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perewenceslas
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Le Père Wenceslas, prêtre coopérateur de Gisors (Eure) est l'ancien curé de Kigali au Rwanda.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
17.09.2007
Dernière mise à jour :
19.07.2008
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54 ENQUETES TRUQUEES SUR LE GENOCIDE

Posté le 21.11.2007 par perewenceslas
ENQUETES TRUQUEES SUR LE GENOCIDE

Enquêtes truquées sur le génocide rwandais
Les secrets de la justice internationale
14 décembre 2005
© Tumba Tutu De Mukose
L'actuel président du Rwanda Paul Kagame, Chef rebelle de L'APR (Armée patriotique rwandaise), soutenu par le gouvernement de Bill Clinton, est, mis en cause par de nouveaux documents accablants publiés dans le livre-enquête du journaliste camerounais Charles Onana intitulé Les secrets de la justice internationale, Paris, Editions Duboiris, 2005,480 p. 20 euros.

Magouilles au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, recrutements de faux experts, détournements de fonds des victimes de l'attentat du 6 avril 1994, mensonges sur la « planification du génocide », dissimulation de preuves par la CIA, correspondances personnelles du Pentagone à Kagame, les complicités belges dans la falsification des preuves sur les crimes de Kagame, le Livre est explosif et préfacé par l'écrivain- Enquêteur Pierre Péan.

