PERE WENCESLAS
Le Père Wenceslas, prêtre coopérateur de Gisors est l'ancien curé de la Sainte-Famille à Kigali

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Martin Luther King"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, c'est l'indifférence des bons".

 

 

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Victoire Ingabire par Hervé Cheuzeville

cet article date de décembre 2011.

Depuis Victoire est toujours en prison, elle a été condamnée à 8 ans de prison en 1ère instance, le parquet a fait appel et elle vient d'être condamnée à 15 ans en appel en décembre 2013. Prions pour elle.


Victoire Ingabire s'entretient avec son avocat britannique Iain Edwards,... (<a class=

 Victoire Ingabire Umuhoza est une femme rwandaise de 43 ans, mère de trois enfants.

Elle vient de passer son deuxième Noël consécutif dans une geôle du Rwanda. Son procès est en cours, à Kigali.

Son crime ?

Celui d’avoir osé défier le pouvoir sans partage de l’homme implacable qui préside aux destinées de ce petit pays d’Afrique centrale depuis la fin de l’épouvantable guerre qu’il avait lui-même déclenché.

Cet homme, on l’aura compris, c’est le général-président Paul Kagame, responsable en outre de deux guerres d’invasion et de pillages qui firent des millions de morts dans le grand pays voisin, le Congo/Zaïre.

Victoire aurait pu continuer à vivre tranquillement aux Pays-Bas, où elle fit ses études supérieures et où elle menait une brillante carrière au sein d’une grande société.

Cependant, même loin de son pays natal, elle se souciait de la situation qui y prévalait.

Elle s’est engagée au sein de l’opposition à la dictature, très active au sein de la diaspora rwandaise.

En avril 2006, elle fut élue présidente du Front Démocratique Uni, une plateforme rassemblant tous les mouvements opposés au régime de Kagame et de son Front Patriotique Rwandais.

Cet engagement politique croissant l’amena à quiter son emploi pour tenter d’aller mener le combat pour la démocratie au Rwanda même.

Ce retour à Kigali, en janvier 2010, après seize années d’exil, marqua le début d’un harcèlement incessant qui tourna à la persécution et qui la conduisit finalement en prison.

Quelques jours après son arrivée, elle se rendit au mémorial du génocide, où elle demanda que tous les perpétrateurs de crimes de masse soient traduits en justice, y compris ceux appartenant au pouvoir actuel.

Elle osa en outre revendiquer le droit à la mémoire pour toutes les victimes du génocide.

Cela lui valut une première arrestation, avant d’être libérée le lendemain, tout en étant placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter la capitale.

Une campagne fut aussitôt lancée contre elle, l’accusant de « négationnisme » et de « divisionnisme ».

Elle ne se laissa pas intimider pour autant et poursuivit sa tentative pour se présenter en candidate d’opposition aux élections présidentielles d’août 2010. Sans doute avait-elle sous-estimé la nature profondément liberticide du régime de Kagame.

Le dictateur ne pouvait en aucun cas tolérer une opposition véritable et encore moins une voix remettant en cause la version officielle de la tragique histoire récente du pays.

Pourtant, Victoire Ingabire ne pouvait pas ignorer le sort réservé aux dissidents et aux opposants.

Combien d’hommes politiques n’ont-ils pas été liquidés par les tueurs de Kagame, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, depuis 1994 ?

Combien ont été arrêtés et emprisonnés, sous l’habituelle accusation de négationnisme ou de divisionnisme ?

Combien d’étrangers, devenus des témoins gênants, ont payé de leur vie le fait d’en savoir trop sur ce régime, et d’avoir tenté d’informer le monde ?

Je pense en particulier à tous ces missionnaires assassinés par les agents du pouvoir.

Se souvient-on du père Claude Simard, tué dans la nuit du 17 au 18 octobre 1994, ou de son compatriote le père Guy Pinard, abattu alors qu’il célébrait la messe, sous le regard horrifié de ses paroissiens, le 2 février 1997 ?

Ce missionnaire québécois avait eu le tort de connaître la vérité sur l’assassinat de trois humanitaires espagnols de Médecins du Monde, ainsi que sur le massacre de 80 habitants du village où il œuvrait. Je pense également au père Vijeko Kuric, franciscain croate tué de sept balles, en pleine rue, le 31 janvier 1998, et à tant d’autres encore.

Ces religieux étrangers connaissant parfaitement la langue de leurs ouailles sont considérés avec suspicion par le dictateur Kagame.

Si des étrangers peuvent être ainsi supprimés, dans l’impunité la plus totale, Victoire Ingabire devait être consciente des risques qu’elle prenait, en tant que Rwandaise rentrant d’exil pour défier le général-président. Sa candidature à l’élection présidentielle ne fut pas validée, mais la « justice » rwandaise continua cependant à s’acharner sur cette femme courageuse.

Après plusieurs mois de résidence surveillée, elle fut jetée en prison, le 14 octobre 2010, pour « organisation de groupe terroriste ».

Elle y croupit encore. Paul Kagame, qui avait publiquement annoncé que sa rivale serait arrêtée, quelques jours avant qu’elle soit effectivement interpelée, n’a jamais hésité à s’impliquer directement aux côtés de l’accusation.

Il a depuis lors multiplié les allégations mensongères contre cette femme bien incapable d’y répondre .

Le 12 décembre dernier, lors d’une visite officielle en Ouganda, le dictateur rwandais a osé affirmer que Victoire Ingabire « avait en grande partie reconnu la plupart des accusations portées contre elle » à savoir la trahison, le terrorisme et l'idéologie du génocide.

Il ajouta même que ses avocats l’avaient abandonnée, alors que cela n’était pas le cas.

Tout cela n’a pas empêché qu’en France un tapis rouge soit déroulé pour accueillir Paul Kagame, en septembre 2011.

Ce dictateur rwandais n’a eu pourtant de cesse, depuis son arrivée au pouvoir, de s’en prendre à justement à la France, allant jusqu’à accuser ses dirigeants et les officiers de son armée d’avoir pris une part active au génocide.

Nicolas Sarkozy a-t-il évoqué le sort de la courageuse opposante rwandaise, lors de ses entretiens avec Paul Kagame ?

Qu’il me soit permis d’en douter. Victoire Ingabire a donc passé son second Noël en prison, vêtue de l’uniforme rose que portent tous les prisonniers, au Rwanda.

Ses partisans et ses amis ne l’ont pourtant pas oubliée.

De plus en plus, ils comparent la dame de Kigali à une autre femme courageuse, Aung San Suu Kyi, connue dans le monde entier pour son combat pacifique contre une dictature tout aussi implacable.

Victoire Ingabire semble faire preuve de la même détermination à rétablir l’Etat de droit et la démocratie.

Comme la dame de Rangoon, elle est persuadée de venir un jour à bout de l’arbitraire et de la dictature.

Souhaitons-lui de devenir la prochaine lauréate du Prix Nobel de la Paix, comme le fut Aung San Suu Kyi il y a vingt ans.

Il est sûr que pour Victoire, même au fond de sa cellule, la victoire soit certaine !

Hervé Cheuzeville, 26 décembre 2011

(Auteur de trois livres: "Kadogo, Enfants des guerres d'Afrique centrale", l'Harmattan, 2003;

"Chroniques africaines de guerres et d'espérance", Editions Persée, 2006; "Chroniques d'un ailleurs pas si lointain - Réflexions d'un humanitaire engagé", Editions Persée, 2010)

Hervé Cheuzeville website: http://cheuzeville.net

 

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Une leçon de courage et de dignité!

Le lundi 20 juin 2011, l’opposante rwandaise Madame Victoire Ingabire détenue à Kigali depuis octobre 2010 pour avoir voulu faire enregistrer son parti FDU et se présenter contre le dictateur Paul Kagame à l’élection présidentielle d’août 2010, devait comparaître devant la Haute Cour de Kigali pour le début de ce procès politique.

A son arrivée au tribunal où étaient massée une foule de sympathisants et d’admirateurs, elle a étonné par son assurance et la détermination affichées sur son visage malgré plusieurs mois passés dans la sinistre prison connue sous l’appellation de « 1930 » allusion à l’année de sa construction.

Mais ce qui restera dans les annales comme un des gestes les plus beaux d’une prisonnière politique, c’est quand elle a levé ses deux bras menottés, les deux pouces en l’air comme pour dire à la foule :

« Nous défendons la bonne cause et nous vaincrons ». Ces geôliers déployés en masse n’en croyaient pas leurs yeux.

 

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De la prison: Message émouvant de Victoire Ingabire

Mes chers compatriotes,

Je vous écris ces mots sans savoir s’ils vous parviendront, quand ils vous parviendront et si je serai encore en vie lorsqu’ils vous parviendront.

Mes chers compatriotes, tout au long de ma lutte pour la liberté et la démocratie du peuple rwandais, je n’ai jamais douté une seule seconde du triomphe final de la cause sacrée à laquelle je consacre toute ma vie.

Ce que je veux pour notre pays, c’est son droit à une vie honorable, à une dignité sans tâche, à une liberté d’expression et à une démocratie sans aucune restriction.

Mes chers compatriotes, ce que je veux vous dire où que vous soyez, c’est que, morte, vivante, libre ou en prison sur ordre du dictateur, ce n’est pas ma personne qui compte.

C’est le Rwanda, que l’on a transformé en pays mouroir, c’est le peuple rwandais que l’on a transformé en céréales à moudre.

J’ai décidé de mené un combat farouche contre ces fléaux qui gangrènent notre pays.

Quelles que soient les humiliations que je subies, ma foi est et restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard le peuple rwandais se débarrassera des prédateurs qui l’appauvrissent, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non à la dictature dégradante et honteuse, et pour reprendre sa dignité sous un soleil ardant.

Eh oui, mes chers compatriotes, la démocratie et la liberté pointent à l’horizon.

Mes chers compatriotes,

Comme vous le savez, mon combat est un combat de paix, de dialogue, de parole.

Je n’ai jamais pensé un seul instant qu’il fallait prendre les armes pour attaquer le Rwanda.

Non, le Rwanda a assez souffert.

Je ne demande que la liberté, la dignité, la justice et la démocratie.

Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, sans dignité il n y a pas de liberté, sans justice il n’ y a pas de dignité et sans démocratie il n y a pas d’hommes libres.

Mes chers compatriotes, Ni brutalités, ni tortures, ni sévices ne m’amèneront pas à demander la grâce, je préfère mourir la tête haute, la fois inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays et du peuple rwandais, plutôt que de vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés.

Mes chers compatriotes,

S’il devait m’arriver quelque chose ne me pleurez pas car je sais que le peuple rwandais, qui souffre tant, est un peuple fort et digne et qu’il saura continuer la lutte pour la démocratie et la liberté qui pointent à l’horizon ; horizon, horizon, horizon.

Vive le Rwanda et le peuple rwandais ! 18/12/2010

SOURCE  

 

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De sa prison rwandaise Déo Mushayidi parle : Le peuple rwandais obtiendra le changement

NOUVEAU : Condamné ce jour à vie !!!

Me tuer ou me garder en prison, mais... le peuple rwandais obtiendra le changement Je n'ai pas pêché.

Je suis innocent.

Si le pouvoir estime que ma mort ou mon emprisonnement est une solution à ses problèmes, il se trompe.

Pour l'amour de mon peuple, cette détention je la vis, je la souffre, je l'endure.

Je ne demande pas à mon peuple de m'être reconnaissant, il n'a aucune dette envers moi, c'est moi qui lui dois beaucoup.

Je me réjouirai de la joie qu'a mon coeur grâce à mon engagement et à ma détermination.

Je ne demanderai à personne de me prendre en pitié, je ne suis pas pitoyable.

Si vous m'aimez, soutenez la cause que j'ai défendue et que je défendrai de mon vivant, à savoir la liberté, l'amour entre les rwandais, le respect mutuel et la promotion de la liberté pour tous.

Oui, je suis en prison,mais je suis dans mon pays où je partage la douleur de mon peuple au jour le jour.

Je ne suis pas sur une île déserte, je suis détenu avec des milliers d'autres rwandais qui attendent que justice soit faite comme moi.

Je sais que mon camarade Bernard Ntaganda est ici aussi, il y a Charles Ntakirutinka et d'autres oubliés dont personne ne parle.

Oui, la prison je la vis, c'est vrai.

Mais, ni la mort, ni la prison ne sont une fin en soi ni pour moi ni pour quiconque est assoiffée de liberté pour son peuple tout entier.

Ils me garderont en prison mais ils n'auront jamais ma conscience, même après ma mort s'ils décident de mettre fin à ma vie sur terre.

 SOURCE

 

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 APPEL A LA RESISTANCE PACIFIQUE de Vicoire Ingabire

Appel à la résistance pacifique au Rwanda. Inkingi Forces Démocratiques Unifiées - United Democratic Forces

PEUPLE RWANDAIS, L’HEURE DU CHANGEMENT A SONNÉ.

Kigali, le 20 juillet 2010.

Rwandaises et Rwandais, Chers amis du Rwanda et des Rwandais, Après 16 ans d’exil, je suis revenue en paix dans ma patrie.

