement revenu à la vie avant d’être arrêté et emprisonné pendant plus de 10 ans. Il a été libéré très récemment. L’épouse et certains enfants de son frère survivant ont été massacrés le même jour que la quasi-totalité des membres de leur famille par les militaires du FPR. Ce prêtre a encore deux sœurs survivantes dont l’une réside à RUKARA où elle s’occupe d’une dizaine de jeunes orphelins ayant une moyenne d’âge d’à peu près 15 ans. Ce prêtre avait pris en charge tous ces orphelins survivants des massacres. Son emprisonnement ne manquera pas de mettre en péril la survie de ces orphelins et de sa sœur.
2) En 2000, l’abbé Aloys MURWANASHYAKA a osé rassembler les corps de ses proches parents assassinés et les a inhumés dans la dignité. Depuis cette époque, il commémore chaque année la mémoire des siens au mois d’avril. Comme les rescapés tutsis du génocide, il estime avoir le droit et le devoir d’honorer la mémoire de ses parents, frères et sœurs, nièces et neveux. Ce serait cette détermination de commémorer les siens qui lui vaudrait aujourd’hui la fausse accusation de « banalisation du génocide, d’idéologie génocidaire et de dénigrement, etc. »
3) Les publications du CLIIR de MATATA Joseph sont des documents publics et diffusés dans le monde entier. Ils sont archivés sur plusieurs sites internet. Le rapport du juge antiterroriste français, Jean Louis BRUGUIERE est un document public qui est diffusé depuis novembre 2006. L’acte d’accusation émis le 6 février 2008 par Son Excellence D. Fernando Andreu Merelles, Juge Central d’Instruction n°4 (Juzgado Central de Instrucción Numero Cuatro) de la Cour Nationale (Audencia Nacional) du Royaume d’Espagne, est un document officiel publié dans le monde entier. Etre en possession de tels documents n’est pas un délit face à la législation rwandaise. Ce serait la possession de ces documents qui incriminent les chefs militaires du FPR qui justifierait les fausses accusations « d’attenter à la sûreté de l’Etat, de discréditer le chef de l’Etat, de collaborer avec les groupes terroristes, etc ».
CONCLUSION :
Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) estime que l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA est un véritable prisonnier d’opinion qui doit être reconnu et défendu comme tel par toutes les organisations internationales des droits humains telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch Africa, Fédération Internationale des Droits de l’Homme, etc. Le CLIIR estime aussi que l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA est également victime de la persécution dirigée contre plusieurs prêtres et intellectuels Hutu.
En effet, depuis 14 ans, les chefs militaires et politiques du Front Patriotique Rwandais (FPR) n’ont jamais cessé de persécuter l’Eglise Catholique du Rwanda qui fut décapitée le 5 juin 1994 par le massacre de trois évêques et une dizaine de prêtres à Gakurazo, près de Byimana dans le diocèse de Kabgayi. Il s’agit de Monseigneur Vincent NSENGIYUMVA, archevêque de Kigali, Monseigneur Joseph RUZINDANA évêque de Byumba, Monseigneur Thaddée NSENGIYUMVA, évêque de Kabgayi et président de la Conférence épiscopale du Rwanda. Les neufs prêtres assassinés sont tous du diocèse de Kabgayi sauf l’Abbé Denis MUTABAZI du diocèse de Nyundo et le Supérieur Général des Frères Joséphites, Jean Baptiste NSINGA. Les prêtres sont Monseigneur Jean Marie Vianney RWABILINDA, vicaire général, Monseigneur Innocent GASABWOYA, ancien vicaire général ; les abbés Emmanuel UWIMANA, recteur du petit séminaire de Kabgayi, Sylvestre NDABERETSE, économe général, Bernard NTAMUGABUMWE, représentant préfectoral de l’enseignement catholique, François Xavier MULIGO, curé de la paroisse Kabgayi et les vicaires Alfred KAYIBANDA et Fidèle GAHONZIRE (qui était en même temps aumônier de l’hôpital de Kabgayi). C’est tout le staff du diocèse de Kabgayi qui a été massacré et le diocèse fut ainsi décapité. Les auteurs de ces crimes sont tous connus mais protégés par la junte militaire du Président Kagame. Le 30 novembre 1996, Monseigneur Phocas NIKWIGIZE, Evêque de RUHENGERI, a été enlevé par les militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise à la frontière rwando-congolaise de GISENYI lors de son retour au Rwanda et il a disparu jusqu’aujourd’hui. Monseigneur Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de BUKAVU au Sud Kivu en RDC, a été assassiné le 29 octobre 1996 à Bukavu par les troupes du général Paul Kagame qui massacraient les réfugiés Hutus dans les camps du Kivu
RECOMMANDATIONS : Le Centre recommande instamment :