Kagame impliqué dans l'assassinat de Melchior Ndadaye
Lorsque le président Melchior Ndadaye est tué dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993, l'Internationale Démocrate Chrétienne (IDC), qui suit de près la situation dans les Grands Lacs, publie un communiqué explosif dans lequel elle souligne l'implication de Paul Kagame dans l'assassinat du président burundais. Selon ce document :
« L'IDC a été alertée dès le 18 octobre des manœuvres visant la préparation d'un coup d'Etat, sous l'impulsion de l'ancien dictateur le colonel Bagaza, de l'ancien ministre des Affaires Etrangères Cyprien Mbonimpa, déjà mêlé en mars 1992 à une tentative de putsch, du major Paul Kagame, dirigeant de l'aile dure du FPR, venu réclamer à Bujumbura la réintégration dans l'armée burundaise de certains combattants du FPR ».
Dans un autre communiqué publié le 22 octobre 1993, l'IDC dénonce le putsch et demande aux Occidentaux de suspendre toute coopération avec les putschistes. L'appel de l'IDC ne rencontre que peu d'échos.
Et pour cause, le travail de déstabilisation du Burundi et des Grands Lacs venait de commencer sous les apparences d'un « crime politique accidentel ». Pour empêcher le décryptage de l'assassinat du président burundais, le FPR met en route une stratégie de menaces et de propagande. Il ouvre les hostilités à travers un communiqué de presse virulent contre l'IDC :
« Le Front Patriotique Rwandais s'érige énergiquement contre les allégations de l'Internationale Démocrate Chrétienne (IDC) selon lesquelles le major Paul Kagame, vice-président du FPR et chef de l'Armée Patriotique Rwandaise, serait impliqué dans le putsch qui a eu lieu au Burundi le 21 octobre 1993 ».
Ce communiqué, signé Jacques Bihozagara, annonce déjà le plan caché de l'APR/FPR. Il dévoile ce qui risque de se produire au Rwanda quelques mois plus tard : la guerre. Nous avons interrogé un très proche collaborateur de Paul Kagame, membre des services de renseignements, qui était avec lui à Bujumbura. Il nous a raconté que Kagame a eu, à cette occasion, une rencontre secrète avec le chef de l'Etat sortant du Burundi, Pierre Buyoya. Il affirme que Paul Kagame soutenait le renversement du président élu du Burundi. Selon des sources belges bien informées, le FPR a soutenu financièrement les putschistes burundais. C'est aussi ce qu'affirme l'universitaire burundais Raphaël Ntibazonkiza dans sa biographie consacrée à Melchior Ndadaye
Kagame aurait détourné 2 millions de dollars attribués, par les compagnies d'assurance britanniques, aux victimes de l'attentat du 6 avril 1994
L'événement le plus intéressant dans cette affaire est, sans doute, le malentendu qui va survenir brusquement entre Luc de Temmerman et Jean-Pierre de Bandt. Une fois que l'argent des victimes a été mis à disposition, tout le monde a commencé à s'affoler. C'est Luc de Temmerman qui, après une discussion avec son confrère de Bandt, se demande si lui-même et ses clients ne vont pas voir l'argent leur filer entre les doigts. Le 21 septembre 1998, inquiet, il envoie un fax à maître de Bandt dans lequel il parle au nom des veuves françaises, Mme Minaberry et Mme Perrine :
« Je confirme notre agréable entretien téléphonique de cet après-midi et je fais donc immédiatement le nécessaire pour demander une saisie-arrêt conservatoire sur le compte CARPA KB de Bandt, VAN HECKE LAGAE et le compte de la SONARWA auprès de la Belgolaise. Je regrette que je dois ainsi bloquer l'ensemble du compte CARPA de l'association et que la Belgolaise et la SONARWA devront être informées de ce malentendu. Nous y perdrons tous les deux en crédibilité. Il me paraît plus judicieux de demander à votre banque, qui n'a certainement pas encore effectué le transfert de verser la somme à la Caisse de dépôt et de consignation en attendant une solution, si la SONARWA refuse aujourd'hui un versement direct aux bénéficiaires nonobstant leur accord à ce sujet dans la lettre du 14/05/1998 et lors de ma dernière visite au mois de juin ».
Dès que Luc de Temmerman a envoyé ce fax, le même jour, un virement de 2 312 365 dollars a été effectué au profit de la SONARWA. Maître de Bandt lui confirmera cela quatre jours plus tard dans une lettre du 25 septembre 1998 : « Je suis le conseil de la SONARWA à laquelle j'ai transféré le 21 septembre dernier une somme de 2 312 365 dollars US par le débit de mon compte X auprès de la Kreditbank. J'ai reçu le 22 septembre du bâtonnier de l'Ordre néerlandais des avocats du Barreau de Bruxelles de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de garder les fonds en Belgique ».
La preuve existe donc que l'argent des victimes de l'attentat terroriste du 6 avril 1994 a été payé. Acculé par les faits, le président rwandais va-t-il enfin dire où est passé l'argent des familles des victimes et surtout pourquoi ce refus catégorique de mener des investigations sur l'attentat qui a entraîné la mort de son prédécesseur Habyarimana ?
Les salaires exorbitants des experts bidon du TPIR : Jean-Pierre Chrétien et Jean-François Dupaquier
Après l'obtention d'une agrégation d'histoire en 1962, Jean-Pierre Chrétien, nostalgique de l'époque coloniale, décide de poursuivre sa carrière en Afrique. Il choisit le Burundi. Pendant quatre ans (1964-1968), il enseigne l'histoire dans ce pays. En fait, l'Afrique lui sert de tremplin car il craint de finir sa vie comme professeur au lycée Fontenelle de Rouen. Pour gonfler son parcours, il devient enseignant à l'Ecole Normale Supérieure du Burundi au titre de la coopération. Un véritable saut de puce qui lui permettra de revenir rapidement en France pour négocier une place d'assistant à l'université de Lille III. En trois ans seulement et avec une simple agrégation de l'enseignement secondaire, Jean-Pierre Chrétien passe, grâce à l'Afrique, de professeur de lycée à maître-assistant à l'université. Un trajet difficile à effectuer dans la stricte logique du système universitaire français où l'on exige d'être au moins titulaire d'une thèse de doctorat pour enseigner à l'université.
Il n'a donc sur son curriculum vitae ni DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) ni doctorat. Il a néanmoins bénéficié d'un système de passerelles et de dérogations qui lui a permis de diriger des recherches et des thèses de doctorat tout en siégeant au CNRS. C'est ainsi qu'il commence à se présenter comme un spécialiste des Grands Lacs. (…)
Des sommes colossales et supérieures à la moyenne des experts du TPIR ont été allouées à Jean-Pierre Chrétien et à Jean-François Dupaquier.
S'agissant de Jean-Pierre Chrétien, il était payé 7500 dollars par mois de travail, soit 200 dollars par jour de travail d'après son contrat daté du 8 octobre 2001. Ce contrat allait du 1er octobre 2001 au 15 janvier 2002. Quant à Jean-François Dupaquier, l'autre « expert maladroit », il a touché 18 000 dollars du 1er juillet au 31 octobre 2001, soit 200 dollars par jour de travail. Au mois de novembre 2001, il touche 6000 dollars pour un piètre travail partisan. Leurs deux collaborateurs, deux « nègres » de service, Joseph Ngarambe et Jean Kabanda étaient, eux, rémunérés avec beaucoup de respect et de dignité en plusieurs contrats à durée déterminée de 125 dollars par jour de travail soit 1750 dollars allant du 5 mai 2002 au 18 mai 2002 par exemple. Il n'est pas nécessaire de faire des comparaisons entre les rémunérations des « experts » Chrétien-Dupaquier et celles de leurs « nègres » Jean Kabanda et Joseph Ngarambe. Certains des contrats ci-dessus évoqués ont transité par l'association Survie en provenance du TPIR sous le numéro de fax 43 20 55 58 de cette association.