Et c’est cette paix qui va guider mon action politique et celui de mon parti, les FDU INKINGI, pour éradiquer l’injustice et pour briser toutes les chaînes qui emprisonnent les Rwandais.

En effet, la population rwandaise vit toujours dans l’angoisse et la peur et attend en vain une réelle politique nationale d’unité et de réconciliation.

Mon parti et moi sommes engagés dans une lutte politique qui nous mènera à la victoire contre toutes formes d’injustice et à l’instauration d’une véritable démocratie basée sur la liberté de tout un chacun.  

Lire l'appel de Victoir Ingabire dans sa totalité

 

 

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Vous pouvez aussi consulter la page ARCHIVES où il nous arrive de publier de nouveaux articles qui ne sont plus dans l'actualité récente

 

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Ce blog a été créé et est géré par des fidèles de la Paroisse de Gisors Vallée d'Epte avec le soutien de laïcs dans le cadre du COMITE DE VIGILANCE DE LA PRESOMPTION D'INNONCENCE ET POUR LE JUGEMENT EN FRANCE DU PERE WENCESLAS

Le père Wenceslas a donné son accord mais ne gère pas ce blog.

 

Ce blog ne fait que reprendre des articles publiés dans la presse française et internationale en citant toujours la source

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Bonheur à Vous MEDITATION

Bonheur à vous qui vous dépouillez pour donner au pauvre.

Bonheur à vous qui vous servez de la douceur pour transformer la terre. Bonheur à vous qui offrez votre présence pour soutenir ceux qui pleurent.

Bonheur à vous qui, sans répit, travaillez à la justice pour nourrir les affamés de dignité. Bonheur à vous qui ouvrez votre cœur pour accueillir la détresse du monde.

Bonheur à vous qui demeurez dans la vérité pour laisser en vous transparaître la clarté de Dieu. Bonheur à vous qui vous dressez contre la violence pour laisser la paix bâtir ses remparts. Tenez bon dans votre confiance au Christ malgré les incertitudes et les bouleversements.

Avec le Christ et son Evangile vous faites naître le bonheur sur la terre.

Charles Singer

01 POURQUOI UN COMITE DE VIGILANCE

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
01 POURQUOI UN COMITE DE VIGILANCE
POURQUOI UN COMITE DE VIGILANCE POUR LA PRESOMPTION D’INNOCENCE DU PERE WENCESLAS

En cet été 2007 les deux arrestations successives du père Wenceslas réclamées par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR basé à Arusha en Tanzanie) pour actes présumés de génocide, suivies de ses remises en liberté ont provoqué l’émoi des paroissiens. Le 31 août dernier, une soirée d’échange et d’information s’est déroulée à la salle paroissiale de Gisors. Elle n’avait pas pour objectif de se substituer à la justice mais plutôt de faire valoir la présomption d’innocence en apportant un éclairage (un rééquilibrage) sur la personnalité et les actes du père Wenceslas pendant le génocide rwandais de 1994 (800 000 à 1 000 000 de morts).
Deux cents personnes se sont déplacées pour entendre et réagir aux témoignages des grands témoins présents ce soir là. Comment en aurait-il été autrement tant le décalage est grand entre les crimes dont on accuse le père Munyeshyaka et l’impression générale positive qu’il donne à ses paroissiens dans l’exercice de son ministère. C’est là une interrogation légitime à la lecture d’articles parus dans la presse le présentant souvent sous l’angle de la « présomption de culpabilité ».
On ne dira jamais assez combien les victimes survivantes du génocide ont droit à la justice et la mémoire des disparus était à n’en pas douter dans le cœur de l’assistance marquée par la dignité, la sérénité des débats et la sincérité des témoignages.
Les intervenants ont répondu aux questions de tous et l’assemblée après s’être unanimement prononcée pour un jugement du père Wenceslas en France, s’est dispersée après avoir observé une minute de silence et un temps de prière pour les victimes du génocide, le Rwanda et le continent africain.

Des temoignages saississants:

Mr Emmanuel HABYARYMANA, ancien général des Forces Armées Rwandaises (FAR) avant et pendant le génocide, député au parlement rwandais (1996-1998), secrétaire d’état à la défense (1998-2000), Ministre de la Défense du Président KAGAME (2000- avril 2003) ayant diligenté la première enquête sur l’abbé Munyeshyaka, auprès du Ministère de la justice et du procureur général au Rwanda, indiquant qu’après deux ans et demi d’enquête supervisé par le Général major Karenzi Karake, le dossier était vide.
Il s’interroge d’apprendre quelques années plus tard, la condamnation de ce prêtre par la Cour d’un tribunal militaire présidée par… Karenzi Karake (1).

Mr Jean GAHURURU, coordinateur du CICR pour les opérations de secours dans la ville de Kigali, d’avril à septembre 1994, en contact quotidien avec le père Wenceslas pour l’action humanitaire à la paroisse de la Sainte - Famille, réputée la plus sûre et ayant accueilli jusqu’à 18 000 réfugiés rapporte que des membres du CICR étaient en permanence au sein de la paroisse dans le cadre de leur mission, ne lui ont jamais rendu compte d’exactions que le prêtre aurait pu commettre.
« Si cela avait été le cas, je serais immédiatement intervenu ».





Mr Aloys SIPUNGA, ancien sous-préfet délégué aux affaires sociales et culturelles, en contact quotidien pendant le génocide avec le père Wenceslas pour le rapatriement de réfugiés en danger et l’approvisionnement en vivres à la paroisse Sainte Famille, oeuvrant entre autres, aux côtés de Marc VAITER, à la gestion de trois orphelinats jusqu’en 1997.

Pierre PEAN, écrivain enquêteur et auteur du livre « Noires fureurs, blancs menteurs » dans lequel il consacre un chapitre sur « le cas Wenceslas », a donné son point de vue sur le contexte politique qui a pu amené un tel drame.
Il rapporta notamment l’importance du témoignage de l’abbé Célestin Hakizimana (2), un des 19 héros rwandais reconnus et médaillés par le Régime du président Kagame qui dans ses entretiens avec l’écrivain, n’hésite pas à dire combien Wenceslas aurait mérité lui aussi, cette médaille.

Pour toutes ces raisons, a été créé un Comité de Vigilance pour le respect de la Présomption d’Innocence et l’aboutissement d’un jugement en France du père Wenceslas.
A ce jour une pétition qui continue de circuler a recueilli plus de 350 signatures qui ont d’ores et déjà été versées au dossier de la défense.


A. VIMBERT.
Responsable du Comité de vigilance pour la présomption d’innocence
article paru dans Le Messager n°25 octobre 2007


(1) Karenzi Karake fait l’objet d’une vive polémique au sujet de sa récente nomination, le 17.09. dernier, comme numéro 2 des Forces de paix hybrides ONU – Union africaine envoyées au Darfour (Soudan, où se déroule, hélas, actuellement un nouveau génocide) Des associations des droits de l’homme s’interrogent sur le bien - fondé de ce choix alors qu’il est soupçonné d’actes présumés de génocide au Rwanda et en République Démocratique du Congo. « Son nom est cité par un témoin entendu par le juge Bruguière comme ayant participé à l’attentat de 1994 contre l’avion du précédent président rwandais, Juvénal Habyarimana........ Il figure aussi dans une plainte instruite en Espagne » (LE MONDE 02.10.2007).

(2) Célestin Hakizimana, prêtre dans la paroisse Saint-Paul (qui jouxte la paroisse Sainte-Famille) appartenant à la même équipe sacerdotale que le père Wenceslas pendant le génocide avec qui j’ai pu m’entretenir le 10 septembre dernier par téléphone depuis sa résidence actuelle en Italie et qui confirme ses propos tenus dans le livre de Pierre Péan.















19 MEMORUNDUM POUR TOUTE DEMANDE D'EXTRADITION

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE
ET L’INJUSTICE AU RWANDA (CLIIR)
Boulevard Léopold II, n°227 Bruxelles, le 24 septembre 2007
1080 BRUXELLES
Tél/Fax : 32.81.60.11.13
GSM: 32.476.70.15.69
Mail : cliir2004@yahoo.fr


Mémorandum sur toute demande d’extradition commanditée par le Rwanda « via » le Tribunal Pénal International pour le Rwanda

Introduction :

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* demande à tous les pays, qui détiennent des détenus rwandais recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou par le gouvernement rwandais, de rejeter systématiquement toute demande d’extradition de ces détenus vers le TPIR et vers le Rwanda. En effet, ce tribunal subit le chantage permanent du gouvernement rwandais qui manipule et corrompt certains enquêteurs et magistrats de ce tribunal. Comme ce tribunal fermera ses portes fin 2008, toute demande d’extradition des détenus Hutu cache la volonté de ce tribunal de les livrer au gouvernement rwandais. Or les membres de ce gouvernement n’ont aucun pouvoir de faire respecter les lois en vigueur et de protéger les personnes et leurs biens.
Les Institutions officielles de l’Etat Rwandais à savoir le Gouvernement, le Parlement, le Sénat et la Magistrature sont devenus des institutions de façade complètement contrôlées et paralysées par le « pouvoir occulte » détenu par la Junte Militaire du Général Paul KAGAME et le noyau dur des extrémistes tutsi.
Les détenteurs de ce pouvoir occulte ou « gouvernement parallèle » n’ont aucune volonté politique de mettre en place une justice équitable et sereine pour toutes les victimes rwandaises. Ils ont d’abord neutralisé et opéré l’épuration ethnique et politique de l’appareil judiciaire en assassinant et en emprisonnant de nombreux magistrats honnêtes et courageux depuis septembre 1994.
Ensuite, ils ont encouragé et organisé des emprisonnements arbitraires massifs pour « stocker des détenus » qui constituent une sorte de réserve d’esclaves permanents (qu’on peut louer). Le taux élevé des décès de détenus torturés, mal nourris et mal soignés, constitue également une autre forme de génocide.
En effet, des milliers de détenus sont morts ou portés disparus dans les prisons mouroirs du Rwanda. Leurs femmes et enfants meurent ou dépérissent par la maladie et la faim parce que les chefs de familles, pourvoyeurs de moyens de subsistance, croupissent en prison depuis 13 ans.

De nombreux rapports des organisations internationales des droits humains, tels qu’Amnesy International (AI)
Human Rights Watch (HRW), l
a Fédération Internationale des Droits de Homme (FIDH)
confirment que de nombreuse personnes innocentes sont victimes d’exécutions extrajudiciaires et d’arrestations arbitraires
(Voir le Rapport 2007 de HRW).
Plus nombreux sont encore les prévenus innocents qui croupissent dans les prisons mouroirs rwandaises sans dossiers judiciaires et sans jugements. Des milliers de détenus, dont plusieurs intellectuels Hutu (magistrats, enseignants, cadres administratifs et politiques, religieux, hommes d’affaires, leaders d’opinion, etc.) sont morts en prison (tuées par la torture, les mauvaises conditions de vie, la faim, la maladie et la dépression) sans avoir été soignés ou jugés pendant 13 ans.

Les tribunaux Gacaca : une nouvelle arme de destruction massive?

Puisque le TPIR fermera ses portes fin 2008, tout détenu qui sera extradé vers le TPIR risque d’être transféré au Rwanda où les arrestations aveugles et massives par les tribunaux discriminatoires GACACA ont provoqué la fuite de plus de 100.000 personnes vers les quatre pays voisins du Rwanda et le Kenya depuis leur lancement dans tout le pays le 10 mars 2005.
Dans les procès GACACA, les témoins à décharge sont intimidés, terrorisés, sanctionnés et souvent condamnés à des peines de prison (variant entre 3 et 12 mois) lorsqu’ils insistent pour dire la vérité et RIEN que la VERITE.
La vérité qui contrarie les juges Gacaca placés et manipulés par le « pouvoir occulte » des chefs militaires et politiques du Front Patriotique Rwandais (FPR).
La vérité qui fait peur aux juges GACACA choisis par la DMI Directorate of Military Intelligence pour remplacer «les vrais juges Gacaca» qui avaient été démocratiquement élus par la population (au début du processus Gacaca en 2002) mais qui ont été « disqualifiés » parce qu’ils sont Hutu par le régime FPR. Dans son interview à la BBC du 15 juillet 2006, Madame Domitila MUKANTAGANZWA, Secrétaire Exécutif du Service National des Juridictions Gacaca (SNJG), a reconnu que son Service a remplacé plus de 45.000 juges élus initialement par la population (soit environ 25% des 200.000 juges Gacaca). Ces juges, élus comme des personnes intègres par la population ont été ajoutés sur des nouvelles listes des présumés génocidaires établis par les agents de la DMI infiltrés au sein du SNJG).

Les « nouveaux juges Gacaca choisis et manipulés par la DMI ou les agents DMI infiltrés dans le SNJG » bloquent tout débat contradictoire durant les procès. Par leur mépris et leur arrogance, ils terrorisent les témoins à décharge et encouragent les mensonges et les complots orchestrés par les témoins à charge manipulés ou achetés pour donner de faux témoignages.
Selon les prévisions du SNJG, les tribunaux Gacaca, qui prévoient l’emprisonnement d’environ 761.000 nouveaux suspects tous Hutu, sont les tribunaux discriminatoires car ils ne jugent que les seules suspects Hutu. L’impunité est assurée aux chefs militaires et politiques ainsi qu’aux militaires et civils tutsi qui ont massacré des centaines de milliers de civils Hutu.

Les dernières condamnations massives par les GACACA ont frappé les derniers médecins Hutu qui venaient de travailler durant 13 ans sans que personne ne les accuse. Fin août 2007, ils ont été condamnés arbitrairement, certains avec leurs femmes, à de lourdes peines oscillant entre 20 et 30 ans. En novembre 2006 ce fut deux anciens professeurs de l’Université Nationale du Rwanda (UNR) qui furent condamnés arbitrairement à 30 ans tandis que leurs épouses ont écopé de 25 ans chacune. D’autres professeurs et intellectuels Hutu qui travaillaient à Butare (dans le sud du Rwanda) croupissent en prison depuis la prise du pouvoir par le FPR sans dossier et sans procès.
Nous pouvons citer parmi ces détenus de longue durée les professeurs Runyinya Barabwiriza et Bernard Mutwewingabo. Les infirmières Hutu ont été également détenues comme Sœur Théopista MUKARUBIBI, de la congrégation des Benebikira, condamnée arbitrairement à 30 ans de prison le 8 novembre 2006 par le tribunal Gacaca de Butare (Pour d’autres cas, Voir notre Mémorandum adressé le 31 octobre 2006 à l’Union Européenne sur les tribunaux Gacaca).


1) Le cas de deux suspects résidant en France :

Résidant en France à partir de 1995, l’Abbé Wenceslas MUNYESHYAKA et l’ancien préfet Laurent BUCYIBARUTA, deux suspects Hutu du génocide rwandais, étaient visés par des plaintes déposées en France depuis 12 et 7 ans.
La procédure judiciaire suivait son cours normalement comme d’autres dossiers qui traînent devant la justice française. Faisant parallèlement l'objet d'enquêtes par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) implanté à Arusha en Tanzanie, les dossiers visant ces deux présumés suspects devaient être envoyés, par le TPIR, à la justice française à Paris et servir d'éléments de preuve dans la procédure en France. La France avait accepté le transfert de ces dossiers en juillet 2006 et s’apprêtait à continuer les enquêtes et à organiser des procès équitables si nécessaire.

Subitement dans la soirée du mardi 5 septembre 2007, sur base de mandats d’arrêt du TPIR, la police française a arrêté pour la deuxième fois, en moins de deux mois, les deux suspects, parce qu’ils font l’objet d’une demande d’extradition par le TPIR. Ils avaient été arrêtés le 20 juillet 2007 sur pression du TPIR et des associations proches du FPR. Ils furent libérés le 1er août 2007 par la justice française qui ne jugeait pas nécessaire leur détention préventive.

Si la justice française accepte de les livrer au TPIR qui fermera ses portes fin 2008, ce ne sera pas pour les juger au TPIR à Arusha en Tanzanie. Les deux suspects courent le risque d’être traités comme des « colis » que le TPIR livrera au Rwanda où leur sécurité physique et mentale ne sera pas garantie.
En effet, plusieurs détenus rwandais libérés ou acquittés ont développé de curieuses maladies et divers handicaps physiques et mentales susceptibles d’avoir été provoqués par la torture physique et mentale et/ou par des empoisonnements opérés par des agents de la DMI (Directorate of Military Intelligence) infiltrés dans tous les services administratifs et judiciaires et dans les entreprises publiques et privées. Les exemples sont nombreux pour illustrer le sort tragique des détenus libérés :
- L’ancien président la république et vice-président du FPR, Monsieur Pasteur BIZIMUNGU, a été emprisonné depuis le 20/04/2002. Il fut condamné arbitrairement à 15 ans. Il est sorti de la prison le 6 avril 2007. Il est très malade suite aux harcèlements moraux et aux mauvaises conditions de détention subies ;
- L’ancien préfet de Gikongoro (Sud du pays), Monsieur André NKERAMUGABA, est mort en prison des suites de la torture physique et mentale. Il a été tué sans procès.
- L’ancien président du Mouvement Démocratique Républicain (MDR), Monsieur Bonaventure UBARIJORO, a été emprisonné en 1999. Il est sorti après une année de prison en chaise roulante. Il est mort quelques années plus tard ;
- l’ancien Secrétaire Général du Mouvement Révolutionnaire National pour Développement (MRND) avant le génocide, Monsieur Bonaventure HABIMANA, est sorti de prison. Tout à fait diminué. Il vit en Belgique où il n’est plus visible en public, car il ne peut plus marcher sans l’aide de quelqu’un.
- L’ancien directeur de service, Monsieur Ignace Kanyabugoyi, a été d’abord enlevé, puis emprisonné dans des lieux secrets. Il a été aperçu ensuite au centre psychiatrique de Ndera. Finalement il a été libéré mais il marche à l’aide d’une béquille à son âge !
- Monsieur Phocas HABIMANA a été arrêté en décembre 1996 après son rapatriement forcé de l’ex-Zaïre. Il fut libéré en août 1998 pour mourir en décembre 1998.
- D’autres détenus ont été libérés mais ils ont presque tous des maladies bizarres assimilables à des maladies connues (sida, reins, estomac, tuberculose, hépatite, hypertension, etc.) mais les traitements médicaux classiques ne les soulagent pas.

Le TPIR a inculpé Bucyibaruta de génocide, incitation à commettre un génocide, extermination, meurtre et viol.
Les témoins oculaires qui l’ont côtoyé pendant les massacres affirment qu’il a tout fait pour s’y opposer mais qu’il n’avait pas les moyens nécessaires pour neutraliser les tueurs.
Il a néanmoins aidé et caché beaucoup de personnes menacées.

Ancien responsable de la paroisse de la Sainte-Famille, à Kigali, Munyeshyaka est également inculpé au TPIR pour génocide, viol, extermination et crimes contre l'humanité.
Il a par ailleurs été condamné à perpétuité le 16 novembre 2006 par un tribunal militaire du Rwanda pour complicité de génocide et viol dans le même procès que le général Laurent MUNYAKAZI, un des derniers collaborateurs fidèles et « Hutu de service » du président Paul Kagame.
Pendant plus de 10 ans, Laurent Munyakazi a monté de grade sans être inquiété par qui que ce soit. Les magistrats de ce tribunal se sont rendus coupables de crimes de génocide entre avril 1994 et décembre 1998.
Il s’agit du général KARAKE Karenzi qui était président de ce tribunal militaire et du Capitaine Tharcisse IDAHEMUKA qui instruisit la plupart des témoignages à charge.
Ces deux militaires du FPR sont cités parmi les plus redoutables massacreurs qui ont supervisé les massacres à Byumba, Kibungo, Kigali-Rural, Gitarama et Butare. Pour effacer les traces, ils ont organisé le transport par camions des centaines de milliers de cadavres de Hutu entre avril et décembre 1994.
Lors des massacres de déplacés de guerre de Kibeho en avril 1995, ces mêmes officiers étaient chargés de massacrer, de transporter les cadavres et de les incinérer dans des sites crématoires identifiés dans le livre de RUZIBIZA, un ancien officier Tutsi du Front Patriotique Rwandais réfugié en Norvège.
Voyons le témoignage du Lieutenant Abdul Joshua RUZIBIZA qui confirme le génocide des Hutu dans son livre de 494 pages intitulé « Rwanda : Histoire secrète » dans les pages 334-335 : « L’APR (Armée Patriotique Rwandaise) a commis un génocide contre les Hutus si le mot « génocide » se définit comme
suit :
Génocide, crime contre l’humanité imprescriptible qui s’entend, selon la définition de la Convention des Nations unies de 1948, comme : « l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, tels : meurtres de membres du groupe ; atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du
groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe : transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe ».

Les massacres perpétrés par l’APR étaient toujours planifiés. Il ne s’agissait pas d’actes de vengeance ni de simples faits accidentels comme certains le prétendent.
Comme je l’ai évoqué, après l’attentat contre l’avion présidentiel de Juvénal Habyarimana, la guerre a directement embrasé le pays.
J’ai dit également comment toutes les unités avaient reçu des ordres bien spécifiques quant à leurs missions.
La tâche de massacrer systématiquement la population était attribuée à une catégorie de militaires bien choisis et formés spécialement sous la supervision de bourreaux qui exerçaient en qualité d’officiers de renseignement, de personnels de renseignement (Intelligence Officer/Intelligence Staff) ou de commissaires politiques dans l’armée (Political Commissar).
Cela n’empêchait pas que les spécialistes des tueries fassent parfois appel à une compagnie pour les épauler dans les opérations d’enterrement, de chargement, d’incinération ou de dissimulation des corps.
Tout dépendait de l’importance du nombre de gens tués ou devant être tués. Parfois on faisait appel à plusieurs compagnies.
Mais de telles interventions étaient d’autant plus rares que chaque unité militaire avait sa propre compagnie spéciale ou son propre peloton spécial.
Une compagnie de ce genre comptait souvent plus de 200 hommes et un peloton de plus de 100 hommes, opérant sous la supervision des IO (Intelligence Officers) des PC (Political Commissars)…
« La première phase des massacres de la population, orchestrés par l’APR après la prise du pouvoir par le FPR a concrètement débuté au mois de juillet 1994 pour continuer jusque fin 1996. La plupart des Hutus ont cru qu’il s’agissait de vengeances. Pourtant les massacres étaient planifiés.
Les populations hutues ont été décimées sur ordre des hauts militaires de l’APR. Les instances militaires ont vu leur tâche facilitée par un service spécialisé de renseignement oeuvrant au sein d’autres services de renseignement »…RUZIBIZA confirme à la page 337 : « Au niveau des services de la DMI (Directorate of Military Intelligence) ou de la G2 Army, les affaires traitées avaient une autre envergure.
Il y avait des sections au sein de la DMI qui étaient chargées de trier les personnes à assassiner, de les emmener sur le lieu d’exécution et de dissimuler toutes les traces. En sus, comme la DMI compte beaucoup d’agents dans chaque unité de l’APR, sélectionner, capturer, tuer et dissimuler les traces, tout cela était fait par des agents disséminés ici et là dans le pays »…

Toute extradition ou transfert de détenus Hutu vers le Rwanda, gouverné par un noyau de criminels Tutsi, est inacceptable :

Il est immoral et inacceptable d’extrader des détenus Hutu vers un pays gouverné par des criminels Tutsi dont l’impunité est assurée par le TPIR et les grandes puissances qui les soutiennent.

Un nombre important de criminels Tutsi, impliqués dans les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, occupe des postes importants dans l’administration, dans l’armée et la police, dans les services de renseignement et dans la justice.
Ils ont continué leur sale boulot de tuer, de torturer et d’organiser des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées dans tout le pays.
Le président rwandais, le général Paul KAGAME, a ramené au Rwanda, les mêmes équipes de tueurs et de tortionnaires qu’il utilisait à l’époque où il était Directeur Adjoint de la DMI (Directorate of Military Intelligence) en Ouganda dans les années 1986.
Les rapports d’Amnesty International n’ont pas manqué à les dénoncer.
Ce sont ces criminels qui sont promus dans les forces de paix de l’ONU.
L’exemple d’une telle promotion : le Général Karenzi Jean Karake a été désigné Commandant adjoint de la force de maintien de la paix au Darfour (Soudan).
Le Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Union Africaine ont avalisé cette nomination sans chercher à savoir qu’elles avaient à faire à un criminel notoire.
Au Rwanda, le général KARAKE Karenzi cumulait les fonctions de commandant de la quatrième Division militaire fonctionnant dans la province du Sud et celles de président du tribunal militaire qui a condamné à perpétuité l’Abbé MUNYESHYAKA Wenceslas.
Ce prêtre catholique Hutu, qui a aidé plus de 18.000 Hutu et Tutsi à survivre au génocide de 1994 à la paroisse Sainte Famille à Kigali, fut condamné par un général tutsi, KARAKE Karenzi, impliqué dans les crimes commis au Rwanda, au Congo et en Ouganda.


D’autres pays occidentaux s’apprêtent à extrader des suspects Hutu vers le Rwanda ou vers le TPIR qui fermera ses portes fin 2008.

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) demande aux pays qui détiennent des suspects Hutu du génocide rwandais de rejeter toute extradition vers le Rwanda ou vers le TPIR. Ces pays sont : la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, la Hollande, le Canada et la Finlande qui ont arrêté un ou plusieurs réfugiés Hutu qui résidaient dans ces pays depuis plusieurs années. Bien que le Rwanda a supprimé la peine de mort dans les peines appliqués aux personnes condamnés pour les crimes de génocide, le « gouvernement invisible », qui contrôle et paralyse toutes les institutions officielles de l’Etat Rwandais, utilise depuis 13 ans « d’autres instruments de mise à mort lente et sûre » plus discrets que le peloton d’exécution.
Il suffit de regarder l’état de délabrement des détenus en prison et les nombreux décès ou graves handicaps constatés parmi les détenus libérés provisoirement ou acquittés par quelques tribunaux.
Les détenus, qui ont « marchandé » leurs aveux avec la DMI pour être utilisés parmi les « syndicats de délateurs », sont ré emprisonnés une fois qu’ils ont réussi ou échoué à calomnier des Hutu innocents.
Ces syndicats de délateurs, qui sévissent partout au Rwanda devant les tribunaux GACACA ou devant les juridictions ordinaires, permettent aux dirigeants du « gouvernement invisible » d’orchestrer de nouveaux emprisonnements arbitraires et de maintenir en prison des milliers de détenus innocents.

Considérant toutes les violations massives et graves qui continuent de se commettre au Rwanda, le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda exhorte les gouvernements des pays, ci haut cités, à rejeter toute demande d’extradition vers le Rwanda ou vers le Tribunal Pénal International pour le Rwanda siégeant à Arusha en Tanzanie.
En effet, le TPIR se trouve dans l’incapacité d’organiser d’autres procès puisque son procureur, Monsieur Boubacar Jallow, a déjà fait savoir qu’il va extrader TROIS détenus (tous Hutu) et plusieurs dossiers judiciaires (des suspects Hutu en fuite) vers le Rwanda. Or le TPIR refuse de poursuivre les criminels Tutsi du Front Patriotique Rwandais (FPR) impliqués également dans les crimes de génocide, massifs et aveugles, commis sur des Hutu avant, pendant et après les massacres de 1994.
Si le TPIR avait poursuivi également les criminels tutsi depuis sa création en 1995, les peuples rwandais et congolais auraient pu éviter des centaines de milliers d’autres morts inutiles qui sont tombés sous les balles des militaires du FPR au Rwanda et en République Démocratique du Congo (RDC).


Les juridictions rwandaises, européennes ou le TPIR ne pourront jamais organiser des procès équitables tant qu’elles dépendront des magistrats rwandais soumis au FPR :



Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda ainsi que d’autres organisations de défense des droits humains ne cessent de faire le constat suivant qui prévaut depuis 13 ans:
1. Tant que la justice internationale sera dépendante de la justice rwandaise (contrôlée et paralysée par un noyau de criminels Tutsi), elle ne pourra jamais organiser des procès équitables dans les dossiers liés au génocide rwandais ;

2. Tant que les juridictions nationales (rwandaises et européennes) et le TPIR verront défiler de nombreux « syndicats de délateurs » manipulés par les extrémistes au pouvoir à Kigali, il leur sera impossible de rendre une justice équitable et sereine ;

3. Tant que les investigations des juges d’instruction et des enquêteurs nationaux ou internationaux seront supervisées par les magistrats rwandais contrôlés par le régime de Kigali, elles seront entachées par des mensonges et des fausses accusations qui ne pourraient qu’aboutir à des procès inéquitables.

4. Il n’y aura pas de justice équitable tant que la magistrature rwandaise sera perpétuellement purifiée ethniquement, contrôlée et paralysée par les chefs militaires et politiques du FPR impliqués dans les crimes de génocide, des crimes de guerre, et des crimes contre l’humanité. Plusieurs magistrats sont soumis au régime FPR et certains d’entre eux sont impliqués dans les crimes de génocide commis au Rwanda.

Considérant cette dépendance préjudiciable à leur image, nous recommandons aux juridictions des pays européens, ci haut cités, de suspendre momentanément toutes les enquêtes liées au génocide tant que la magistrature rwandaise restera prise dans l’étau du « pouvoir occulte » des chefs militaires et politiques du FPR impliqués eux-mêmes dans les crimes de génocides, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

Considérant que toutes les institutions officielles de l’Etat Rwandais sont complètement contrôlées et paralysées par ces mêmes détenteurs du « pouvoir occulte », tous les efforts de reconstruction et de développement d’une magistrature crédible au Rwanda sont voués à l’échec.
Les tribunaux GACACA, qui ont provoqué l’emprisonnement arbitraire des dizaines de milliers de personnes grâce aux nombreux « syndicats de délateurs » encadrés par les agents de la DMI, font des victimes innocentes parmi les rescapés Hutu du génocide rwandais.
Nous insistons sur le fait que près de 100.000 personnes ont déjà fui le pays depuis le 10 mars 2005 suite lancement de ces tribunaux criminels sur tout le territoire rwandais. Le GACACA est considéré comme une sorte de nouvel « holocauste » pour les rescapés Hutu des massacres du FPR.

Considérant que la capacité de manipulation et l’art de mentir du régime rwandais se sont affinés depuis 13 ans, l’éradication de l’impunité ne pourra réussir que si elle concerne également tous les chefs militaires et politiques du FPR qui ont massacré des innocents et qui rackettent et tiennent en otage le peuple rwandais, toutes ethnies confondues.

Il est faux de croire que les pays occidentaux pourront jouer le rôle de pays neutres alors que de nombreux témoins crédibles montrent que certaines puissances comme les USA, la Grande Bretagne, la Belgique et le Canada continuent de favoriser l’oppression et la remise en esclavage du peuple rwandais par leur soutien aveugle au régime du FPR.
Un peuple écrasé par la répression d’une poignée de criminels de guerre tutsis qui s’assurent l’impunité par tous les moyens extralégaux.
Le pillage du Congo, objectif final de la tragédie rwandaise, ne profite qu’à ce petit noyau dur de criminels soutenus et protégés par les grandes puissances qui pillent le Congo par « mercenaires rwandais » interposés.

« Le grand ennemi de la vérité, est très souvent non le mensonge délibéré, artificiel et malhonnête, mais le mythe persistant, convaincant et irréaliste »
Cette définition, empruntée au président américain John Kennedy illustre très bien combien le mythe selon lequel le FPR a arrêté le génocide est le plus grand obstacle à la vérité, à la justice et à la réconciliation.
La discrimination entre les victimes d’une même tragédie et le mépris exprimé par les autorités rwandaises actuelles à l’endroit des victimes non Tutsies sont des comportements inhumains, cyniques et irresponsables que les juridictions européennes et les gouvernements occidentaux devraient combattre sur le territoire européen.

5) RECOMMANDATIONS :
Pour conclure, nous recommandons aux gouvernements des pays qui détiennent dans leurs prisons des suspects du génocide (accusés à tort ou à raison par les autorités rwandaises) de ne pas les extrader vers le Rwanda ou le TPIR (qui ferme ses portes en 2008) en attendant le rétablissement de l’Etat de droit et le respect des droits et des libertés publiques au Rwanda. Il s’agit des pays suivants : Ces pays sont : la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, la Hollande, le Canada et la Finlande.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur.



CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.


21 ARRESTATION DE MONSEIGNEUR MISAGO

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
21 ARRESTATION DE MONSEIGNEUR MISAGO
CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE
ET L’INJUSTICE AU RWANDA
BP 2 - Molenbeek 4 Bruxelles, le 18 avril 1999
1080 BRUXELLES - Tél/Fax: 32.10/81.58.17

COMMUNIQUE n° 49/99


Rwanda: Arrestation de Monseigneur Augustin MISAGO, Evêque catholique du diocèse de GIKONGORO.

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda a appris avec consternation l’arrestation de Monseigneur Augustin MISAGO, Evêque de Gikongoro (au sud-centre du Rwanda). Il a été arrêté le 14 avril 1999 vers 12 heures à Kigali alors qu’il se rendait à une réunion des Evêques catholiques du Rwanda. Il avait quitté l’évêché de Gikongoro ce jour-même vers 10 heures à bord du même véhicule que son homologue du diocèse voisin de Butare, Monseigneur Philippe RUKAMBA. Le véhicule des deux Evêques catholiques a été intercepté à l’entrée de la capitale rwandaise Kigali, au lieu dit Giticyinyoni, selon la Conférence Episcopale. Il a été conduit à la Brigade de gendarmerie de MUHIMA et placé en détention préventive où trois Evêques et un prêtre ont pu lui apporter de la nourriture et un matelas.
En début de semaine, l’hebdomadaire gouvernemental « IMVAHO Nshya », reprenant une dépêche de l’Agence Rwandaise d’Information: ARI (une agence pro-gouvernementale dirigée par l’abbé Privat RUTAZIBWA, qui a rejoint les rangs des combattants du Front Patriotique Rwandais en 1992) avait écrit que Mgr MISAGO se préparait à fuir le pays avec la complicité d’une ambassade étrangère. Rappelons que cet évêque a effectué plusieurs voyages en Europe sans manifester la moindre tentative de s’exiler malgré les graves persécutions dont il fait l’objet depuis plusieurs années.

Cette arrestation fait suite à une vaste campagne de délation dirigée contre des religieux rescapés des massacres du FPR depuis 1994:

Le Centre n’a jamais cessé de dénoncer les différentes formes de délation, de diffamation et de manipulation destinées à discréditer des personnalités jugées trop critiques envers le régime rwandais, en particulier des personnes appartenant à la communauté hutu: les parlementaires, les magistrats, les fonctionnaires, les hommes d’affaires, les intellectuels et les religieux comme Mgr Augustin Misago qui a été l’objet des accusations mensongères depuis août 1995. La récente campagne a été orchestrée le 7 avril 1999 par le Président de la République, Monsieur Pasteur BIZIMUNGU lui-même, appuyé par les rescapés tutsi qui ont l’habitude de formuler des accusations de génocide à l’occasion des nombreuses cérémonies d’inhumation des victimes du génocide.

Contrairement aux déclarations tenues par le Président Pasteur BIZIMUNGU le 7 avril 1999, prétendant que Mgr MISAGO et l’Eglise Catholique ont opposé un silence aux demandes d’explications sur les accusations portées à l’encontre de l’Evêque, celui-ci n’a jamais manqué la moindre occasion de clarifier la situation pour expliquer qu’il n’a ni de près ni de loin trempé dans les événements qui endeuillent le Rwanda depuis le 1er octobre 1990.
C’est ce que l’évêque rappelle dans une déclaration rendue publique le 9 avril 1999 (Voir le communiqué de Monseigneur MISAGO, « Je ne me suis pas tu », Rwanda, 9.4.1999).

Assassinats et persécutions dirigées contre des religieux catholiques :

Depuis qu’un pouvoir dominé par les extrémistes tutsi a remplacé un pouvoir dominé par les extrémistes hutu, les religieux, en particulier le clergé et les membres de l’Eglise Catholique, sont victimes de persécutions et accusés de n’avoir pas pu prévenir ou arrêter le génocide de 1994. Sans nier l’implication de certains religieux dans les événements tragiques qui secouent le Rwanda depuis 1990 à nos jours, le Centre dénonce avec force la volonté manifeste du régime rwandais de terroriser les Eglises chrétiennes, en exerçant sur elles un chantage permanent dans le but de les museler face aux violations massives et systématiques des droits humains.

En plus de deux prêtres (l’Abbé Edouard NTULIYE et l’Abbé Jean François KAYIRANGA) condamnés arbitrairement à mort le 17/4/98 à Kibuye, d’autres religieux et religieuses sont emprisonnés depuis près de quatre ans sans dossiers et sans enquêtes. Parmi eux, se trouve le Curé de la paroisse BYIMANA, Joseph NDAGIJIMANA détenu dans la prison de Gitarama depuis février 1995.
Les extrémistes de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) n’ont jamais cessé de massacrer des religieux depuis leur guerre de conquête du pouvoir jusqu’aujourd’hui. Plusieurs prêtres catholiques du Diocèse de Byumba ont été assassinés par les militaires depuis le début de la guerre en 1990. Trois evêques catholiques (Mgr Vincent Nsengiyumva, Archevêque de Kigali, Mgr Thaddée Nsengiyumva, Evêque de Kabgayi, Mgr Joseph Ruzindana et Mgr Gasabwoya (ancien Vicaire général du Diocèse de Kabgayi ) et une dizaine de prêtres ont été massacrés le 5 juin 1994 à Gakurazo (diocèse Kabgayi-Gitarama) par les soldats du FPR commandés par le Major Jackson NKURUNZIZA vraisemblablement sur ordre direct du Général KAGAME. Pourtant ils avaient tenté de protéger jusqu’au bout les 35.000 réfugiés à l’Evêché de Kabgayi. Ils avaient refusé l’offre d’évacuation leur faite pour ne pas abandonner les réfugiés aux miliciens hutu.
Mgr Innocent GASABWOYA était tutsi et fut pendant plus de 20 ans Vicaire général, ami et collaborateur direct de Mgr André PERRAUDIN, évêque de Kabgayi de 1956 à 1990. Ce dernier est paradoxalement taxé de génocidaire par les extrémistes tutsi au pouvoir au Rwanda.
Depuis avril 1994 des dizaines de prêtres catholiques hutu ont été tués par le FPR en plus d’autres dizaines de prêtres tutsi tués par les extrémistes hutu en 1994. Rappelons notamment:
Pendant que les extrémistes hutu massacraient dans la zone gouvernementale, les combattants du FPR massacraient aussi dans les zones conquises. C’est au cours de ces massacres des populations hutu de la préfecture Byumba que le FPR a assassiné en avril 1994, à RWESERO en commune GITI, beaucoup de civils essentillement hutu dont des prêtres catholiques: Ce sont:
• Les abbés Joseph HITIMANA (Recteur du Petit Séminaire de Rwesero), Fidèle MULINDA, Faustin MULINDWA, Athanase NKUNDABANYANGA (Econome général du Diocèse de Byumba), Gaspard MUDASHIMWA, Christian NKILIYEHE, Alexis HAVUGIMANA, Celestin MUHAYIMANA et Augustin MASHYENDERI (ils ont été tués avec plusieurs chrétiens réfugiés à la Paroisse de Rwesero à partir du 21 avril 1994).
• L’assassinat des deux pères canadiens : Claude SIMARD curé de Ruyenzi-Butare (tué le 17/10/94) et Guy PINARD, curé de Kampanga-Ruhengeri (tué le 02/02/97);
• L’assassinat du Curé de Kamonyi Pie NTAHOBARI (tué à Kamonyi le 1/8/95)
• Le 30 novembre 1996, l’enlèvement de Monseigneur Phocas NIKWIGIZE, Evêque de RUHENGERI, par les militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise à la frontière de GISENYI lors de son retour au Rwanda.
• Le 25 février 1997, huit (8) prêtres catholiques et trois (3) religieuses rwandais réfugiés à KALIMA dans l’Est de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) ont été assassinés par les militaires de l’APR. Ils avaient quitté la région de Bukavu pour fuir les massacres de réfugiés hutu et les combats entre les troupes de l’ancien Dictateur MOBUTU et les rebelles de KABILA appuyés par l’Armée Patriotique Rwandaise. Les prêtres victimes sont les Abbés : Antoine Hategekimana, Emmanuel Munyakazi, Jean Uwizeyimana, Norbert Milimo, François-Xavier Muyoboke, Urbain Twagirayezu, Etienne Kabera, Augustin Nkulikiyumukiza et les soeurs Marie-Francine Nyirarukundo et Félicité Mukamihigo appartenant à la Congrégation des soeurs de Saint-François d’Assise, dont la maison mère se trouve à BRAKEL en Belgique, ainsi que soeur Clotilde Nyirabakungu, appartenant à la Congéragation rwandaise « Abizeramariya ». (Voir AFP du 6/3/1997, Cité du Vatican).
• Dans la nuit du 27 au 28 avril 1997 à 1h du matin, la Directrice Belge de l’Ecole Secondaire de MURAMBA, Griet BOSMANS, a été tuée avec 17 élèves et quatre personnes (qui logeaient à l’Ecole de Tetero) par des malfaiteurs « non identifiés ». Comme pour tous les massacres de civils non armés, les autorités rwandaises se sont empressées d’attribuer ce crime aux « rebelles hutu ». La population locale a soupçonné les éléments de l’APR suite à leur refus d’intervenir alors qu’il y avait deux positions tenues pas l’APR à quelque 300 mètres.
• L’assassinat de deux prêtres de la Paroisse catholique de CYAHINDA (Butare): Le dimanche 11 mai 1997 vers 18h30, une camionnette double cabine a été arrêtée par deux personnes armées et en uniforme militaire, à moins de 500 mètre de la frontière entre la préfecture de Gikongoro et celle de Butare, dans la cellule GITARA, secteur COKO, en commune MUBUGA, préfecture Gikongoro. Quatre autres passagers de ce véhicule ont été tués. Les militaires de l’APR postés à quelques mètres de là ne sont pas intervenus. Les victimes sont : Abbé HABAKURAMA Isaïe, Curé de la paroisse de CYAHINDA (préfecture Butare). Abbé YIRIRWAHANDI Pascal (paroisse Cyahinda); J.M.Vianney, Denise Uwizeyimana, Nyirabazungu et une étudiante ont aussi été tués.
• Début août 1997, assassinat de l’Abbé Ignace MUBASHANKWAYA de la paroisse de MUSHAKA en préfecture Cyangugu.
• Assassinat du Père Croate, VIJEKO Curic, à Kigali le 31/01/1998: Le 31/01/1998 vers 20h30, le Père VIJEKO a été tué de huit balles en plein centre de la ville de Kigali par un homme armé qui, bien que blessé, a réussi à s’enfuir à pied. Arrivé au Rwanda le 29 août 1983, le Père VIJEKO était Econome général du Diocèse Kabgayi et Curé de la paroisse de Kivumu depuis 1987. En collaboration avec CARITAS, il participait notamment à des programmes d’aides aux veuves et orphelins du génocide rwandais. Jusqu’à ce jour aucun résultat de l’enquête sur son assassinat n’a été rendu public.
• Assassinat du Curé de la Paroisse RUHENGERI, l’Abbé Boniface KAGABO, tué près de chez Rusingizandekwe dans la ville de Ruhengeri vers le 28 avril 1998. Il était rentré des camps de réfugiés du Zaïre en décembre 1996. C’était un des rares prêtres tutsi qui n’avait pas peur des militaires et qui était un grand ami Mgr Phocas NIKWIGIZE.
• Dans la nuit du 7 au 8 janvier 1998: assassinat des soeurs de Busasamana (Gisenyi) Six (6) soeurs de la Résurrection du Christ ont été tuées. Il s’agit de Epiphanie Gasigwa, Félicité Benimana, Césarine Uwimana, Xavéra Mukagakwaya et Berthilde Mukamuhire. Géorgine Uwimana Rwangeyo est morte à l’hôpital de Kigali. Malgré l’insécurité dans le nord, elles avaient refusé d’abandonner la population civile à son sort pour se réfugier à Nyundo.
• La mort par maladie de Mgr André SIBOMANA le 9 mars 1998 doit être imputée à tous ceux qui l’ont persécuté comme l’abbé Privat RUTAZIBWA et aux autorités rwandaises qui lui ont refusé un passeport afin de l’empêcher de se faire soigner à l’étranger.
• Massacres de fidèles dans les lieux de culte (églises): Fin Mai 1997, l’APR a massacré environ 300 fidèles d’une Eglise protestante dans le secteur NANGA et plus de 200 fidèles d’une Eglise adventiste dans le secteur MWIYANIKE au cours de leur office religieux. Toutes les victimes sont des civils hutu innocents tués en dehors des combats.

RECOMMANDATIONS: Le Centre recommande instamment :

Au gouvernement rwandais :
- de libérer immédiatement Mgr Augustin MISAGO et de poursuivre en justice les syndicats de délateurs qui continuent de semer la haine, le mépris, l’esprit de division et de désunion, le mensonge et la calomnie.
- de sanctionner ceux qui exploitent le génocide rwandais comme un « fonds de commerce » inépuisable;
- Cesser les persécutions contre les Eglises chrétiennes et en particulier l’Eglise catholique.

Aux autorités judicaires rwandaises:
- de ne pas céder au chantage des extrémistes tutsis qui, en plus de boycotter les audiences et les procès, se livrent à une véritable campagne de diffamation et de dénigrement contre des religieux hutu et l’Eglise en général, dans le but de casser son autorité morale;
- de faire cesser tout chantage contre les églises et leur permettre de travailler dans la sérénité.

Aux responsables de toutes les Eglises Chrétiennes oeuvrant au Rwanda:
- de prendre leur responsabilité pour dénoncer et tenter d’arrêter les massacres et les persécutions contre des innocents. Sinon ils risquent d’être accusés (encore une fois) d’avoir couvert, par leur silence complice, un nouveau génocide massif, qui se déroule « à huis clos » surtout dans le nord-ouest du Rwanda et dans les prisons-mouroirs;
- de dénoncer et condamner le soutien politique et militaire que les hommes politiques et les Chefs d’Etat des grandes puissances accordent aux dictatures sanguinaires d’Afrique centrale;
- de sensibiliser par tous les moyens leurs fidèles afin qu’ils choisissent le chemin de la paix.

Aux Etats de l’Union Européenne et aux Etats-Unis d’Amérique :
- d’exiger le respect des droits humains, des procédures judicaires en matière de détention préventive et l’arrêt des massacres de civils, des disparitions et des emprisonnements arbitraires
- de conditionner toute assistance au Rwanda au respect des droits humains et de la démocratie

Fait à Bruxelles, le 18 avril 1999.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur.

22 COMPLOT CONTRE L'ABBE JOSEPH NDAGIJMANA

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE
ET L’INJUSTICE AU RWANDA
BP 141 Bruxelles 3 Bruxelles, le 29 août 2005
1030 BRUXELLES
Tél/Fax : 32.81.60.11.13
GSM: 32.476.70.15.69

COMMUNIQUE n° 82/2005


GACACA : Complot contre l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA.

« Qui veut la paix prépare la paix ; Qui veut la paix cherche la réconciliation ; Qui veut sa paix cherche la paix des autres ; Qui veut la réconciliation défend le droit, cherche la vérité, la justice et le pardon » Extrait tiré de la page 8 du Guide de la Réconciliation n°1 de janvier 2002 « Plaidoyer pour le droit à la Réconciliation, le droit des droits de l’homme », une Revue des droits humains pour tous édité à Beaumont par Monsieur Aloys Musomesha, avocat des droits de l’homme.
« Se réconcilier c’est se remettre d’accord avec quelqu’un ». Certains disent que : « le fait de rechercher la vérité et réclamer la justice n’exclue en aucun cas la réconciliation ; c’est en fait une dynamique qui comprend trois moments : vérité d’abord, justice ensuite et pardon enfin. Dynamique dont les racines sont profondément chrétiennes » Idem : page 10

« Le mot « réconciliation » un mot doublement dangereux. Il nous fait prendre des risques (…) Oui, il y a danger de fausse réconciliation lorsque celle-ci n’est proposée que pour oublier, pour masquer le mensonge ou l’injustice.
Il y a danger parce qu’au bout des fausses réconciliations il n’y a pas la vie mais la mort, la vengeance, la division, la rancune. (…) » Extrait de la déclaration de Maître Guy AURENCHE, avocat à Paris et président d’honneur de la FI.ACAT in « Guerre, génocide, torture : La réconciliation, à quel prix ? » pages 15-16.

Après ces citations qui devraient interpeller la conscience des autorités rwandaises et des membres actifs des « syndicats de délateurs rwandais », le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* dénonce et condamne le complot orchestré contre l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA. Ce complot, ourdi depuis le 9 février 2005, devra aboutir à la condamnation arbitraire de ce prêtre catholique au cours d’un procès inéquitable prévu ce jeudi le 1er septembre 2005 devant le tribunal GACACA dans le secteur KAMUSENYI qui abrite les bâtiments administratifs du district de NTENYO et la cure de la paroisse Byimana en province de GITARAMA. Parmi les délateurs discrets mais cités dans ce complot, deux prêtres catholiques Tutsi sont mis en cause dans l’emprisonnement arbitraire de leur confrère, l’Abbé Joseph Ndagijimana depuis février 1995: Il s’agit de l’Abbé Aimé RUKANIKA et de l’Abbé KIWANUKA Elias.

Qui est l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA ? :
L’Abbé Joseph NDAGIJIMANA est un prêtre catholique Hutu qui était curé de la Paroisse catholique de Byimana avant, pendant et après les crimes de génocide perpétrés au Rwanda entre avril et juillet 1994. Il est connu et reconnu pour avoir sauvé des dizaines de tutsi qu’il a cachés et protégés avec les maigres moyens qu’il avait à sa disposition. Les survivants tutsi, qui lui doivent la vie, estiment que c’est un prêtre juste qui devrait être décoré comme un héros du génocide qui a lui-même survécu aux massacres.
Ce prêtre, bouc émissaire dans les accusations contre l’Eglise catholique, est emprisonné arbitrairement depuis février 1995. En plus de son procès reporté 13 fois par la Cour d’Appel de Nyanza, la volonté de le garder en prison est confirmée par les faits suivants :

1) Son procès devant la Chambre spécialisée du Tribunal de Première Instance de Gitarama :
- Détenu à Gitarama depuis février 1995, son procès qui a débuté le 27 mars 2000 s’est clôturé le 19 janvier 2001 après avoir traîné presque une année au tribunal.
- De nombreux témoignages à décharge ont facilement balayé toutes les fausses accusations que le parquet et les délateurs avaient collectées pendant près de 5 ans.
Sous divers prétextes (congés, absences et/ou formations du représentant du Parquet ou des juges du Tribinstance, dossier non étudié, etc…), les différentes audiences de son procès se sont succédées comme suit :
- Le 8 mai 2000 : ouverture de la première audience en première instance ;
- Du 26 au 30 juin 2000 : l’affaire a été mise en continuation pendant cinq jours ;
- Du 11 au 13 juillet 2000 : l’affaire a été mise en continuation pendant trois jours;
- Du 2 au 6 octobre 2000 : l’affaire a été mise en continuation pendant cinq jours ;
- Le 20 novembre 2000 : les audiences ont repris toujours en première instance
- Le 19 janvier 2001: le procès a pris fin et le jugement a surpris tout l’auditoire.
Le verdict fut très surprenant car les juges ont reconnu dans leur jugement que l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA s’est servi de son pistolet (acquis légalement) et d’un gilet militaire pour sauver et protéger des vies humaines et qu’il n’a tué ou fait tué personne. Ce gilet militaire provenait d’un soldat des ex-FAR qui l’avait oublié dans le véhicule de la paroisse Byimana lors d’un enterrement d’une personne décédée.
L ’Abbé Joseph NDAGIJIMANA a été condamné à la prison à perpétuité, en présence des survivants tutsi qu’il a sauvés, pour le seul fait d’avoir porté un gilet de militaire bien que les juges reconnaissaient qu’il l’avait porté pour secourir les personnes menacées. Les personnes présentées au tribunal ont crié au scandale et une rescapée tutsi a tenté de s’en prendre aux juges de ce tribunal « injuste » vis-à-vis d’un héros qui lui a sauvé la vie.

2) Devant la Cour d’Appel les audiences ont été remises 13 fois en deux ans :
L’Abbé Joseph NDAGIJIMANA et son avocat, Maître Protais MUTEMBE, ont interjeté appel contre ce jugement arbitraire devant la Cour d’Appel de Nyanza (ex-Nyabisindu) :
- Le 25 janvier 2001, la Cour d’Appel de Nyanza a jugé recevable leur dossier et a fixé la première audience le 18 septembre 2002 ;
- Depuis le 18 septembre 2002, il n’y a jamais eu de plaidoiries car il y a eu 13 remises d’audiences entre 2002 et 2004 par la Cour d’Appel.
- Les 13 remises d’audiences se suivent comme suit : L’audience prévue la première fois le 18 septembre 2002 fut remise au 6 novembre 2002, puis au 18 décembre 2002, puis au 12 février 2003, puis au 26 mars 2003, puis au 30 avril 2003, puis au 9 juillet 2003, puis au 24 septembre 2003, puis au 26 novembre 2003, puis au 28 janvier 2004, puis au 24 mars 2004, puis au 10 mai 2004 et pour la dernière fois l’audience fut remise sine die en septembre 2004 (sans précision de date).

Après 13 remises d’audiences devant la Cour d’Appel de NYANZA, les magistrats ont décidé de renvoyer l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA devant les juridictions GACACA où seuls les « syndicats de délateurs » ont droit à la parole. Dans plusieurs tribunaux GACACA, tous les témoins à décharge qui ont tenté de prendre la parole ont été tués, portés disparus, emprisonnés persécutés ou intimidés sous divers prétextes (on les accuse de crime de génocide, négationnisme, idéologie génocidaire, corruption, lien de parenté, etc...).


3) Des survivants tutsi ont osé prendre sa défense à leurs risques et périls :

Des survivants Tutsi et Hutu, qui l’ont côtoyé et apprécié son courage et son abnégation pendant les massacres, témoignent comme suit :
« Le Curé Joseph NDAGIJIMANA a recueilli, caché et protégé de nombreuses personnes dans sa cure de Byimana, chez sa vieille Maman décédée aujourd’hui et qui habitait dans le secteur GIHUMA (commune Nyamabuye, préfecture Gitarama) et chez de nombreux chrétiens hutu qui l’ont aidé à cacher notamment des veuves et des orphelins tutsi entre avril et juin 1994. Presque tous les jours, à ses risques et périls, il partait avec l’Abbé MULIGO François-Xavier, curé de Kabgayi, à la recherche de la nourriture pour nourrir les fugitifs qu’il avait cachés à plusieurs endroits à l’évêché de Kabgayi. L’Abbé Joseph Ndagijimana a utilisé tous les moyens pour sauver des vies humaines en payant de l’argent sur des barrières et/ou grâce à un fusil qu’il avait demandé et obtenu légalement pour se protéger contre des pillards et intimider les interahamwe. Pour camoufler ses exploits de sauvetage, il portait un gilet militaire». En effet, la commune MUKINGI (où se trouve la paroisse de Byimana) a été conquise par les troupes du Front Patriotique Rwandais (FPR) le 2 juin 1994 en même temps que l’évêché de Kabgayi et une partie de la commune Nyamabuye.

D’autres témoins racontent : « L’Abbé Joseph Ndagijimana était toujours trempé de sueur car il n’arrêtait pas de venir en aide aux personnes menacées par la mort et la faim. Un jour il est allé, en compagnie de l’Abbé MULIGO François-Xavier, chercher de la nourriture à Butare et leur véhicule a failli être touché par une bombe. Ils sont rentrés tout à fait terrorisés et abattus à Kabgayi ». Plusieurs rescapés tutsi, qui lui doivent la vie, n’ont jamais cessé de lui rendre visite à la prison depuis plus de 10 ans.


4) Historique des « Syndicats de délateurs » créés et protégés par le FPR :

Les premiers noyaux des syndicats de délateurs sont apparus pendant le génocide et les massacres dans les camps de “rassemblement de la population rescapée”. Ces camps créés par le Front Patriotique Rwandais (FPR) étaient destinés à vider les collines de leurs habitants pour mieux les contrôler et, disait-on, les “protéger”. La plupart des paysans qui n’ont pas pu être avertis à temps ou rejoindre ces “camps” ont été traqués et tués comme du gibier dans les bananeraies et les marais, car ils étaient considérés comme des miliciens hutu qui n’avaient pas confiance dans le FPR.
Petit à petit, des noyaux de veufs et d’orphelins se sont constitués pour répondre au désir de se venger sur les rescapés hutu avec l’aide de l’Armée Patriotique. Pour renforcer les dénonciations individuelles, solitaires et sans preuves, ces rescapés ont été invités et encouragés à se mettre ensemble pour témoigner collectivement contre leurs voisins hutu soupçonnés, à tort ou à raison, d’avoir participé au génocide. Les personnes dénoncées étaient amenées vers des destinations inconnues et sont introuvables aujourd’hui dans les prisons rwandaises. Certains d’entre-eux ont disparu, ainsi que leurs femmes et leurs enfants. C’est ainsi que sont nés les premiers « syndicats de délateurs » en 1994.

5) Des personnalités Hutu deviennent de véritables « délateurs » :

En plus des pressions exercés sur les rescapés tutsi pour les pousser à la délation, le FPR oblige ses plus fidèles collaborateurs hutu à aller mentir devant les juridictions GACACA organisées sur les stades régionales du pays. Nous pouvons citer le cas du Ministre de la Défense Nationale, le Général Marcel GATSINZI (ancien colonel Hutu des ex-Forces Armées Rwandaises) contraint à deux reprises d’aller se faire huer devant les juridictions GACACA. Il a été d’abord entendu au Stade régional de Butare le 30 mars 2005 tout un après midi. Volontairement paraît-il, il est retourné devant cette juridiction le 18 mai 2005 pour accuser le Colonel Théoneste BAGOSORA d’avoir abattu le 6 avril 1004 l’avion présidentielle et dans lequel ont péri les deux présidents Hutu, celui du Rwanda, le Général Juvénal HABYARIMANA et celui du Burundi, Monsieur Cyprien NTARYAMIRA. Selon les témoins présents pendant son audience du 18 mai 2005, le Ministre Marcel Gatsinzi n’a convaincu personne, même ceux qui l’avaient sollicité pour ce gros mensonge. En effet, l’enquête du juge Bruguière et les témoignages crédibles de plusieurs militaires tutsi du FPR, qui ont préparé l’attentat contre l’avion présidentiel et qui ont assisté au tir de missile qui a abattu l’avion, accusent le FPR d’avoir tué les deux présidents et leurs collaborateurs et d’avoir ainsi provoqué le chaos qui lui a permis de prendre le pouvoir au Rwanda.

CONCLUSIONS :

Le jugement arbitraire rendu par la Chambre spécialisée du Tribunal de Première Instance de Gitarama est fondé sur la seule volonté de condamner arbitrairement l’Abbé Joseph Ndagijimana qui est réputé avoir sauvé des dizaines de tutsi menacés. D’après les témoignages des survivants tutsi et hutu, c’est un homme juste, qui s’est comporté en chrétien et qui devrait être décoré plutôt que de croupir en prison depuis plus de 10 ans.
La volonté des instances judiciaires de le maintenir en prison est confirmée par les différentes remises d’audiences et le dessaisissement de son procès en appel par la Haute Cour (Cour d’Appel) de Nyanza qui renvoie son dossier devant le tribunal Gacaca.

RECOMMANDATIONS : Le Centre (CLIIR) recommande instamment :

- La libération immédiate et sans conditions de l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA et la fin de toutes les persécutions dirigées contre les confessions religieuses au Rwanda.
- La poursuite en justice de tous les magistrats et délateurs impliqués dans l’emprisonnement arbitraire de l’abbé Joseph NDAGIJIMANA depuis plus de 10 ans.
- La libération d’autres héros du génocide comme les secouristes de la Croix Rouge Rwandaise qui ont sauvé des milliers de blessés et de réfugiés à Kigali et à Kabgayi. (Exemple : le cas de KAREKEZI Jean Marie Vianney, secouriste à Kigali et ancien Agent de la Banque Nationale du Rwanda emprisonné à Kigali depuis plus de 10 ans par les proches parents de l’ancien Ministre Constantin CYUBAHIRO et le cas des bénévoles du CICR (Comité International de la Croix Rouge) arrêtés par le FPR en juin 1994 alors qu’ils soignaient les 30.000 réfugiés à l’évêché de Kabgayi.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur.





CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.


Annexe :
Voici un extrait du rapport de visite de la prison de Gitarama effectuée le 21 février 1995 par Joseph MATATA, ancien Secrétaire Permanent et enquêteur de l’ARDHO, publié par le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda dans son grand dossier sur les « Les Syndicats de délateurs au Rwanda» en mai 1997 :

LE CAS DE L’ABBE JOSEPH NDAGIJIMANA, Curé de la Paroisse BYIMANA.

L’Abbé Joseph NDAGIJIMANA, Curé de la paroisse Byimana (en commune Mukingi) a été arrêté début février 1995 suite à des dénonciations abusives d’un syndicat de délateurs de Byimana manipulé par les Responsables militaires de la commune MUKINGI. A cette époque l’originalité du “dossier vide” de l’Abbé Joseph consistait en ceci:
- les dénonciateurs de l’Abbé Joseph sont 7 membres d’une même famille qui ont vécu ensemble avec lui dans les camps de rassemblement du Front Patriotique Rwandais (FPR) de RWABUSORO au Bugesera dans la commune NGENDA, préfecture Kigali-Rural. Curieusement ces délateurs ne l’ont pas dénoncé à Rwabusoro alors que beaucoup de gens, dénoncés et livrés là-bas aux soldats du FPR, ont été exécutés sans autre forme de procès.
- les ayant-droits des victimes (soit les conjoints et les enfants) n’ont pas porté plainte contre le Curé de la Paroisse. Au contraire, ils démentissent les “propos diffamatoires” de ceux qui l’accusent à tort. Ils affirment au contraire que le Curé les a cachés et sauvés la vie. Qu’il les a aidés matériellement (en les nourrissant) et spirituellement (en leur célébrant la messe).
- les fausses accusations varient selon chaque membre du syndicat de délateurs dont voici les témoignages principales:

1) BASOMIMBWA Jean (cellule Kirengeri, Secteur Nyagasozi) charge le Curé comme suit: “aidé par Sixte, ils sont allé cherché un nommé Hategekimana Mathieu, qu’ils ont conduit et tué à la fosse commune du marché”.
2) USABUWERA Marcel (cellule Kivugiza, secteur Ngoma) témoigne comme suit:
“il amenait les soldats de la Garde présidentielle qui venaient chercher les gens en les frappant à l’aide du bois de chauffe ». Usabuwera accuse l’Abbé Ndagijimana d’être responsable d’une trentaine de gens enlevés dont un nommé Nyilimpuhwe Télesphore.
3) SIBOMANA Faustin (cellule Kirengeri, secteur Nyagasozi): “Mr l’Abbé allait chercher les réfugiés à Kabgayi pour les amener à l’abattoir. Il aurait une responsabilité dans la mort des réfugiés à la paroisse Byimana”
4) NKULIKIYINKA Innocent (Kirengeri, Nyagasozi) donne ce témoignage: “Mr l’Abbé a donné de l’argent à Marara Jean (emprisonné)”.
5) UWAYISENGA Vestine (cellule Muhoro, secteur Muhororo) dit: “Mr l’Abbé recherchait plusieurs personnes à tuer dont le professeur Jean Marie, l’Abbé Célestin, l’Abbé Tharcisse Gakuba, la Soeur Benigne, le Frère Canisius et le Frère Gaspard”.
6) RURANGISA Alexandre (cellule Kigarama, secteur Muhororo): “Il recherchait les filles de l’Agronome SEMATETU, les frères Fabien, Gaspard, et Canisius, l’Abbé Célestin, le journaliste Kalinda Viateur...”
7) RUTAGENGWA Diogène l’accuse d’avoir pourchassé les personnes suivantes: Lazare agent de la Caisse Sociale du Rwanda, Rubayiza de Byimana, Gloriose et un certain Karekezi Emmanuel alias “Save”.

L’Abbé Joseph NDAGIJIMANA reconnaît avoir été autorisé à posséder à un fusil qui l’aidait à protéger la Paroisse et ses réfugiés. Il reconnaît aussi avoir porté ce fusil lors de ses déplacements pour approvisionner les réfugiés de sa paroisse.

A cette époque aussi le S/Préfet de RUHANGO, Placide KOLONI venait d’être arrêté arbitrairement et illégalement par le S/lieutenant BOSCO en date du 14 février 1995, sans avoir informé ni le Préfet de Gitarama ni le Ministre de l’Intérieur. Il était détenu dans la même prison que l’Abbé Joseph Ndagijimana et était accusé d’avoir fait tuer l’assistant médical du Centre de santé de Kigoma, Gatambiye Gabriel.

Quand l’enquêteur de l’ARDHO, Matata Joseph, est allé contacter le Procureur a.i. de Gitarama pour de plus amples renseignements, le magistrat lui dit que s’il ne tenait qu’à lui, il libérerait sur le champ les deux personnalités qui semblaient avoir été victimes des machinations de la part des “groupuscules” manipulés par les extrémistes tutsi.

Entretemps le S/Préfet de Ruhango, KOLONI Placide, a été libéré le 24/7/95 sur décision du Conseil des Ministres du 22 juillet 1995 qui faisait suite aux conclusions de la Commission Nationale de Triage. Malheureusement, des malfaiteurs “non identifiés” l’ont massacré et brûlé avec sa femme, ses deux filles et sa domestique dans sa maison de Ruhango dans la soirée du 27 juillet 1995 vers 22 heures.

24 SIMULACRE DE PROCES GACACA DE L'ABBE NDAGIJMANA

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE ET L’INJUSTICE AU RWANDA (CLIIR)
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COMMUNIQUE n° 104/2007

Du 1er septembre 2005 au 23 juillet 2007 : le simulacre de procès GACACA contre l’Abbé Joseph Ndagijimana est reporté six fois.

Pour la 6ème fois, le plus long simulacre de procès Gacaca de l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA a été reporté au lundi 23 juillet 2007. Après l’échec de neuf témoins à charge qui n’ont pas « bien menti » car ils se sont tellement contredits jusqu’au point de mettre en colère leur propre avocat qui les a engueulés parce qu’ils racontaient souvent des « oui dires » malgré l’entraînement intensif reçu. Le 5ème round de son procès devant le tribunal GACACA de Byimana date du Jeudi 24 mai 2007. Ce procès a tourné au ridicule avec certains nouveaux témoins choisis et entraînés dans « l’art de mentir » par la DMI (Directorate of Military Intelligence) qui a détourné les GACACA de leur mission initiale qui devait rétablir la vérité par des témoins présents sur les collines pendant le génocide.

La volonté de nuire à l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA n’est pas prête à prendre fin, car c’est l’Eglise catholique qui est visée à travers ce « bouc émissaire ». Le plus long procès devant le tribunal GACACA est certainement celui de ce prêtre catholique, véritable héros du génocide qui a évacué, sauvé et nourri des centaines de personnes menacées pendant le génocide rwandais. Il est emprisonné arbitrairement depuis 12 ans car il croupit dans la prison de Gitarama depuis le 14 juillet 1995. Condamné à perpétuité le 19 janvier 2001 sans aucune preuve sérieuse, il a interjeté appel devant l’ancienne Cour d’Appel. Après 13 remises d’audiences devant la Cour d’Appel de NYANZA, les magistrats ont décidé de renvoyer l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA devant les juridictions GACACA où seuls les « syndicats de délateurs », recrutés et entraînés dans « l’art de mentir » par la DMI, ont droit à la parole.

Les simulacres de procès GACACA ont été déjà reportés 6 (six) fois :
Le 1er septembre 2005 : Le 1er round de ce procès GACACA, qui a eu lieu à cette date, n’a pas été clôturé par un jugement parce que les témoignages à décharge furent de loin plus nombreux contre un seul témoin à charge qui n’a même pas su convaincre les juges présents. Le procès fut reporté au 19 janvier 2006 sous prétexte que les rescapés n’étaient pas très nombreux ce jour-là.
Le 19 janvier 2006 : le procès a été reporté parce que la député Alphonsine et les rescapés tutsi prétendant aux dédommagements n’avaient pas trouvé un avocat pour les représenter.
Les 29 juin 2006, il était prévu une descente des magistrats de la Haute Cour de la République de Nyanza sur les lieux du crime dans le secteur BYIMANA.
Le 12 octobre 2006 : le nouveau simulacre de procès fut reporté au 17 mai 2007 parce que le juge, le mieux informé sur ce procès, était malade tandis qu’un autre était absent pour des raisons qui n’ont pas été exposées ce jour-là.
Le 17 mai 2007 : faute de temps matériel pour le clôturer, le procès fut suspendu à 16h et reporté au jeudi 24 mai 2007 en commun accord avec les parties civiles.
Le 24 mai 2007 : Neuf (9) témoins choisis par la DMI ont témoigné à charge en essayant de de mentir et de déformer les événements d’une façon tellement pitoyable et contradictoire qui a mis leur avocat en colère, malgré l’encadrement et la complicité dont ils jouissent même pendant ce procès. Quatre témoins à décharge (un prêtre et trois sœurs) n’ont pas pu s’exprimer tous sous prétexte que les juges ne disposaient plus de temps pour les écouter. Une sœur et un prêtre ont pu innocenter l’accusé en expliquant comment l’Abbé Joseph les avait évacué de Ruhango vers l’évêché de Kabgayi et les approvisionnements qu’il a continué à leur apporter pendant la durée du génocide. Ce procès a été reporté au lundi 23 juillet 2007

Voici le déroulement du simulacre de procès du 24 mai 2007 :

Au total, neuf (9) témoins à charge et deux témoins à décharge ont été auditionnés par les juges du tribunal Gacaca de BYIMANA lors du procès de l’Abbé Joseph qui a eu lieu le jeudi 24 mai 2007. Une chaîne de complices se relayait régulièrement pour renseigner les témoins à décharge en attente (isolés pour la forme) sur le contenu des auditions qui venaient de se dérouler afin de les aider à appuyer ou à réadapter leur propre version des faits. Ainsi ils pouvaient s’exercer à répéter « les speeches qu’on leur avait appris ».
Les neuf témoins à charge sont : NKOMEZAHABI Michel, NYIRIMPUHWE Télesphore, KANKINDI Languida, MUNYANDAMUTSA Vivens (tous les quatre prétendent aux dédommagements). KANAMUGIRE Callixte, KAYIGAMBA Narcisse, NYIRAFURERE Krinsesiya de Kirengeri, et NYIRABAGENZI Adèle (épouse de Nkomezahabi Michel, 1er témoin à charge) et MUKANSANGA Marguerite (ancienne S/préfet et maire de la ville de Gitarama) ne réclament pas les dédommagements. Cette ancienne maire de Gitarama a été appelée « en renfort » pour remplacer probablement la députée Alphonsine chargée d’encadrer les rescapés Tutsi prétendants aux dédommagements.
Les quatre témoins à décharge sont tous religieux : un prêtre et trois sœurs catholiques.

Les principaux mensonges et contradictions ont été relevés le 24 mai 2007 :

Sur demande du procureur de Gitarama, l’anciennne Sous-préfet et maire de Gitarama, Mme MUKANSANGA Marguerite, avait refusé de comparaître dans le procès de l’abbé Joseph devant la Chambre spécialisée du Tribunal de première instance (Tribinstance) de Gitarama en 2000-2001. En réponse à une question lui posée par les juges Gacaca, elle a reconnu qu’elle est venue témoigner aujourd’hui « sur demande des rescapés ». Ce qui confirmerait l’existence des pressions exercées par certains rescapés « délateurs sollicités ou forcés » par la DMI. Cette témoin « de secours » se base sur les confidences lui faites par un ancien milicien Interahamwe, Alexandre, selon lesquelles l’Abbé Joseph lui aurait demandé de la pourchasser chez Madame Mukandinda Rosette. Cette dernière avait déjà innocenté l’Abbé Joseph et détaillé les actes héroïques de ce prêtre dans son 1er procès au Tribinstance.
NYIRABAGENZI Adèle (épouse du témoin à charge Nkomezahabi Michel) a menti en disant que sa fille a été tuée dans l’Eglise de Byimana alors que personne n’a été tué là-bas. La vérité c’est que les personnes menacées ont toutes été évacuées et accompagnées par l’Abbé Joseph jusqu’à l’évêché de Kabgayi. Elles sont toutes arrivées saines et sauves à destination dans des véhicules affrétés par l’abbé Joseph qui a continué à participer à l’approvisionnement des réfugiés de Kabgayi en nourriture et en produits de première nécessité avec la collaboration d’autres prêtres dont le père croate Curic Vjecko (économe du diocèse Kabgayi et curé de la paroisse de Kavumu assassiné par le FPR le 31 janvier 1998 devant l’économat général sis dans la procure de la paroisse Sainte Famille à Kigali).

A part les contradictions classiques relevées dans les mensonges de tel ou tel témoin à charge, la plupart des témoignages à charge avaient été balayées par de nombreux témoins à décharge jugés crédibles par le Tribinstance de Gitarama en 2000-2001. Le fusil que l’Abbé Joseph avait demandé fin mai 1994 lui a servi à protéger les réfugiés qu’il avait cachés dans sa curé ainsi qu’à dissuader les nombreux pillards qui rôdaient autour de la paroisse. C’est d’ailleurs pour dissuader les pillards qui s’attaquaient à la clôture de la cure que l’Abbé Joseph a dû probablement tirer en l’air le 2 juin 1994, le jour où le FPR a pris l’évêché de Kabgayi. Ceux qui parlent de ce fusil affirment tantôt que l’Abbé Joseph avait un fusil avec deux (2) chargeurs, tantôt avec trois (3) chargeurs. Certains disent qu’il a tiré sur la foule au marché mais qu’il n’y a pas eu de morts ou de blessés. Quant au gilet militaire qui a été retrouvé de son véhicule, le Sergent Major TURIKUMANA François (rescapé des ex-FAR) est venu témoigner à décharge dans le procès de Joseph devant le TRIBINSTANCE.

Tous les rescapés Tutsi et Hutu sauvés par Joseph NDAGIJIMANA, qui le reconnaissent comme leur héros qui les a sauvés, estiment qu’il est victime, en tant que prêtre catholique, des persécutions que le régime du président Paul KAGAME exercent depuis 13 ans contre l’Eglise catholique. Rappelons que les officiers supérieurs du Front Patriotique Rwandais ont décapité l’Eglise catholique du Rwanda en massacrant le 5 juin 1994 plusieurs religieux catholiques dont trois évêques sur ordre du Général Paul KAGAME. Le 4ème évêque catholique de Ruhengeri, Mgr Phocas NIKWIGIZE, fut enlevé et assassiné le 30 novembre 1996 par les militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise à la frontière de GISENYI lors de son retour au Rwanda pendant les massacres de plus 200.000 réfugiés hutu dans l’ex-Zaïre.

Les rescapés constatent « l’exploitation malhonnête de leur souffrance » par les Gacaca :

Les Gacaca, qui devaient servir à désengorger les prisons mouroirs rwandaises, ont surtout aggravé la surpopulation carcérale. Plusieurs bailleurs de fonds ont été trompés et continuent de financer ce nouvel « holocauste Gacaca » qui a déjà provoqué la fuite de plus de 100.000 Hutu qui se sont réfugiés dans les quatre pays voisins du Rwanda.
Des chiffres fantaisistes de nouveaux suspects sont régulièrement annoncés par les responsables du SNJG (Service National des Juridictions GACACA)
Au départ, il était question que les Gacaca jugent, dans un délai raisonnable, +/- 100.000 personnes dont la plupart croupissent dans les prisons depuis 1994, et sans dossiers.
Au cours de 2004, les Gacaca pilotes lancés dans 118 secteurs ont enregistré plus de 500.000 suspects du génocide. Les autorités officielles des Gacaca ont alors estimé, avant que les enquêtes ne soient terminées, à 761.448 le nombre de personnes suspectées d’avoir pris part au génocide . Au début de 2005, ce chiffre a été revu à la hausse. Au niveau de l’administration, un nombre de 650 personnes dont des cadres politiques et administratives et des députés, a été lancé ; les personnes ciblées ont été sommées de démissionner avant toute enquête sérieuse .
L’année suivante, l’idée s’est précisée. Domitille Mukantaganzwa, responsable des Gacaca, a sorti des chiffres effroyables : ceux qui ont confessé leur participation au génocide non encore emprisonnés s’élevaient à 152.000 ; dans l’administration il y avait 47.000 fonctionnaires à arrêter; ceux qui étaient provisoirement détenus s’élevaient à 806; les juges Gacaca, « rattrapés par les soupçons » d’avoir trempé dans le génocide, s’élèveraient à 45.000 .
Ces chiffres sont lancés avec une légèreté déconcertante. En effet, comment, à moins de deux ans, des enquêtes fouillées peuvent-elles être menées pour déterminer la culpabilité d’un aussi grand nombre de prévenus ? Le coordinateur du CLIIR et activiste des Droits humains, Joseph MATATA, a recueilli un témoignage d’un rescapé tutsi qui a parlé d’un plan diabolique mis en place depuis 2002 par le biais des Gacaca. L’intéressé a fui le Rwanda après avoir été élu de force et refusé le rôle criminel que les agents de la Directorate of Military Intelligence (DMI) allaient faire jouer à plusieurs juges du Gacaca. C’est pour avoir rejeté ce rôle criminel ou parce qu’ils n’avaient pas la confiance de la DMI que plus de 45.000 juges élus par la population ont été « disqualifiés et exclus » des juridictions Gacaca sous divers prétextes : suspects du génocide parce que Hutu ou corrompus parce que Tutsi honnête.
Selon les dernières statistiques publiées par l’Agence Hirondelle le 4 juillet 2004 , 108.732 personnes ont comparu devant les Gacaca jusqu’au 31 mai 2007 avec 100.507 condamnations et 18.930 acquittements. Il reste à juger 818.564 personnes (moins 87.063 déjà décédées), dont 98.055 personnes détenues dans les prisons rwandaises et 44.204 personnes vivant à l’étranger. Les personnes visées par la prison constituent une force vive dans bon nombre de secteurs de la vie nationale. L’économie rurale a en a particulièrement pris un sérieux coup .

CONCLUSION :
Sous couvert de fausses accusations pour crimes de génocide, l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA est persécuté pour des raisons politiques liées à la diabolisation et au démantèlement planifié de l’Eglise Catholique du Rwanda par les chefs militaires et politiques du Front Patriotique Rwandais (FPR).

L’emprisonnement arbitraire du père belge catholique Guy THEUNIS en septembre 2005, l’inscription début mai 2006 sur la liste des planificateurs du génocide du prêtre catholique français, l’abbé Gabriel MAINDRON, ainsi que la mise en accusation du père belge Bob GAUL pour « propos racistes », démontrent encore une fois la volonté des extrémistes TUTSI de persécuter l’Eglise catholique en vue de l’affaiblir avant de la récupérer.

5) RECOMMANDATIONS : Le Centre (CLIIR) recommande instamment :

- La libération immédiate et sans conditions de l’Abbé Joseph NDAGIJIMANA et la fin de toutes les persécutions dirigées contre les confessions religieuses au Rwanda.
- La poursuite en justice de tous les magistrats et délateurs impliqués dans l’emprisonnement arbitraire de l’abbé Joseph NDAGIJIMANA depuis plus de 11 ans.
- La libération d’autres héros du génocide comme les secouristes de la Croix Rouge Rwandaise qui ont sauvé des milliers de blessés et de réfugiés à Kigali et à Kabgayi.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur.



CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.






39 COLLOQUE AU SENAT 20 OCTOBRE 2007

Publié le 23/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
39 COLLOQUE AU SENAT 20 OCTOBRE 2007
COLLOQUE SUR LE GENOCIDE AU SENAT SAMEDI 20 OCTOBRE 2007


38 ROBIN PHILPOT CONTREDIT LE GENERAL DALLAIRE

Publié le 26/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
38 ROBIN PHILPOT CONTREDIT LE GENERAL DALLAIRE
ROMEO DALLAIRE A L'EPREUVE DES FAITS

Critique du film "J'ai serré la main du diable"


Le sénateur libéral Roméo Dallaire prétend que son film "J'ai serré la main du diable" est le film référence sur le drame rwandais de 1994. Or sur le plan des faits, ce film ne passe pas la rampe!

Dans cette émission, Robin Philpot, auteur de deux livres sur le drame rwandais, soumet ce film à l'épreuve des faits. Il démontre, à l'aide notamment d'extraits d'entrevues de 1994, que le Dallaire d'aujourd'hui dit le contraire de ce que lui-même disait au lendemain de son retour du Rwanda en septembre 1994."

Pour en savoir davantage, vous pouvez commander le livre "Rwanda: crimes mensonges et étouffement de la vérité, Robin PHilpot persiste et signe"

www.lesintouchables.com

Ingrid Remazeilles, éditrice adjointe, ingrid@lesintouchables.com

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40 LA MISSION CACHEE DU GENERAL DALLAIRE

Publié le 27/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
40 LA MISSION CACHEE DU GENERAL DALLAIRE
LA MISSION CACHEE DU GENERAL ROMEO DALLAIRE
(Musabyimana.be 24/10/2007)

Dans son livre qui vient sortir : « Rwanda, crimes, mensonges et étouffement de la vérité » (Les Intouchables 2007), Robin Philpot se pose la question de savoir s’il y avait une mission secrète dans la mission officielle de maintien de la paix dirigée par Roméo Dallaire en 1994 au Rwanda. Dans sa conclusion, l’auteur est affirmatif : « Il y avait une mission dans la mission. La mission publique et officielle était de maintenir la paix en appliquant les accords d’Arusha. Mais la mission non déclarée consistait à faciliter la prise du pouvoir par le Front patriotique rwandais ». Cette mission a été confiée à Dallaire par les puissances anglo-saxonnes pour des intérêts géostratégiques. Le Général Paul Kagame a été installé au pouvoir et il joue le jeu à merveille.

Pour accomplir sa mission, Dallaire adressera ces correspondances directement à son compatriote le Général Maurice Barril à l’ONU en ne respectant pas le circuit normal en usage dans cette institution internationale. Roger Booh Booh, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU au Rwanda s’en est plaint mais cela est resté un vœux pieux malgré les injonctions de Koffi Annan.

La piste canadiene des « francophones francophobes », comme les qualifie Robin Philpot, sera utilisée à volonté. En effet, il ya eu Louise Arbour au TPIR et qui a étouffé les enquêtes sur les crimes du FPR ; il y aura encore le même Maurice Barril qui devait conduire une mission humanitaire, mort-née, en faveur de millions de réfugiés hutu de l’ex-Zaïre et qui ont été plutôt bombardés à l’arme lourde ; il y aura Guy Toussignant, qui a remplacé Dallaire au Rwanda et qui a assisté impuissant aux bombardements par le FPR des camps de déplacés internes de Kibeho contenant 150.000 personnes. Il y aura enfin l’ambassadeur canadien Bernard Dussault qui avait de « très bons rapports avec le gouvernement rwandais ». Alors que le Général Guy Toussignant voulait évaluer les dégâts, son équipe médicale lui donna un rapport chiffrant les victimes à 3840. Son supérieur d’alors Shaharyar Khan, successeur de Roger Booh Booh, lui demanda de réduire le chiffre car le Président Pasteur Bizimungu avait parlé de 300 morts. Finalement il fut retenu le chiffre de 2000. Pour tirer le gouvernement de l’embarras, l’ambassadeur Dussault proposa la création d’une commission d’enquête dont le rapport « déchargea la haute direction civile et militaire de toute responsabilité ».

Retour sur image

Pour réussir sa mission "parallèle", Dallaire s’est fait entourer des hommes de confiance mis au parfum du secret à en juger par leur comportement. Ils ont alors pris faits et causes pour le FPR, une partie au conflit. Ils ont par exemple lancé des cailloux dans la porte vitrée de la résidence d’un des cadre politique du parti CDR opposé au FPR ; ils ont troué, à coups de baïonnettes, la voiture transportant des membres du Chef d’Etat major des Forces Armées Rwandaises d’alors ; ils ont arraché à quelqu’un une effigie du Président Habyarimana et l’ont piétiné rageusement ; à l’installation du Parlement de transition dans le cadre de l’Accord d’Arusha, certains d’entre eux ont voulu faire entrer des députés de la faction du Parti Libéral qui n’était pas invités aux cérémonies. Ces incidents, non exhaustifs, sont très parlants.

Le Général Dallaire a compromis sa mission officielle. Son supérieur hiérarchique, Jacques Roger Booh Booh, l’a accusé de manque de neutralité et de rouler pour le FPR. Dans une interview accordée à la journaliste belge Colette Braeckman et parue dans le journal « Le Soir » du 15 avril 2004, Roger Booh dit noir sur blanc :Dallaire « était partial : plusieurs fois, on a noté que des militaires du FPR travaillaient avec Dallaire, dans la salle d'état-major de la Minuar, à l'hôtel Méridien. Là, il y avait des cartes montrant les positions des forces d'Habyarimana sur le terrain... A la Minuar tout le monde savait cela. Quand les hostilités ont commencé, notre quartier général était plutôt dans la zone du FPR et ce dernier venait se renseigner pour savoir où se trouvaient les poches de résistance. (...) ».

Dans son livre : «Shake hands with the devil» (2004), Dallaire y affirme lui-même qu’il était en intelligence avec le FPR : « I also ensured that the existence of these officers was passed on to Kagame so that RPF would realize there were moderates they could potentially work with inside the present security forces». Dans la version française du livre sous le titre : « J’ai serré la main du diable » (2004), ce texte a été enlevé.

Un témoin capital : le capitaine Amadou Deme

Arrivé au Rwanda en juillet 1993, dans le cadre du GOMN (Groupe d’observateurs militaires Neutres), ce capitaine de l’armée sénégalaise, spécialiste des technologies de l’information des armées, a été affecté aux renseignements de la MINUAR sous la direction du Capitaine belge Frank Claeys. « Il a été les yeux et les oreilles des troupes de l’ONU au Rwanda ». Il a été ensuite enquêteur du TPIR à Kigali jusqu’en 1997 puis agent du HCR à l’Est de la RDC et à Kinshasa entre 1997 et 1998. De 2000 à 2003, il a travaillé pour le HCR au Congo.


Il a fait partie des enquêteurs du « National Team du Tribunal » qui devait enquêter « de façon officielle sur l’attentat ». Son Chef était Michael Hourigan et le Commandant des enquêtes était Jim Lyons, ex-agent du FBI. Leur piste conduisait sur Kagame et ses hommes comme les auteurs de l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana. Louise Arbor, alors Procureur du TPIR, a ordonné de mettre fin à ces enquêtes dès la réception du premier rapport


Robin Philpot a réussi à faire parler Amadou Deme de sa résidence aux Etats-Unis d’Amérique. Dans son interview, Amadou Deme précise que dans son travail de recherche des renseignements, il rendait compte au Commandement de la MINUR pour lui peremettre de prendre des décisions. Ce Commandement avait à sa tête le Général Dallaire. Or, que dit Amadou Deme : que depuis l’installation du bataillon du FPR à Kigali, celui-ci n’a pas respecté les procédures établies de consignations d’armes ; qu'il avait préparé la reprise de la guerre en introduisant des armes dans Kigali en provenance de Mulindi dont des pièces d’artillerie de type Katioucha, des lanceurs de roquettes multiples et des mortiers de gros calibre qu’il a commencés à utiliser après la chute de l’avion du Président Habyarimana, ce qui lui a permis de prendre Kigali ; que l’armée du FPR ne pouvait pas être distinguée de l’armée ougandaise ; que personne de la MINUAR ne pouvait se déplacer librement dans la zone du FPR ; que lui et d’autres observateurs de l’ONU sur place, personnei n’a jamais douté un seul instant que c’était le FPR qui était responsable de l’attentat ; qu’il n’y a jamais eu de preuves de planification étatique du génocide, que s’il y a eu une quelconque conspiration ou une planification, c’est du côté du FPR qu’il faut aller chercher, etc.


Voilà ce que savait le Général Dallaire via son officier de renseignements. Au lieu de prendre des mesures conséquentes pour assurer le maintien de la paix, Dallaire a privilégié sa mission secrète. Celle-ci a réussi au prix d’une tragédie dont les conséquences pèseront encore pour longtemps sur la société rwandaise entière.

©Gaspard Musabyimana, le 22/10/2007

999 LES SYNDICATS DE DELATEURS

Publié le 28/10/2007 à 12:00 par perewenceslas
999 LES SYNDICATS DE DELATEURS

RWANDA. LES "SYNDICATS DE DELATEURS" VU PAR FILIP REYNTJENS
TPIR/BUTARE - FILIP REYNTJENS EVOQUE LES « SYNDICATS DE DELATEURS » AU RWANDA

Arusha, 25 septembre 2007 (FH) - Filip Reyntjens, historien belge appelé comme témoin-expert de la défense devant le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a évoqué les « syndicats de délateurs » qui sévissent au Rwanda et au TPIR.

Il a notamment cité un rapport du département d’Etat américain sur les tribunaux semi traditionnels gacaca affirmant qu’en 2006 « il y avait des préoccupations constantes parmi les observateurs et les analystes concernant un grand nombre de personnes qui ont fait un faux témoignage, malgré l’existence de dispositions réprimant cette pratique. »

Le spécialiste a rappelé que ces faux témoins étaient un « phénomène ancien très connu (…) que tout le monde reconnaît et qui inquiète beaucoup les gens y compris, je crois, les pouvoirs publics ». « Au Rwanda il y a des faux témoignages à charge et à décharge » a-t-il ajouté, citant un autre témoin-expert, le sociologue francais André Guichaoua.

« Les témoins, a-t-il ajouté, savent très bien ce que l’on attend d’eux, ils ne croient pas dans l’anonymat, lorsque des procureurs ou des enquêteurs les entendent, c’est en présence de traducteurs rwandais ». « En Belgique c’est en présence d’officiers de police judiciaires rwandais que les commissions rogatoires se font», a témoigné Reyntjens.

« Je sais que des témoins sont préparés avant de venir témoigner ici » a-t-il dit. « Il est extrêmement difficile dans ces circonstances là de dire quelque chose dont on sait que le pouvoir rwandais ne veut pas que ce soit dit » a ajouté l’historien. « Et je veux insister sur le fait qu’il s’agit d’un pouvoir totalitaire qui exerce un contrôle total sur la population et sur le territoire au Rwanda », a affirmé Reyntjens.

Le politologue belge, un des meilleurs spécialistes occidentaux du Rwanda, a été appelé à la rescousse par la défense de l'ex-maire de Ngoma, dans l'ancienne préfecture de Butare, Joseph Kanyabashi, en procès avec cinq autres accusés.

PB/GF
© Agence Hirondelle

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