- Que l’Abbé Aloys MURWANASHYAKA soit libéré immédiatement et sans conditions de même que tous les autres prisonniers d’opinion;
- Que le président rwandais, le général Paul KAGAME, cesse sa politique d’intimidation contre les prêtres et les intellectuels qui ont droit de s’informer par tous les moyens (documentations, journaux, livres, mails, Internet, etc.)
- Que les services de la sécurité rwandaise cessent toutes les tracasseries judiciaires dirigées contre l’abbé Aloys MURWANASHYAKA et d’autres prêtres et religieux emprisonnés arbitrairement tels que : les abbés Edouard SENTARURE, Denis SEKAMANA, Laurent NDAGIJIMANA, Joseph NDAGIJIMANA, Sœur Théopista MUKARUBIBI, etc;
- Que le régime du FPR cesse toutes les persécutions dirigées contre les Eglises chrétiennes et particulièrement contre l’Eglise Catholique qui a déjà perdu de nombreux évêques, prêtres et religieux ;


Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur.



Lire les annexes :

Annexes au communiqué n°113/2008 du 2 juin 2008 :

Plusieurs autres religieux catholiques ont été condamnés ces derniers jours :
1) Le 2 novembre 2006, le jeune Abbé Jean Damascène NIYIBAHO a été condamné arbitrairement à 26 ans de prison par le tribunal GACACA du secteur NYABIKENKE, district KIBINGO (ancienne commune Kigembe, préfecture Butare) dans l’actuelle province du Sud. Il a tout de suite été arrêté et conduit au cachot de la Police de KIBILIZI (ancienne commune de Nyaruhengeri, Butare). Il a été transféré à la prison centrale de Karubanda à BUTARE lundi le 13 novembre 2006. Ce jeune prêtre est né en 1972 et est originaire de Higiro. Il a été ordonné prêtre en 2004 et affecté à la paroisse de CYAHINDA dont il était vicaire. Il est visiblement victime d’un complot qui a été monté contre lui par les militaires du FPR qui sont venus intimider les juges GACACA dans l’audience du 02/11/2006 et les ont obligés à le condamner sous l’accusation selon laquelle il aurait été vu sur une barrière en train de ligoter un homme pour le tuer. Sa présumée victime n’est même pas identifiée. Les nombreux témoins qui étaient venus témoigner à décharge en sa faveur n’ont pas été entendus suite au terrorisme des militaires et à la panique des juges terrorisés.
L’Abbé Jean Damascène NIYIBAHO avait été entendu par ce tribunal Gacaca de Nyabikenke les 17 août 2006 et l2 octobre 2006. Dans l’audience de son procès qui a eu lieu le 12/10/2006, les témoins à décharge l’avaient innocenté et les juges du tribunal avaient été convaincus, semble-t-il, que le jeune prêtre était victime d’une machination. Initialement, il avait été entendu par le Gacaca pour une vague accusation selon laquelle il aurait été vu dans autour d’un trou où l’on jetait les cadavres pendant le génocide, lorsqu’il était encore un jeune séminariste en 1994. Mais personne ne l’accusait d’avoir tué ni fait tuer qui que ce soit. Sa condamnation à 26 ans de prison est injustifiée et démontre encore une fois la volonté du régime FPR de persécuter l’église catholique par tous les moyens machiavéliques à sa disposition. Quelques mois plus tard il a été libéré. Nous ignorons ce qu’il est devenu.

2) Sœur Marie-Théopista Mukarubibi est la première religieuse catholique condamnée par un tribunal rwandais pour sa participation présumée au génocide rwandais de 1994. Elle a été condamnée mercredi 8 novembre 2006 à la peine maximale de 30 ans de prison par le tribunal Gacaca de Huye, Ville de Butare, dans la province du Sud du Rwanda. Plus de 20 témoins l’ont mise en cause durant le procès, qui a duré environ un an. « Mukarubibi a débranché les sérums vitaux de malades tutsis et a délibérément affamé des patients, dont des enfants et des femmes enceintes", à l'hôpital de l'université du Rwanda, a déclaré le juge président du tribunal Gacaca de Huye, Monsieur Jean-Baptiste NDAHUMBA. Parmi d'autres cas d'injustice commise délibérément par l'autorité politique rwandaise qui a institué le Tribunal populaire GACACA pour en finir avec les intellectuels hutu, on a assisté le 8 novembre 2006 vers 20 heures à Butare à 4 cas de 2 couples hutus hués et empêchés de se défendre par un groupe de faux témoins préparé à l'avance par ladite autorité rwandaise : Bernard UZABAKILIHO et sa femme Antoinette NYIRABAKUNGU ainsi que Athanase HAKIZIMANA et sa femme Concensa NYIRABIZIMANA.