Derrière l'image prétendument africaniste de Survie, on constate que cette association lutte d'abord pour sa propre survie et non pour celle de l'Afrique et des Africains. Assez tapageuse, peu rigoureuse et surtout très partisane et manipulatrice dans le dossier du Rwanda, elle travaille bras dessus, bras dessous, avec le régime des extrémistes tutsi de l'APR/FPR. On a vu par exemple, en avril 2002, la vice-présidente de Survie, Sharon Courtoux, soutenir, sans sourciller, l'Etat rwandais et son président, aujourd'hui considéré comme l'organisateur de l'attentat terroriste du 6 avril 1994 au Rwanda. Jamais l'association Survie n'a manifesté le moindre intérêt pour les victimes rwandaises, burundaises et françaises de cet attentat terroriste. A plusieurs reprises, l'association a plutôt exprimé beaucoup d'enthousiasme à défendre le dictateur Paul Kagame contre les journalistes professionnels qui le mettaient en cause dans les crimes commis contre des Rwandais et des Congolais.
Les magouilles du procureur Bernard Muna
En avril 1998, une requête dite conjointe portant sur un projet d'accord entre le bureau du procureur et Jean Kambanda est établie avec maître Inglis, l'avocat camerounais que l'ancien Premier ministre rwandais refuse de toutes ses forces et qui lui a été imposé par le procureur adjoint, Bernard Muna. Ce document, signé par le même Bernard Muna, est la pièce maîtresse du « marché ». Dans son paragraphe 1, il est dit :
« Le procureur et l'accusé, Jean Kambanda, représenté par son conseil, Olivier Michaël Inglis, ont décidé de conclure un accord aux fins que l'accusé plaide coupable aux chefs d'accusation de génocide, d'entente en vue de commettre le génocide, d'incitation directe et publique à commettre le génocide, de complicité dans le génocide et de crimes contre l'humanité, crimes prévus aux articles 2 et 3 et punis en application des articles 22 et 23 du Statut du Tribunal pénal international pour le Rwanda, annexé à la résolution 955 (1994) du 8 novembre 1994 du Conseil de sécurité (ci-après le statut), tels qu'indiqués dans les chefs d'accusation 1 à 6 de l'acte d'accusation du 16 octobre 1997. Le but de l'aveu de culpabilité est de renforcer l'entente entre les parties quant aux conditions juridiques et aux bases factuelles de l'aveu de culpabilité, afin de servir d'instrument permettant d'assurer la validité de l'aveu de culpabilité et d'assister la Chambre de première instance ».
En annexe de ce document, Jean Kambanda, sous la pression de M. Duclos, de maître Inglis et de Bernard Muna, le chef des opérations de manipulation, signe le 29 avril 1998 son arrêt de mort : « l'accord sous scellé aux fins d'un aveu de culpabilité ». Une grande partie des jugements va s'appuyer sur ce vrai faux document obtenu sous la torture psychologique, la menace et la corruption de l'accusé. (…)
A la veille de son procès, le procureur adjoint, Bernard Muna et son ami maître Inglis, savourent déjà leur victoire. Jean Kambanda raconte :
« Alors qu'il était convenu de rester en contact pour la rédaction de mon mémoire, maître Inglis s'organisa pour disparaître complètement de la circulation et pour ne réapparaître qu'à quelques jours de la sentence non sans avoir déjà déposé, sans m'en avoir parlé, quatre feuillets qu'il m'avait attribués comme étant ''mon mémoire'', et qui ne reprenait, ce de façon incomplète, que mon curriculum vitae.
Le 2 septembre 1998, en présence de M. Muna Bernard, quand je lui demanderai d'intervenir auprès des juges pour obtenir un délai supplémentaire avant la sentence afin de pouvoir nous permettre de rédiger un mémoire digne de ce nom, il ne semblait même pas intéressé par ce que je lui racontais. Pressés, lui et son ami Muna, comme ils étaient, ils l'affirmaient sans complexe, qu'ils s'apprêtaient à entrer dans l'histoire, pour avoir été les premiers, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, à amener ''le plus grand criminel de guerre'', un chef de gouvernement, à plaider coupable de crime de génocide.
C'est dans ce contexte que le 3 septembre 1998, M. Muna fera un réquisitoire qui, de mon point de vue, avait le mérite d'être clair. S'adressant aux juges, tout en saluant ma coopération avec le parquet du TPIR, il s'indigna qu'ils ne puissent pas prononcer la peine capitale comme c'est le cas au Rwanda, sous-entendu celle que je mérite, et leur demanda de me condamner pour l'exemple, tout en sachant qu'il avait lui-même tout organisé pour que je ne puisse jamais me défendre. Les juges ont alors dit et répété ''accusé Kambanda'' faisant comme si derrière cet ''accusé Kambanda'' assis sur le banc des accusés, ce n'était pas le Premier ministre d'un gouvernement rwandais, accusé à tort ou à raison, comme Hutu qu'on jugeait. En fait, derrière cet accusé, c'était tout un peuple qu'on s'apprêtait à condamner sans lui avoir donné le droit et l'occasion de se défendre »1.
A la suite de cette mascarade judiciaire, Jean Kambanda est condamné à perpétuité. Révolté, l'ancien Premier ministre est aujourd'hui en colère et dénonce ce jugement.
Le Greffier du TPIR Adama Dieng organise le recrutement frauduleux du Français Pascal Besnier
Au mois de mai 2005, Pascal Besnier reçoit la convocation pour participer au test de recrutement. Il en informe son mentor Roland Amoussouga. Le scoop que reçoit le candidat Besnier de son mentor est que ce dernier fera parti du jury. Il est donc prêt à l'aider à préparer le test : « Je partage avec toi, la communication du service du personnel m'invitant à participer à l'interview ». Amoussouga propose en même temps au candidat Pascal Besnier de lui envoyer le questionnaire de l'examen et lui promet de l'appeler au téléphone pour qu'ils travaillent ensemble sur le test de recrutement. Le candidat Besnier ne manque pas d'exprimer sa joie devant cette proposition : « C'est avant même de prendre connaissance du questionnaire que je te dis un grand merci ! ! Je vais travailler sur ce document à partir de maintenant. Et bien sûr, j'attends ton appel demain soir. Tout ce que tu as fait et continues de faire pour moi me touche énormément ». Roland Amoussouga, qui a désormais l'ensemble des tests en main ne se gêne plus. Il veut le succès de son « frère » Pascal Besnier :
« Je t'envoie la version révisée suite à la communication par le personnel aux membres du panel des critères d'évaluation qui serviront aux membres à vous évaluer. Cette dernière version prend en compte les critères d'évaluation qui sont retenus. Du coup, le questionnaire est raccourci. Je suis sûr que cela ne changera pas beaucoup de la version finale que nous utiliserons le jour J. Le greffier adjoint me dira ce qu'il en pense. Mais, travaille dur là-dessus ».
Peu avant ce message, Roland Amoussouga donne carrément le détail des épreuves de recrutement à Pascal Besnier. (…) Le 28 juillet 2005, la décision est sans ambiguïté. C'est Pascal Besnier qui annonce la bonne nouvelle à son mentor Roland Amoussouga : « J'ai la joie de t'annoncer que Monsieur Dieng m'a personnellement téléphoné ce matin pour me dire qu'il venait de signer le papier de ma nomination. Tous nos efforts sont donc récompensés et tu es évidemment le premier que j'associe à ce grand succès. J'espère donc te retrouver bientôt à Arusha ».
Les secrets de la justice internationale,
Par Charles Onana
Editions Duboiris
Paris 2005, 480 pages, 20 euros.
Sortie en librairie : mercredi 30 novembre.
Les droits d'auteur de ce livre seront reversés au profit des victimes de l'ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans (USA)
Une enquête bouleversante sur la face cachée de la justice internationale et sur le vrai pouvoir des criminels contre l"humanité.
Charles Onana est journaliste d'investigation, auteur de
Bokassa, Ascension et chute d'un empereur 1921-1996 (1989)
L'assassinat de Norbert Zongo, crime d'Etat contre un journaliste (1999)
Les secrets du génocide rwandais (2002)
La France et ses tirailleurs (2003)
Il est également Maire honoraire de Baton Rouge en Louisianne (Etats-Unis)




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94 ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

Posté le 21.11.2007 par perewenceslas
ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

OFFICIEL


LE Père WENCESLAS SERA JUGE EN FRANCE


COMMUNIQUE DU COMITE DE VIGILANCE POUR LA PRESOMPTION D’INNOCENCE.

Paris. 14H15. Le 21 novembre 2007.

Nous apprenons par nos sources que la Chambre de première instance du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) par une Ordonnance du 20 novembre 2007, a autorisé le transfert des dossiers judiciaires concernant le père Wenceslas Munyeshyaka et l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta vers les juridictions françaises.

Le 21 novembre 2007, le juge Dennis Byron, par ordonnance, a annulé les mandats d’arrêt internationaux et d’extradition concernant ces deux personnes.

La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris présidée par Edith Boizette, devait tenir audience aujourd’hui 21 novembre, en vue d’examiner les demandes qu’elle avait formulées auprès du TPIR et à la juge d’instruction française Fabienne Pous, avec pour date butoir pour les réponses, le 15 novembre 2007. Le TPIR, n’a pas répondu dans les délais, peut-être parce qu’il avait déjà estimé la nécessité du transfert de ces affaires devant une juridiction française. Rappelons que l’ONU a imposé au TPIR la clôture de ses instructions à fin 2008. Ce dernier étant déjà « engorgé », il était improbable que l’instruction des prévenus aille à son terme avec pour risque pressenti, une extradition vers le Rwanda, pays qui à notre sens ne garantit pas l’exercice d’une justice équitable respectant le droit de la défense (voir les divers articles repris dans la rubrique ACTUALITE de ce blog).

Notre Comité de Vigilance qui n’a pas vocation à se substituer à la justice, accueille avec soulagement ces décisions et reste actif pour que la PRESOMPTION d’INNOCENCE soit respectée sur notre sol au regard de certaines « analyses journalistiques » (qui se font plus rare il est vrai) présentant le père Wenceslas sous un angle de culpabilité que nous estimons inacceptable. Il existe de nombreux témoignages à décharge pour le père Wenceslas, l’occasion sera donc donnée aux témoins à charge de s’exprimer avec la garantie pour les uns et les autres d’être entendus de manière équitable.

Vous trouverez ci-dessous, copie de la révocation de l’Ordonnance de Transfert de ce jour signée par le juge Byron.

Arnaud Vimbert.
Responsable du Comité de Vigilance pour la Présomption d’Innocence.

93 ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

Posté le 21.11.2007 par perewenceslas
ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

OFFICIEL


LE Père WENCESLAS SERA JUGE EN FRANCE


COMMUNIQUE DU COMITE DE VIGILANCE POUR LA PRESOMPTION D’INNOCENCE.

Paris. 14H15. Le 21 novembre 2007.

Nous apprenons par nos sources que la Chambre de première instance du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) par une Ordonnance du 20 novembre 2007, a autorisé le transfert des dossiers judiciaires concernant le père Wenceslas Munyeshyaka et l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta vers les juridictions françaises.

Le 21 novembre 2007, le juge Dennis Byron, par ordonnance, a annulé les mandats d’arrêt internationaux et d’extradition concernant ces deux personnes.

La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris présidée par Edith Boizette, devait tenir audience aujourd’hui 21 novembre, en vue d’examiner les demandes qu’elle avait formulées auprès du TPIR et à la juge d’instruction française Fabienne Pous, avec pour date butoir pour les réponses, le 15 novembre 2007. Le TPIR, n’a pas répondu dans les délais, peut-être parce qu’il avait déjà estimé la nécessité du transfert de ces affaires devant une juridiction française. Rappelons que l’ONU a imposé au TPIR la clôture de ses instructions à fin 2008. Ce dernier étant déjà « engorgé », il était improbable que l’instruction des prévenus aille à son terme avec pour risque pressenti, une extradition vers le Rwanda, pays qui à notre sens ne garantit pas l’exercice d’une justice équitable respectant le droit de la défense (voir les divers articles repris dans la rubrique ACTUALITE de ce blog).

Notre Comité de Vigilance qui n’a pas vocation à se substituer à la justice, accueille avec soulagement ces décisions et reste actif pour que la PRESOMPTION d’INNOCENCE soit respectée sur notre sol au regard de certaines « analyses journalistiques » (qui se font plus rare il est vrai) présentant le père Wenceslas sous un angle de culpabilité que nous estimons inacceptable. Il existe de nombreux témoignages à décharge pour le père Wenceslas, l’occasion sera donc donnée aux témoins à charge de s’exprimer avec la garantie pour les uns et les autres d’être entendus de manière équitable.

Vous trouverez ci-dessous, copie de la révocation de l’Ordonnance de Transfert de ce jour signée par le juge Byron.

Arnaud Vimbert.
Responsable du Comité de Vigilance pour la Présomption d’Innocence.

42 UN MESSAGE DE MADELEINE RAFFIN

Posté le 21.11.2007 par perewenceslas
30 ANNEES PASSES AU RWANDA


20 novembre 2007.
Après le 20 octobre, date du colloque France Rwanda, organisé à Paris par le club Démocraties,
Après le 19 novembre, date de la projection sur Canal + du Film intitulé "TURQUOISE", lequel interprète d'une tout autre manière l'action des militaires français, se limitant aux 15 premiers jours de cette opération menée sous l'égide de l'ONU,
Une parole à des amis et lecteurs de quelqu'un qui a été obligé de quitter le Rwanda voici 10 ans et qui ne renie rien de ses 30 ans passés au Rwanda.

Dire la vérité sur l'action de la France, spécialement de Turquoise, du moins sur ce que j'en ai vu, ne signifie pas que j'en soie venue à renier tous mes souvenirs, toutes mes amitiés, tout ce que je dois à tant d'amis qui ne sont plus là.

30 années passées dans un pays qui vous a accueilli et dont vous parlez la langue, tant de familles qui vous ont reçu et vous ont initié à ce qui fait encore et toujours leurs valeurs, cela ne s'efface pas d'un coup d'éponge.

Quand le pays a subitement sombré dans l'horreur, je ne l'ai pas quitté. Responsable du service Caritas (Secours Catholique) dans le diocèse catholique de Gikongoro, j'ai fait ce que j'ai pu pour en aider le plus possible. Au mois d'avril 94, il ne faisait pas bon circuler sur les routes de la préfecture de Gikongoro, pour apporter de la nourriture à des déplacés à Kaduha, Cyanika, Murambi... refusant de transporter des gens armés, bravant sans cesse les barrages de miliciens qui finissaient par m'ouvrir le passage, emmenant même avec moi quelques personnes que j'ai pu cacher et qui sont toujours vivantes.

Personne n'a vu les larmes que j'ai pu verser et dont la source est tarie, tant elles ont coulé. J'ai simplement compris qu'il fallait continuer, pour aider à survivre tous les autres. Si je ne pouvais en sauver des milliers, il fallait faire le possible au moins pour quelques uns.

Au début juin 94, nous avions tout partagé, d'abord avec les gens massés dans les paroisses qui fuyaient les "interahamwe" (ceux qui se mettent ensemble pour tuer)), puis les réfugiés venus de tout le pays fuyant d'autres massacres, ceux des militaires du FPR (Front Patriotique Rwandais).

J'ai vu le moment où nous aussi, nous allions mourir de faim, parce que le monde nous avait oubliés. Et voila qu'une visite inespérée venue de Bujumbura, envoyée par le réseau Caritas vient nous dire qu'ils sont prêts à braver tous les dangers des routes pour nous apporter des vivres!

Ainsi quand je suis retournée dans le camp des déplacés, j'ai pu dire aux enfants qui m'assaillaient que "des camions vont arriver"!

Ces gens démunis de tout, effrayés les uns par les miliciens, les autres par les soldats du FPR, dont on me décrivait l'horreur des massacres qu'ils avaient perpétrés dans le nord du pays, ils avaient faim, ils avaient peur, qui étaient-ils? des tutsis? des hutus? c'était des rwandais, en danger comme moi. Si nous tombions, notre sang aurait la même couleur.

C'est au nom de notre commune humanité que nous avons tout partagé. Si vous voulez, appelez cela négationnisme, jugez vous-mêmes.

Madeleine RAFFIN

http://madraffin.centerblog.net

92 ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

Posté le 22.11.2007 par perewenceslas
ANNULATION DE L'ORDONNANCE D'EXTRADITION

91 KIGALI IRRITE PAR LES DECISIONS DU TPIR

Posté le 27.11.2007 par perewenceslas

KIGALI IRRITE PAR LES DECISIONS DU TPIR
KIGALI IRRITE PAR LES DECISIONS DU TPIR



Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda basé a Arusha en Tanzanie, a confirmé le transfert des dossiers judiciaires du père Wenceslas et de l’ancien préfet de Gikongoro, Laurent Buciybaruta aux juridictions françaises qui a compétence pour instruire et juger des crimes commis par des étrangers à l’étranger. La France en avait accepté le principe
en juillet 2006.
L’irritabilité des autorités rwandaises face à cette décision va dans le sens des différents témoignages évoqués sur ce blog dans la rubrique ACTUALITE et accrédite la crainte formulée depuis sa création, par notre Comité de Vigilance pour la Présomption
d’Innocence (C.V.P.I.). A savoir :La main mise de Kigali sur le TPIR et ce, particulièrement depuis la nomination du procureur Hassan Bubacar Jallow en remplacement de Carla Del
Ponte (lire à ce propos l’article de François Moulins : Le Grand Cirque d’Arusha, paru dans l’hebdo Valeurs Actuelles du 10 août dernier et plus encore le livre de Florence Hartmann, (ancienne porte-parole de C. Del Ponte) Paix et Châtiment (sept. 2007) sur la collusion
entre justice et politique internationales.
La Raison l’ayant emporté devant les échéances de clôture (fin 2008) imposées par l’ONU, le TPIR essuie les foudres de Kigali qui espérait par ce biais, récupérer ces deux hommes au Rwanda
Vous trouverez ci-dessous un florilège de ces réactions.
Arnaud Vimbert.
C.V.P.I.


Transcription Extrait du Bulletin d’Information de RFI
Radiodiffusé le dimanche 25 novembre 2007 à 04 H TU

Journaliste : Anastasie Bequiou ?

«Etonnement mêlé d’irritation à Kigali. Les autorités rwandaises demandent des explications au Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Les juges d’Arusha ont décidé de se dessaisir au profit de Paris des poursuites contre deux rwandais accusés de génocide vivant en France »

Agacement et étonnement à Kigali, le gouvernement rwandais entend demander des explications au Tribunal Pénal International pour le Rwanda pour son revirement dans l’affaire du prêtre et du préfet rwandais vivant en France et poursuivis pour génocide. La justice française devait se prononcer sur un transfert des deux accusés au TPIR mais les juges d’Arusha ont décidé mercredi dernier de se dessaisir de cette affaire au profit de Paris et aujourd’hui les autorités rwandaises demandent des comptes.

Journaliste Catherine NININ:

Ce revirement du TPIR irrite les rwandais qui avaient salué la fermeté du TPIR à l’égard de la justice française. Ni le TPIR ni le Rwanda n’avaient apprécié que Paris remette en liberté les deux rwandais accusés de génocide. Mais surtout Kigali estime que la France n’a pas ’autorité morale pour juger des accusés du TPIR en raison de ses liens passés avec l’ancien régime.

A Arusha en revanche on est plus pragmatique du fait des contraintes de calendrier du TPIR, le transfert d’affaires devant des juridictions nationales est devenu indispensable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU lui a ordonné d’achever les procès en première instance en 2008. Et c’est un véritable cauchemar pour le président du Tribunal. Selon Denis BYRON, au moins
une affaire ne sera pas terminée à cette date, celle du dirigeant politique Edouard KAREMERA dont le procès a connu moult rebondissements. Ajoutons à cela les Rrwandais que le TPIR recherche toujours activement et aimerait juger comme Félicien KABUGA, considéré comme le principal financier du génocide.

91 ALISON DES FORGES critique les GACACAS

Posté le 28.11.2007 par perewenceslas
L'historienne Alison des Forges critique le fonctionnement des Gacacas





CRITIQUES SUR LE FONCTIONNEMENT DES GACACAS LORS D'UN COLLOQUE A BRUXELLES

Bruxelles, 27 novembre 2007 (FH) – L’historienne Alison Des Forges, conseillère pour l’Afrique de Human Rights Watch, a mis en cause lundi lors d’un séminaire au Parlement européen la crédibilité des gacaca, ces juridictions semi-traditionnelle s chargées de juger la grande majorité des personnes accusées de participation au génocide rwandais.

« Il est difficile de dire que gacaca, en tant que mécanisme judiciaire, est aujourd’hui crédible et sera perçu comme tel », a déclaré Mme Des Forges dans un séminaire organisé par l’EurAc (Réseau européen pour l’Afrique centrale, un regroupement d’ONG).

Le processus est « difficile à évaluer compte tenu de sa vitesse », a-t-elle d’abord posé. Sorti de sa phase pilote en 2005 – le prononcé de jugements ne s’étant généralisé au niveau national qu’à partir de juillet 2006 – il devait, officiellement, se terminer d’ici la fin de l’année mais pourrait être prolongé.

«On dirait un bar qui ferme à minuit, où on se presse pour le dernier verre : les accusations pleuvent, des personnes acquittées sont de nouveau accusées… C’est inquiétant. C’est un train qui dévale à toute allure la colline sans personne qui le dirige », a-t-elle dit pour décrire la dernière phase en cours de gacaca, avant de s’interroger sur sa nature « d'avantage politique que judiciaire ».

« Dernièrement, un responsable politique m’a dit qu’ils avaient fait preuve de beaucoup de souplesse avec la justice. Ainsi la politique peut s’immiscer dans la procédure et la porte est ouverte pour accuser ou ne pas accuser quelqu’un arbitrairement », a-t-elle jugé.

Refusant néanmoins (sans l’exclure « pour certains ») d’attribuer aux dirigeants l’intention de « faire du système judiciaire un système de répression politique », elle a rappelé qu’il ne fallait pas négliger « l’impact des initiatives de base : des conflits ordinaires – de femme, d’emploi, de terre, de véhicule… – peuvent interférer ; il n’y a pas besoin des gens d’en haut… Et ce système donne à ceux qui veulent en profiter aux détriment des autres une occasion extraordinaire. »

En exemple, elle a cité une réforme lourde de conséquences à ses yeux : celle qui a chargé les « nyumbacumi », les responsables administratifs locaux de dix maisons, de la collecte des informations en vue des procès. « Un changement radical, selon l’historienne, bien que cela soit passé par voie réglementaire et non législative. »

« A l’origine, la communauté devait participer à un échange public, sur les lieux, les actes, les personnes accusées, elles-mêmes présentes et pouvant contester les accusations. Ce processus était long et certaines personnes hésitaient à parler en public. Alors on a confié à ce représentant le soin d’aller de maison en maison ou dans de petites réunions collecter ces informations. Et le débat contradictoire et transparent n’existe plus », a-t-elle expliqué.

« Il n’est ainsi plus possible de contester avant le procès, publiquement, le fait que cet agent range les personnes accusées dans telle ou telle catégorie », a-t-elle ajouté – les prévenus étant « classés » en catégories (quatre, puis trois depuis 2004) selon la gravité de ce qui leur est reproché.

Selon elle, il en résulte un manque de confiance dans les gacaca, « tant du côté des victimes que de celui des bourreaux » : les deux pensent que le système est utilisé à des « fins politiques ».

« Le résultat final ne sera pas forcément que le hutu pauvre sera toujours accablé, et on ne peut pas dire par ailleurs que la pauvre victime tutsi sera forcément écoutée. Cela dépend de l’équilibre politique du coin », a-t-elle résumé.

Mme Des Forges a également pointé les « incohérences » de la politique gouvernementale quant à la « définition de la culpabilité », en référence aux changements successifs dans le contenu des catégories de prévenus.

« Puis il y a eu une forte pression sur les agents administratifs pour réduire le nombre de personnes susceptibles de relever de la première catégorie [les crimes les plus graves, jugés par les juridictions ordinaires, NDR], a-t-elle continué. Sur quelle base un groupe d’agents administratifs peut-il décider d’évaluer des éléments d’accusation ? Où est la transparence ? Et les garanties des droits de l’homme ? »

En réponse à une question, l’historienne américaine a par ailleurs estimé que « tant que les crimes de guerre du FPR – officiellement, pour Kigali, il n’y en a pas – n’auront pas été jugés, une partie restera toujours convaincue qu’il n’y a pas de justice et on sera loin de la réconciliation ».


BF/PB/GF



© Agence Hirondelle

86 Hubert Vedrine agressé en pleine rue

Posté le 01.12.2007 par perewenceslas
Hubert Védrine agressé en pleine rue par des militants pro FPR

L'agression contre Védrine ou les excès de la justice militante
Aucun grand média n'a signalé l'agression contre l'ancien ministre des Affaires étrangères. Il y avait pourtant beaucoup à dire.

Les médias n'ont rien vu ou rien voulu voir: ni les agences de presse, ni les quotidiens et encore moins les télévisions. L'agression dont a été victime Hubert Védrine, le mercredi 28 novembre à l'entrée du Cercle militaire, place Saint Augustin, à Paris, a été quasi totalement passée sous silence. Seuls Marianne2 et deux ou trois autres sites du Net en ont rendu compte. Certes il n'y a pas eu mort d'homme : l'ancien secrétaire général de l'Elysée du temps de François Mitterrand a « juste » été aspergé de peinture rouge par une jeune femme l'accusant de complicité de génocide dans l'affaire rwandaise. Pendant ce temps, ses camarades de l'association « Génocide made in France » tendaient une banderole reprenant grosso modo la même accusation. Accusation gravissime s'il en est : Védrine, en tant que membre du conseil restreint de Défense, appartiendrait au cercle des responsables politiques et militaires français de l'époque ayant cyniquement soutenu le régime « hutu » du président Juvénal Habyarimana malgré la préparation, connue de tous, paraît-il, d'un génocide contre la minorité tutsi.

Des ONG supposées indepéendantes
Védrine est donc supposé répondre des fautes que le régime de Paul Kagamé, l'ancien chef des rebelles tutsis devenu président, reproche à la France avec le but clairement affirmé de la faire un jour condamner par une instance pénale internationale. Entreprise activement relayée depuis des années par plusieurs ONG que l'on aimerait croire totalement indépendantes.
L'accusation n'est donc pas anodine, pas plus que l'agression du petit commando de la place Saint Augustin qui, à l'image d'un Nicolas Sarkozy annonçant l'arrestation de « l'assassin du Préfet Erignac », se moque visiblement comme d'une guigne de la « présomption d'innocence.»
Quand en 1968, en plein congrès de la CDU, la grande formation conservatrice allemande, Beate Klarsfeld gifla publiquement le chancelier alors au pouvoir, Kurt Kiesinger, en le traitant de nazi, l'épouse et complice de Serge Klarsfeld n'agissait pas en fonction de vagues rumeurs. Kiesinger avait bel et bien milité au parti nazi et même travaillé sous les ordres de Joachim von Ribbentrop, le ministre des Affaires Etrangères du Troisième Reich. « Génocide made in France », qui, même dans sa rhétorique, s'en prend aux supposés « complices », et non aux génocidaires en tant que tel, ne peut invoquer des preuves aussi incontestables concernant Védrine mais tient néanmoins sa vérité sur le génocide pour incontestable. Ils sont bien les seuls avec quelques imprécateurs cachés sous les habits du journaliste, du chercheur ou de « l'observateur impartial ».

Les autres, tous ceux qui ont plongé dans le drame rwandais, lors du génocide ou après, en sont ressortis avec beaucoup plus de questions que de certitudes. Questions effectivement sur le rôle de la France et des accords militaires passés avec un régime décrié… comme tant d'autres sur la planète. Questions sur les ambiguïtés de l'Opération Turquoise, la tardive intervention militaro-humanitaire de la France qui a permis de sauver plusieurs milliers de Tutsis (sur près de 800 000 morts) mais aussi facilité l'exfiltration de certains chefs génocidaires « Hutus » vers le Zaïre. Questions sur les auteurs de l'attentat ayant coûté la vie à l'ancien président Habyarimana, donnant ainsi un prétexte à l'effroyable chasse à l'homme. Questions enfin sur le rôle des autres puissances occidentales directement concernées alors par les tensions dans la région des Grands Lacs, la Belgique, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, autant de pays auxquels les militants de « Génocide made in France » ne semblent rien avoir à reprocher.

Kagamé accusé
Les réponses il est vrai tardent à venir. Une enquête parlementaire avait été confiée à Paul Quilès mais, le Parlement étant ce qu'il est en France, c'est-à-dire une institution sans réel pouvoir de contrôle sur l'exécutif, le résultat a été bien maigre. Des procédures judiciaires sont en cours. Le tribunal des Armées à Paris instruit toujours les plaintes de deux victimes tutsis contre la France. Parallèlement un nouveau magistrat a repris le dossier du juge Bruguière contre Paul Kagamé et plusieurs de ses proches accusés d'être les instigateurs de l'attentat contre Habyarimana. Enfin le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha en Tanzanie a déjà condamné plusieurs génocidaires et poursuit ses auditions. À la grande fureur de Kagamé et de certaines ONG, il a transféré à la justice française le soin de juger directement certains « présumés coupables » qui se sont réfugiés dans l'hexagone. Les militants de « Génocide made in France » ne laissent eux à personne d'autre le soin de mener à bien leur propre justice : il y a un procureur mais pas d'avocat.
Dimanche 02 Décembre 2007 - 00:21

Alain Léauthier







Hubert Védrine agressé en pleine rue par des militants
(Marianne 30/11/2007)

L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Mitterrand a été pris à partie hier par des militants accusant la France de complicité dans le génocide rwandais. Un happening macabre où avaient été conviés M6 et l'agence photo Gamma. Hubert Védrine a porté plainte contre X.

Imbibé de peinture rouge, accusé par une militante de complicité de génocide dans l'affaire rwandaise, Hubert Védrine va chercher un ticket de parking et rentre dans le Cercle militaire pour donner une conférence. La scène surréaliste, filmée mercredi 28 novembre place Saint Augustin à Paris, est le fait d'un groupe, Génocide made in France, qui accuse la France d'avoir aidé à la mise en place du génocide rwandais, en 1994. Selon eux, en tant que secrétaire général de l'Elysée et membre du conseil de Défense restreint de François Mitterrand, Hubert Védrine aurait accompagné l'organisation du massacre qui a coûté la vie à plusieurs centaines de milliers de Rwandais.

« Dans l'esprit de la cour pénale internationale, nous demandons le jugement des complices de ce génocide, justifie Xavier Renou, porte-parole de Génocide made in France. A défaut de pouvoir les juger nous-mêmes, nous avons voulu lui rappeler que nous n'oublions pas. » Hubert Védrine n'a pour sa part aucune intention de communiquer sur l'affaire. Il a cependant porté plainte contre X pour « agression en réunion » et « diffamation ».

L'agression avait tout d'un guet-apens : dès son arrivée devant le Cercle militaire, Hubert Védrine est abordé par un faux journaliste du Parisien. Arrivent ensuite un caméraman et un ingénieur son se réclamant de M6, venus faire un reportage sur les « nouvelles formes de militance », suivis d'un photographe de l'agence Gamma. Cerné, l'ancien ministre des Affaires étrangères se fait renverser un pot de peinture rouge sur la tête, tandis qu'une femme lui répète qu'il doit être jugé, que sa place est « dans un tribunal. » L'équipe télé filme, le photographe saisit la scène. Des militants déroulent une banderole affichant l'adresse de leur site et leur accusation. Le porte-parole de l'association confirme avoir prévenu l'agence photo Gamma et M6 et ajoute « France 3 devait être là pour le 19-20 mais ils ne sont pas venus. »

Les militants font part de leur sympathie pour le groupe Survie, également tenant de la thèse de la responsabilité française dans le génocide rwandais. Génocide made in France avaient déjà à son actif un happening sanglant sur la pyramide du Louvre et promet de nouvelles actions dès la semaine prochaine. Sans doute ces « juges » autoproclamés sont-ils à court de peinture.


Jeudi 29 Novembre 2007 - 13:53
Sylvain Lapoix
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89 KIGALI IRRITE PAR LES DECISIONS DU TPIR

Posté le 03.12.2007 par perewenceslas
Génocide rwandais: Kigali "étonné" du dessaisissement
du TPIR au profit de la France
KIGALI (AFP) - 24/11/2007 09h42

Le gouvernement rwandais s'est dit "étonné" samedi de la décision du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de se dessaisir au profit de Paris des poursuites contre deux Rwandais accusés de génocide et vivant en France.
"Ce que nous savions, c'est que le TPIR avait demandé à la France de lui remettre les deux accusés. Maintenant, c'est l'inverse qui se passe. Ca nous étonne", a déclaré à l'AFP le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama. "Nous allons demander au TPIR de nous expliquer ce qui se passe", a-t-il poursuivi.

Le TPIR, qui siège à Arusha (Tanzanie), a annulé mercredi ses ordonnances demandant à Paris de lui remettre Wenceslas Munyeshyaka, prêtre catholique de 49 ans, et Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, tous deux accusés de génocide.
La Chambre de première instance du TPIR avait auparavant "ordonné" que les actes d'accusation contre les deux hommes soient "renvoyés aux autorités françaises, à charge pour celles-ci d'en saisir immédiatement la juridiction compétente".
Un accord passé entre Paris et le tribunal international en juin 2006 prévoit la possibilité que
les procès aient lieu en France, le TPIR devant achever ses procès en première instance à la fin 2008.

"On doit garder confiance en l'appareil judiciaire partout dans le monde mais force est de constater que la France n'a pas encore démontré sa volonté de juger les génocidaires", a estimé M. Karugarama.

La justice rwandaise a affirmé à plusieurs reprises que la France n'avait "pas d'autorité morale" pour juger des accusés du TPIR, étant elle-même mise en cause par le Rwanda pour une collusion avec le régime génocidaire.

Les transferts de certains dossiers devant des juridictions nationales font partie de la stratégie de fin de mandat de ce tribunal des Nations Unies auquel le Conseil de sécurité a demandé de terminer au plus tard à la fin de l'année prochaine les procès en première instance.

Basé à Arusha, en Tanzanie, le TPIR a prononcé, à ce jour, 29 condamnations et 5 acquittements.



88 SARKOZY RENCONTRE KAGAME

Posté le 09.12.2007 par perewenceslas
SARKOZY RENCONTRE KAGAME
"SARKOZY RENCONTRE KAGAME"
Entretien Sarkozy-Kagame à Lisbonne, en marge du sommet UE-Afrique
LISBONNE (AFP) — Le président français Nicolas Sarkozy a rencontré samedi à Lisbonne son homologue rwandais Paul Kagame, dont le pays a rompu ses relations diplomatiques avec la France en novembre 2006, en marge du 2e sommet UE-Afrique, a-t-on appris auprès de la présidence française.
Aucun détail n'était immédiatement disponible sur la teneur des entretiens des deux dirigeants.
Le chef de l'Etat français a évoqué samedi matin à Lisbonne le génocide rwandais dans un discours prononcé au cours d'une séance plénière du sommet UE-Afrique consacrée à la paix et la sécurité.
"Nous n'avons pas toujours su prévenir ou arrêter des drames innommables. Je pense au Rwanda et à son génocide qui nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou nos erreurs", a déclaré M. Sarkozy dans ce discours prononcé à huis clos et rendu public par la présidence française.
En novembre 2006, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France après l'émission par le juge français Jean-Louis Bruguière de mandats d'arrêt contre neuf proches du président Kagame dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, le 6 avril 1994, contre le président rwandais de l'époque, Juvénal Habyarimana. Son assassinat avait déclenché le génocide.
Le 27 juillet, le ministre rwandais des Affaires étrangères Charles Murigande avait estimé qu'une normalisation pourrait se faire "très rapidement" avec Paris et avait rendu hommage à la "nouvelle attitude" de la France depuis l'élection du président Sarkozy.
Il avait toutefois ajouté que les poursuites françaises contre des proches du président Kagame empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques.
Fin septembre, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait rencontré son homologue rwandais à New York, en marge de l'assemblée générale des Nations unies.
M. Kouchner s'était déclaré début août prêt à se rendre "au plus vite" au Rwanda, dès qu'"un certain nombre de choses seront aplanies". Un membre du gouvernement rwandais avait également indiqué que M. Kouchner allait se rendre au Rwanda à la suite d'un entretien téléphonique du chef de la diplomatie française avec M. Kagame.
Mais ce déplacement n'a pu se concrétiser jusqu'à présent.
Paris et Kigali entretiennent des relations houleuses depuis le génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les modérés appartenant à la majorité hutue.
L'actuel régime de Kigali, dominé par les Tutsis, accuse régulièrement Paris d'avoir soutenu les forces qui ont commis le génocide, ce que la France a toujours démenti.

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