3) Un prêtre catholique rwandais, l’Abbé Jean Marie Vianney UWIZEYEYEZU, en charge de la paroisse de Kaduha dans le district de Nyamagabe (province du Sud du Rwanda) a été condamné le 6 octobre 2006 à 12 ans de prison « pour avoir minimisé le génocide » selon son avocat, Maître Protais MUTEMBE du Barreau de Kigali joint au téléphone par l’agence Hirondelle. « Nous allons faire appel devant la Haute Cour » a ajouté l’avocat soulignant que le prêtre qui a été incarcéré en mai 2006, est détenu à Gikongoro.
Selon l’hebdomadaire gouvernemental Imvaho Nshya, publié en kinyarwanda, le prêtre aurait, lors d’une messe en avril 2006, pendant la commémoration du génocide, minimisé les massacres de Tutsis en 1994. Le journal affirme que le l’abbé a annoncé plusieurs proverbes rwandais qui ont été interprétés comme du négationnisme. Le prêtre a été condamné en vertu de la loi du 06/09/2003 réprimant le négationnisme et le révisionnisme, selon l’hebdomadaire.

4) 9ème complot Gacaca contre l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA, ancien curé de Byimana :
Dans son communiqué n°109/2007 du 7 octobre 2007, le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* a dénoncé, pour la 9ème fois, la détention arbitraire de l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA connu pour avoir évacué, sauvé et nourri de nombreux Tutsi et Hutu menacés pendant le génocide rwandais de 1994. Ce prêtre courageux croupit dans la prison mouroir de Gitarama depuis plus de 12 ans.

Le Centre demande également l’intervention des évêques catholiques du Rwanda pour faire libérer l’Abbé Joseph et d’autres religieux détenus arbitrairement dans les prisons mouroirs du Rwanda. Ils sont emprisonnés parce qu’ils sont Hutu et religieux catholiques et non pour des crimes qu’ils auraient commis.

En effet pour la 9ème fois en deux ans, le plus long simulacre de procès Gacaca de l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA a été reporté au lundi 8 octobre 2007. Pourtant l’Abbé Joseph, les juges, les avocats et d’autres détenus, qui devaient être jugés par le tribunal Gacaca de Byimana le lundi 17 septembre 2007, avaient répondu présents vers 8h. Il manquait un seul avocat. Les rescapés tutsis étaient très peu nombreux. On aurait cru qu’ils avaient été prévenus du report du procès. Effectivement, ce procès a été reporté sous prétexte qu’un seul avocat, Maître Ferdinand MBERA, était absent.

5) L’abbé Denys Sekamana condamné à 15 ans de servitude pénale par la juridiction Gacaca du secteur Butare Ville, district de Huye, province du Sud
Le prêtre catholique Denys SEKAMANA était curé de la paroisse Ruyenzi, district de Nyanza, province du sud. La juridiction Gacaca du secteur Butare Ville a condamné à 15 ans de prison ferme le prêtre Denys Sekamana ce 19 mars 2008. Le procès a débuté le 27 février 2008, repris le 5 mars 2008, puis le 12 mars 2008 pour prendre fin le 19 mars 2008.
Pendant le génocide de 1994, le prêtre Denys dirigeait le Centre (Institut Catéchétique Africain) ICA, fonction qu’il occupait pendant neuf ans. Il fut incarcéré le 16 septembre 1994 puis libéré le 4 septembre 1998 après avoir comparu devant les tribunaux ordinaires. Il était poursuivi pour avoir donné des instructions sur les barrières, porté et appris la manipulation d’armes à feu lors de la défense civile.
Au début du procès, en date du 27 février 2008, le président de juridiction a d’abord rappelé qu’au centre ICA, il a été retrouvé des restes d’un corps d’une personne et qu’il appartenait au prêtre Denys de fournir des témoignages à propos.

6) L’abbé Laurent NDAGIJIMANA, ancien curé de la paroisse Musambira, Gitarama, diocèse de Kabgayi a été détenu à la prison de Gitarama depuis 1994 jusqu’en 2000. Il a été remis arbitrairement en prison en 2007 alors qu’il avait été acquitté en 2000 par le tribunal GACACA pendant la phase pilote conduite par l’ancien procureur près la cour d’appel de Nyanza, Monsieur MBARUSHIMANA Jean Marie Vianney. Ce magistrat a été exclu de la magistrature parce qu’il risquait de libérer tous les détenus innocents de sa juridiction.


Il y a des ressemblances entre le cas de l’Abbé Aloys Murwanashyaka arrêté le 20 mai 2008 et celui de l’Abbé Edouard Sentarure.

L’Abbé Edouard Sentarure fut arrêté et emprisonné pour fausses accusations de révisionnisme et de négationnisme. Son arrestation est intervenue après qu’il ait célébré une messe le 6 avril 2008, au cours de laquelle il a appelé les fidèles à commémorer toutes les victimes sans aucune distinction. Il aurait dit qu’il faudrait également se souvenir des Rwandais morts au Zaïre (actuelle RDC), y compris sa propre sœur. Aujourd’hui, il croupit dans la fameuse prison appelée communément 1930.

Originaire de la paroisse de Bungwe en diocèse de Byumba, l’Abbé Sentarure est de la même promotion que feu Mgr Thaddée Nsengiyumva. Il est aussi de la même promotion et génération que l’actuel évêque de Byumba, Mgr. Servilien Nzakamwita.





--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus